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Mobilité bancaire : quels effets pour la loi Macron ?

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L’entrée en vigueur de la mesure en faveur de la mobilité bancaire en février dernier était censée booster la concurrence. Bien que les petits acteurs revendiquent des mouvements positifs, les effets de la loi Macron semblent relever plus de l’incantation que de la réalité.

Les transferts de compte bancaire : aucun chamboulement en vue

La couverture médiatique de la mesure Macron portant sur la mobilité bancaire avait fait grand bruit en ce début d’année 2017. Le 6 février devait être le point de départ d’un changement majeur puisque les Français voyaient les formalités pour changer de banque se simplifier. Or, les lignes restent figées si on en croit les dires de Bernardo Sanchez Incera, directeur général délégué de la Société Générale, pour qui la loi « était bienvenue mais, dans la pratique, elle n’a eu que peu d’effets : quelques milliers de comptes ont été déplacés mais il n’y a pas eu de tsunami ni chez nous ni chez nos concurrents ». Ainsi, la Société Générale – et ses réseaux Boursorama et Crédit Mutuel – comptabilise 248 000 nouveaux clients particuliers au cours du deuxième trimestre, soit un score équivalent à ce que l’établissement a enregistré l’année dernière sur la même période.

A titre informatif, Boursorama avait indiqué 16 000 demandes la première quinzaine suivant l’entrée en vigueur de la mesure. Mais le leader de la banque en ligne en France demeure désormais muet sur ces données, s’alignant sur ses concurrents mutiques sur le sujet. Pourtant, les banques en ligne ont appuyé la mobilité bancaire, en faisant un argument de taille pour conquérir de nouvelles parts de marché, dans un secteur bancaire particulièrement atone en la matière. L’Agefi (agence économique et financière) a bien cherché d’en savoir plus mais seule Axa Banque a bien voulu communiquer l’ensemble de ses chiffres. Sur les cinq premiers mois, Axa Banque a totalisé 16 000 clients supplémentaires, ce qui correspond à une hausse de 8 % par rapport à 2016. L’établissement a fait face à 1 300 mandats de mobilité sortants, pour 4 000 mandats entrants. Benoît Grisoni, directeur adjoint de Boursorama, résume : « il n’y a pas de disparités par rapport aux parts de marché moyennes: les grands réseaux sont attaqués. […] Mais les chiffres ne semblent pas encore significatifs. ».

Le changement de banque encore en rodage

Les banques en ligne n’ont pourtant pas ménagé leur peine en offrant à leurs nouveaux clients des réductions spécifiques à l’instar d’Axa Banque et de Fortuneo. D’autres ont opté pour une communication publicitaire sans modifier leurs offres à l’image d’ING Direct ou de La Banque Postale. Mais le slogan d’ING Direct « Changer de banque n’a jamais été aussi facile », seriné sur tous les canaux possibles, a semble-t-il trouvé peu d’écho auprès du grand public. Le Crédit Mutuel Arkéa évoque malgré tout une dédramatisation dans le fait de changer de banque chez la clientèle. La direction commerciale précise enregistrer plus « de mandats signés en agence (…) Lorsqu’un nouveau client souscrit un crédit, lorsqu’un couple a un compte joint dans un autre établissement, nous leur proposons la mobilité. Le mécanisme dédramatise le changement de banque. ».

Quand on creuse un peu le sujet, certains n’hésitent pas à dire que l’instauration de la mobilité bancaire automatique connaît des ratés. Outre le défi technique réel, des difficultés sont apparues avec des cas de figure non anticipés par la loi et des blocages du système. C’est surtout le cas lorsque les clients ont souscrit une obligation de domiciliation de leurs revenus en même temps que leur crédit immobilier. Pour pallier à ce frein, Boursorama a par exemple créé la mobilité à la carte. Seuls certains prélèvements et virements automatiques changent de domiciliation, ce qui a convaincu un tiers des clients sollicitant un mandat de mobilité. Du côté de chez Crédit Mutuel Arkéa, la mobilité partielle séduit à hauteur de 20 %, sa mobilité entrante ayant par ailleurs doublé lors des cinq premiers mois de l’année, comparativement à l’année dernière. Autre écueil : la réticence des banques quittées à transmettre les données correctement aux banques accueillantes. Cela entraine des blocages, souvent incompréhensibles pour le client contraint à réitérer sa demande ou à l’abandonner.

