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Les banques peinent à instaurer des frais de tenue de compte

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Après Société Générale, LCL reporte d’un trimestre la facturation des comptes courants. Entre souplesse commerciale et exonérations, une majorité de clients échappe à la tarification.

La décision des grandes banques commerciales de facturer en 2016 la tenue du compte courant n’est pas passée comme une lettre à la poste. BNP Paribas, Société Générale et LCL multiplient en effet les exonérations ou s’y reprennent à deux fois pour tarifer ce service, qui consiste pour les banques à mettre le compte courant à jour au fil des opérations.

Faux départ

LCL, qui devait instaurer une facturation trimestrielle de 6 euros à compter du 1er avril (avec prélèvement des frais à fin juin), vient ainsi de décider le report au 1er juillet l’entrée en vigueur de cette mesure, avec un premier prélèvement à fin septembre. Il s’agit selon la banque d’ « apporter des aménagements techniques » à cette tarification, qui prévoyait déjà une réduction de 25 % pour les clients dont le salaire est domicilié chez elle et une ristourne additionnelle de 25 % pour ceux qui opteraient pour le relevé de compte dématérialisé. L’ex-Crédit Lyonnais voudrait « adapter » davantage le prix de ce service « pour privilégier les meilleurs clients ». Et ce alors que le nouveau patron de LCL, Michel Mathieu, en poste depuis le mois d’avril, a fait savoir aux organisations syndicales que, « à titre personnel », il n’était pas favorable à l’instauration de frais de tenue de compte.

La Société Générale a également connu un faux départ. Elle devait initialement facturer les comptes courants à compter du 1er janvier 2016, avant de reporter de six mois cette mesure impopulaire auprès de ses clients. Mais, comme les abonnés à un package, les moins de 25 ans ou les adhérents à l’offre « haute fidélité » seront exonérés, ceux qui paieront finalement pour leur compte courant seront minoritaires. « Près des deux tiers de nos clients ne seront pas facturés », a précisé aux « Echos » un responsable de Société Générale. Chez BNP Paribas, plus d’un client sur deux ne paye pas de frais de tenue de compte, parce qu’ils ont souscrit un package et basculé vers le relevé de compte en ligne. Et parmi ceux qui sont facturés, la moitié bénéficie de réductions. « Nous restons une entreprise commerciale », renchérit un concurrent, confirmant ainsi l’existence d’une marge de négociation entre le client et son conseiller.

Obtenir des rabais

Si nombre de clients protestent ou tentent d’obtenir des rabais, d’autres font le choix de quitter leur établissement pour rejoindre une banque en ligne qui ne facture ni la tenue de compte, ni la carte bancaire. Chez Boursorama – qui vise 975.000 clients à fin 2016 -, on reconnaît avoir « connu une accélération en matière de conquête en début d’année, grâce au bruit fait autour des frais de tenue de compte ». Au point de ne pas avoir pu tenir systématiquement les délais d’ouverture de compte au cours du premier trimestre.

Véronique Chocron avec S. W., Les Echos

 

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Moins loin, moins vite, comment veut-on vivre dans le futur ?

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Dans une étude publiée lundi, 78 % des personnes interrogées dans six pays au mode de vie «?occidental?» aspirent à ralentir leur rythme de vie et à travailler moins.

Le monde aspire à la rapidité voire à l’instantanéité. C’est à peu de choses près la croyance habituelle quand on évalue les mutations de notre mode de vie. Mais ça c’est pour le monde. Car il semble que les personnes qui vivent dans ce dernier, elles, en ont plus qu’assez du « tout de suite » et du dynamisme à outrance.

Une étude internationale consacrée aux modes de vie futurs et aux aspirations liées à la mobilité tente de le démontrer : 78% de personnes interrogées dans six pays au mode de vie « occidental » aspirent à ralentir leur rythme de vie et 51% à moins travailler.

Globalement, toutes souhaitent une rupture dans leurs modes de vie et plus de proximité, selon l’étude publiée lundi et réalisée en ligne par l’observatoire Société et Consommation (ObSoCo) pour l’institut de recherche et d’échanges sur la mobilité de la SNCF, fin 2015, auprès de 12.074 personnes dans six pays (2.000 par pays): France, Espagne, Allemagne, Etats-Unis, Japon, et Turquie.

74% d’entre elles estiment ainsi que le rythme de vie dans la société actuelle est trop rapide (80% en France, Allemagne, Espagne, USA), 78% souhaitent personnellement ralentir (82% en France), et 50% indiquent manquer de temps pour faire ce qu’ils veulent ou doivent faire (60% en France). 90% souhaitent pouvoir accorder plus de temps à leurs proches, 89% à eux-mêmes.

 

Déplacements plus efficaces et confortables

Parallèlement, 44% (42% en France) des participants associent la mobilité idéale à une plus grande proximité, en rupture avec le modèle actuel.

56% (58% en France) estiment en revanche qu’une meilleure mobilité se caractérise par un accès à des systèmes de déplacement plus efficaces et confortables; 44% souhaitent une réduction de leurs déplacements par la proximité. 31% jugent « très important » de réduire avant tout leur temps de transport (33% en France). Ils sont 47% lorsque le temps de trajet (domicile/travail) est actuellement supérieur à 35 minutes.

Moins de temps libre, plus d’argent

Côté travail, 51% aspirent à réduire leur temps de travail (seulement 29% en France, 40% aux Etats-Unis, 50% en Allemagne, 60% en Espagne, Japon, Turquie) et 58% souhaitent pouvoir l’organiser librement.

Les personnes interrogées préfèrent cependant moins de temps libre mais plus d’argent (40%) que l’inverse (20%). Ce phénomène est plus marqué chez les anciennes générations puisque seuls 12% des actifs de 65-70 ans seraient prêts à sacrifier leurs revenus au profit du temps libre contre 30% chez les actifs de 18-24 ans.

Le désir de télé-travail

Quant au lieu de travail idéal, 48% souhaiteraient travailler « en proximité » : soit à leur domicile (30%), soit dans leur quartier (18%).

En France, ils sont 43% à partager ce souhait (26% à leur domicile et 17