Pourtant, tout porte à croire que la mobilité bancaire devrait s’enclencher : un Français sur cinq susceptible de changer de banque sur les douze prochains mois, un taux de multibancarisation de 20 %, un besoin de transparence et de flexibilité, l’arrivée de nouveaux acteurs. Malgré ces paramètres, les banques en ligne, principales concernées, n’ont pas encore trouvé la solution pour faire bouger les lignes de clients paralysés par l’inertie et par le poids des habitudes.

Article rédigé par Olivier B.
Rédacteur web pour www.banques-en-ligne.fr

 

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Conflit ouvert entre le Crédit Mutuel Massif central et Arkéa

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La fédération du Crédit Mutuel du Massif central veut quitter le groupe Crédit Mutuel Arkéa mais la transition s’annonce des plus compliquées. Le conflit tourne au vinaigre depuis ce mardi

Au siège du Crédit Mutuel du Massif central, rue Blatin, à Clermont-Ferrand, une quarantaine d’employés ont été priés de rentrer chez eux, ce mardi matin, alors qu’une quinzaine de cadres du Crédit Mutuel Arkéa avaient investi les locaux dont ils sont propriétaires.

Cette décision, mal vécue par les salariés très inquiets pour leur avenir, est le point d’orgue d’un conflit ouvert qui oppose la fédération locale du Crédit Mutuel au groupe Arkéa, dont elle dépend depuis 2002. Chacune des deux parties parlant de « putsch inacceptable » à l’endroit des agissements de l’autre.

A l’origine de la discorde, la décision du nouveau président Frédéric Ranchon, dès son premier conseil d’administration, le 27 juin, de rejoindre, comme annoncé durant sa campagne, le groupe concurrent, Crédit Mutuel-CM11.

Mise à pied

Une décision doublée de la mise à pied du directeur général pour le Massif central, Morgan Marzin, cadre d’Arkéa, remplacé par un délégué général, Jean-Pierre Babel, qui constitue le noeud du désaccord puisqu’il est toujours directeur régional d’une autre fédération, le Centre, attachée à CM11.

« Il n’est pas concevable que des cadres d’une banque concurrente soient présents dans nos locaux et que nos salariés soient écartelés entre les deux. J’ai procédé ainsi pour que les activités de pilotage essentielles soient mises sous le contrôle effectif du Crédit Mutuel Arkéa », indique Dominique Andro, directeur délégué, venu du siège de Brest pour diriger l’opération.

Une manoeuvre qualifiée d’« agression » par Frédéric Ranchon, qui estime que la « petite » fédération du Massif central, qui représente 241 salariés sur un groupe de 9.000, est « prise en otage » dans une « guerre qui oppose la confédération et Arkéa ». « Ils ont cherché le chaos avec ces agissements d’un autre temps. Nous, nous sommes restés polis, ajoute le président de la fédération locale. Je demande à la confédération d’intervenir rapidement pour que notre décision démocratique soit respectée ».

« Prêts à discuter de la transition »

Directement en cause, Jean-Pierre Babel assure n’être là que « pour assurer la transition technique » vers le Crédit Mutuel-CM11. « Arkéa va continuer à exercer son métier et je suis prêt à rencontrer ses responsables pour organiser la transition ».

« M. Babel peut travailler à la transition et nous sommes prêts à discuter de ce sujet avec lui s’il est légitime, rétorque Dominique Andro pour Arkéa. Mais dans l’intervalle, il n’a aucun pouvoir, aucun droit et aucune directive à donner à nos salariés ».

Ceux du siège, renvoyés chez eux en vertu d’un « droit de retrait », selon Dominique Andro, reviendront « quand le dialogue pourra avoir lieu ». Et Arkéa annonce la nomination prochaine d’un cadre dirigeant pour chapeauter les 241 salariés du Crédit Mutuel Massif central.

En attendant, ce dialogue de sourds semble parti pour durer. Seul point d’accord des deux parties : elles assurent que cette situation est neutre pour les quelque 120.000 sociétaires, dont les actifs « ne courent aucun risque ».

Patrice Campo

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Crise au Crédit Mutuel Massif Central?: Arkéa riposte

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Le groupe Crédit Mutuel Arkéa ne reconnaît pas de légitimité au nouveau délégué général du CMMC.

La réaction n’a pas tardé. A l’issue d’un conseil d’administration, vendredi, la direction du groupe a repris la main, face à la crise en cour au Crédit Mutuel Massif Central (CMMC). Ce dernier vient d’élire un nouveau président, renvoyé le directeur général, nommé dans la foulée un nouveau « délégué général » et annoncé sa volonté de quitter Arkéa pour intégrer la puissante confédération CM11-CIC au 1er janvier 2019 [Arkéa et CM11-CIC co-habitent au sein du groupe Crédit Mutuel, NDLR].

« Nous assistons à un coup de force, un putsch organisé de longue date par le CM11-CIC pour annexer le CMMC et déstabiliser le Crédit Mutuel Arkéa. Nous ne sommes pas dupes de cette nouvelle manoeuvre », tonne Jean-Pierre Denis, le président du Crédit Mutuel Arkéa dans un entretien aux « Echos ».

« Nous ne contestons ni l’élection du président, ni la volonté de quitter Arkéa. Mais cette sortie ne peut se concevoir que de façon ordonnée. Or, le CMMC en violation de nos statuts n’a pas nommé de nouveau directeur général, mais un « délégué général » qui n’a pas de mandat de notre part. Nous ne lui reconnaissons aucune légitimité. Soyons clairs : c’est le Crédit Mutuel Arkéa et ses dirigeants effectifs qui ont la responsabilité de piloter et d’encadrer l’activité bancaire des Caisses locales du CMMC qui partagent un même agrément bancaire collectif avec le Crédit Mutuel Arkéa et l’ensermble des Caisses locales du groupe », précise le dirigeant.

Missions de contrôle

En effet, en attendant un éventuel départ du CMMC en 2019, « cette fédération reste une composante à part entière du groupe. Son autorisation d’exercer dépend d’un agrément bancaire collectif détenu par Arkéa, et dont bénéficient toutes les caisses locales affiliées. Au titre de cet agrément, le contrôle de la banque, et de sa conformité engage la responsabilité des dirigeants du Crédit Mutuel Arkéa et ce de manière exclusive ».

Conséquence directe de cette analyse, depuis samedi matin – et dans le cadre du mandat voté par son conseil d’administration – Arkéa a soumis à autorisation du siège toutes les décisions des caisses auvergnates, depuis l’octroi d’un prêt jusqu’à une autorisation de découvert.

« Cette décision vise à sécuriser l’activité bancaire tout en assurant la continuité d’activité », souligne Jean-Pierre Denis. Or, depuis l’annonce du projet, Arkéa estime ne plus pouvoir exercer ses missions de contrôle de cette petite fédération regroupant trente caisses locales. « A titre d’exemple, les personnes chargées du contrôle n’ont plus accès physiquement à l’immeuble dont le système de sécurité a été modifié. Et nous suspectons la mise en place d’un système informatique parallèle », dénonce Jean-Pierre Denis.

Départ « unilatéral »

Par ailleurs, Arkéa juge que si une sortie est envisageable, elle doit se passer de façon ordonnée. il est donc impossible que CMMC s’en aille de façon « unilatérale ». Notamment « Les caisses locales du Massif Central partagent avec les autres caisses locales ainsi qu’avec Arkéa un même agrément collectif. Pour pouvoir sortir, il faudrait que nous demandions un nouvel agrément collectif en sortant les caisses du Massif Central. Pour cela, nous devons être a minima consultés », reprend Jean-Pierre Denis.

Plus globalement, cette crise intervient alors que depuis trois ans, Arkéa cherche à quitter le groupe Crédit Mutuel. « Nous ne voyons pas pourquoi un droit d’auto-détermination serait accordé au Massif Central, alors que ce même droit ne nous serait pas reconnu », détaille Jean-Pierre Denis, pour qui la résolution de cette crise auvergnate « ne doit pas être distincte d’une discussion globale au sein du Crédit Mutuel ».

@EdouardLederer

En savoir plus sur https://www.lesechos.fr/finance-marches/banque-assurances

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Crise au Crédit Mutuel. Arkéa prépare la riposte

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Le Crédit Mutuel du Massif Central, une des trois fédérations du CM Arkéa, ne rejoindra pas le CM11-CIC, le concurrent de l’Est, sans l’accord du groupe breton. C’est la réponse de Jean-Pierre Denis, président du Crédit Mutuel Arkéa qui réagit vivement à ce qu’il a appelle un « putsch ».

Que vous inspire cette volonté du Crédit Mutuel du Massif Central de quitter le Crédit Mutuel Arkéa ?
Nous n’avions pas imaginé que cette fédération opère un changement de ligne aussi soudain que radical sans l’annoncer avant et sans l’expliquer après. Nous sommes d’autant plus surpris que nous avions établi avec les dirigeants du Crédit Mutuel du Massif Central une relation ancienne basée sur la confiance et la transparence. Les décisions importantes que nous avons prises sur le dossier confédéral ont été prises ensemble. Je ne leur conteste pas la liberté de changer d’opinion mais nous aurions apprécié un peu plus d’élégance et de reconnaissance. Le CM Arkéa a toujours soutenu le développement du CMMC à travers les mécanismes de péréquation et de solidarité financière. Ils ont révoqué le directeur général sur place dans des conditions inutilement agressives et vexatoires. Et ils ont remplacé ce dirigeant par le directeur général d’une des fédérations du CM11-CIC. Celui-ci a reçu une feuille de route très claire qui est d’organiser la bascule vers le groupe CM11-CIC au 1<md+>e<md+>r janvier 2019. L’objectif de ce coup de force était donc bien de mettre la main sur l’une des fédérations du CM Arkea.

Quelle va être votre riposte ?
Nous sommes dans une situation à la fois inédite et insolite. Mais le métier bancaire s’exerce dans un cadre légal et réglementaire très précis. Comment peut-on imaginer qu’une personne qui n’a pas été désignée par le CM Arkéa puisse engager dans des décisions très concrètes un groupe dont il ne fait pas partie et en dehors de toute forme de mandat. Par ailleurs, ni le code monétaire ni les statuts du CM Arkéa ne permettent à une fédération de quitter notre groupe de sa propre initiative. Pourquoi alors ne pas reconnaître un droit équivalent au CM Arkéa qui aimerait aussi pouvoir dire qu’il quitte la confédération nationale. Nous avons une responsabilité réglementaire à l’égard de l’activité bancaire du Crédit Mutuel du Massif Central. Nous allons mettre en sécurité cette fédération qui continuera de faire partie intégrante du CM Arkea. Le Massif Central, ce n’est pas le Far West.

L’Autorité de la concurrence vient de conclure que le groupe Crédit Mutuel constitue une entreprise unique au regard du droit de la concurrence. Comment réagissez-vous à cet avis qui vous est défavorable ?
Cette autorité a toujours dit que le CM Arkea et le CM11-CIC étaient deux entreprises concurrentes. Pourquoi cette autorité indépendante a-t-elle modifié sa position alors que ni le droit ni la réalité économique n’ont changé ? Cette décision suscite chez nous un profond malaise.

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Le Crédit Mutuel est un « groupe unique » pour l’Autorité de la concurrence

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Nouveau rebondissement dans le feuilleton opposant le Crédit Mutuel Arkéa au CM11-CIC : l’Autorité de la concurrence a pris une décision rompant avec ses positions récentes en qualifiant le groupe Crédit Mutuel d’« entreprise unique au regard du droit de la concurrence ».

Semaine compliquée pour le Crédit Mutuel Arkéa. Peu après la décision du Crédit Mutuel Massif Central de quitter Arkéa pour le CM11-CIC, l’Autorité de la concurrence a pris une décision remettant en cause l’idée de concurrence entre ces deux entités au sein de la Confédération nationale du Crédit Mutuel (CNCM). « Le groupe Crédit Mutuel constitue une entreprise unique au regard du droit de la concurrence », écrit l’Autorité dans une décision que le journal Les Echos a pu consulter.

Cette décision, datée du 27 juin 2017, fait suite à une opération d’acquisition du groupe de télécoms Capecom par le CM11-CIC. Elle n’a pour l’heure pas été diffusée publiquement par cette autorité, qui doit la publier « prochainement ». Selon le quotidien, l’Autorité de la concurrence étaye l’idée d’« entreprise unique » par le fait que la CNCM établit des « comptes consolidés et que les agences de notation notaient le groupe Crédit Mutuel dans son ensemble ».

Une décision qui « pose question » pour le Crédit Mutuel Arkéa

Cette décision de l’Autorité de concurrence met à mal l’argumentaire du Crédit Mutuel Arkéa, qui se présente comme un groupe concurrent du CM11-CIC. Le CM Arkéa, qui regroupe à ce jour trois fédérations du Crédit Mutuel (Bretagne, Sud-Ouest et Massif Central) possède de nombreuses filiales, comme la banque en ligne Fortuneo ou l’assureur Suravenir. Le CM Arkéa se base ainsi sur plusieurs documents émanant de l’Autorité de la concurrence pour appuyer son fonctionnement autonome. Dont le mémoire en défense produit par cette Autorité le 3 janvier 2017, où elle rejetait une requête de la CNCM, donnant ainsi raison à Arkéa sur cette même question du rapport de concurrence.

Toujours selon le quotidien économique, le revirement soudain de l’Autorité de la concurrence s’expliquerait par l’évolution de la gouvernance de la CNCM, les nouveaux statuts ayant été votés par l’assemblée générale de la confédération en mars 2016. Mais la communication du Crédit Mutuel Arkéa souligne que l’Autorité de la concurrence a depuis produit des documents la confortant dans sa position, dont le mémoire en défense de janvier dernier. « On peut donc se poser la question des conditions dans lesquelles interviennent ce changement de jurisprudence constante », réagit donc le Crédit Mutuel Arkéa. « D’autant qu’aucun élément nouveau de fait ou de droit n’est intervenu depuis. » Le feuilleton continue.

En savoir plus sur http://www.cbanque.com

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RÉSULTATS DE L’ENQUÊTE SUR L’IMPACT DES OUTILS NUMÉRIQUES SUR LES SALARIÉS.

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Jeudi 11 mai 2017

Découvrez les résultats de l’enquête Secafi/Université de Toulouse sur l’impact de l’utilisation des outils numériques sur les conditions de travail 

Près de 2 000 salariés ont répondu l’été dernier pour exprimer leur ressenti face au développement des technologies digitales dans leur entreprise et face à l’impact (positif et négatif) sur leurs conditions de travail, notamment sur la charge mentale.

L’infographie, ci-dessous, dresse ainsi l’état des lieux de leurs réponses. Elle a été présentée lors de la Journée d’étude sur le thème de la transformation numérique du travail et de ses effets sur la Qualité de vie au travail, organisée par Secafi et l’Ires, à Marseille, le 11 mai 2017, au cours de laquelle ont dialogué des acteurs concernés par ces problématiques et défis, au premier rang desquels les membres désignés des CHSCT, les représentants du personnel, les élus au comité d’établissement, des experts ou encore des DRH. La journée du 11 mai était déclinée en deux temps : Comprendre ce que recouvrent les transformations numériques et comment elles impactent les conditions de travail et la QVT ; Savoir comment agir et prévenir les effets sur la santé au travail.

Pour en savoir plus, contactez contact@secafi.com

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Le conflit s’envenime au Crédit mutuel

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C’est un changement d’alliance digne de la fiction Game of Thrones qui secoue à nouveau le groupe Crédit mutuel. Dans la guerre fratricide qui oppose les fédérations du Crédit mutuel Arkéa (Bretagne, Sud-Ouest et Massif central) à celles du Crédit mutuel CM11, agrégées autour de la puissante fédération de Strasbourg, un des protagonistes vient de changer de camp. La petite fédération du Crédit mutuel du Massif central a en effet décidé de basculer du côté de CM11-CIC. La « convergence » devrait être opérationnelle au 1er janvier 2019, dix-huit mois étant nécessaires pour dénouer les liens très serrés tissés avec Arkéa, qu’il s’agisse des produits fabriqués par ses filiales ou de l’informatique.

Le Crédit mutuel du Massif central ne compte guère qu’une trentaine de caisses locales sur les 334 regroupées au sein d’Arkéa, et ne pesait que 3 % de ses fonds propres, mais ce mouvement constitue un camouflet pour le Breton Jean-Pierre Denis, le président d’Arkéa, parti en croisade pour divorcer du reste du Crédit mutuel. Estimant qu’Arkéa et CM11 sont à la fois « autonomes » et « concurrents sur l’ensemble de leurs métiers », l’ex-secrétaire général adjoint de l’Elysée de Jacques Chirac a mené, depuis bientôt trois ans, ce combat jusque devant les tribunaux, le Conseil d’Etat ou encore l’Autorité de la concurrence. En vain, jusqu’à présent.

A contrario, le ralliement du Massif central est une victoire pour Nicolas Théry, le président de la fédération Centre Est Europe, à Strasbourg, et de la Confédération nationale du Crédit mutuel, ardent défenseur de l’unité du groupe.

Batailles picrocholines

Les deux hommes se connaissent bien – Jean-Pierre Denis et Nicolas Théry sont tous deux énarques et issus de l’inspection des finances –, mais ils ne s’adressent aujourd’hui plus la parole. Le dernier épisode des batailles picrocholines qui déchirent le groupe ne va rien arranger.

Jeudi 22 juin, c’est en effet Frédéric Ranchon qui a été élu, par les caisses locales, président de la fédération du Crédit mutuel Massif central, avec un projet de normalisation des relations avec la Confédération du Crédit mutuel, contre le candidat poussé par Arkéa. « La campagne contre lui a été très musclée, il a donc estimé qu’il ne pouvait plus travailler avec le directeur général qui était en place, Morgan Marzin, dont il a demandé la démission. Comme il ne l’a pas obtenue, il a convoqué, mardi 27 juin, un conseil d’administration pour le révoquer, nommer au poste de délégué général Jean-Pierre Babel, et annoncer le projet de bascule au sein du CM11-CIC », raconte un de ses collaborateurs.

Jean-Pierre Babel, âgé de 66 ans, connaît bien la fédération du Massif central pour l’avoir déjà dirigée, de 1992 à 1999, avant de rejoindre la confédération puis la fédération d’Orléans. « Je savais qu’il y existait une forme de détresse. J’ai voulu contribuer à la construction de l’unité du Crédit mutuel, indique-t-il au Monde pour justifier son choix. Et j’arrive avec deux engagements : il n’y aura pas de plan social et nous donnerons aux caisses locales les moyens de se développer. »

La direction d’Arkéa dénonce de son côté des « actes d’une violence inouïe, dont chacun s’accordera à dire qu’ils sont peu compatibles avec les valeurs du mutualisme », dans un courrier interne envoyé aux salariés d’Arkéa, et que Le Monde s’est procuré. Ses dirigeants y ajoutent qu’ils mettent « actuellement tout en œuvre pour préparer les actions que cet acte agressif exige de notre part ». Le sujet sera à l’ordre du jour du prochain conseil d’administration d’Arkéa le 30 juin. Jean-Pierre Denis devra également trouver la martingale pour empêcher des caisses locales de Bretagne et du Sud-Ouest de faire défection.

Par Véronique Chocron
En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/economie

 

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SÉISME AU SEIN DU CRÉDIT MUTUEL ARKÉA !

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Le conseil d’administration du Crédit Mutuel Massif Central, avec à sa tête Frédéric Ranchon son tout nouveau Président, a décidé de quitter Arkea et de s’allier avec groupe rival : le groupe bancaire CM11-CIC. Le conseil d’administration a également décidé la révocation de Morgan Marzin, directeur général du CMMC.

Les collaborateurs d’Arkéa ont appris la nouvelle dans un email signé de Jean-Pierre Denis, président du Crédit Mutuel Arkéa : Frédéric Ranchon, nouveau président du Crédit Mutuel Massif Central (CMMC) et le conseil d’administration de la banque ont décidé l’intégration de sa fédération au sein du CM11-CIC, au 1er janvier 2019.

Le CM11-CIC est l’opposant d’Arkéa et il s’agit certainement d’un coup très dur pour le groupe basé à Brest dans le conflit fratricide qui l’oppose au CM11.

Basé à Strasbourg le groupe CM11-CIC est un groupe bancaire dominant au sein du groupe Crédit mutuel composé de la banque fédérative du Crédit mutuel (BFCM), de toutes ses filiales et de l’ensemble des caisses qui la composent notamment le Crédit mutuel Centre Est Europe.

Dans un communiqué, le Crédit Mutuel Massif Central (CMMC) annonce également la révocation de Morgan Marzin, directeur général du CMMC et la nomination de Jean-Pierre Babel, au poste de Délégué général du CMCC avec pour mission « Mener à bien la convergence vers le groupe CM11-CIC au 1er janvier 2019 ».
Jean-Pierre Babel est l’actuel Directeur général au sein de la Caisse Régionale de Crédit Mutuel du Centre.

A ce jour, le CMMC faisant partie des trois fédérations du Crédit Mutuel Arkéa aux côtés du Crédit Mutuel de Bretagne et le Crédit Mutuel du Sud-Ouest.

Frédéric Ranchon déclare  « Cette décision des conseils a été prise dans le but de préserver les intérêts de nos sociétaires, collaborateurs et d’ouvrir une nouvelle phase de développement pour notre fédération. (…) Je sens que, dans ce cadre, le respect de l’emploi sur nos territoires et le développement de nos caisses locales seront mieux assurés. »

 

Par Frédéric Coureau | Le 29/06/2017 le journal de L’éco.fr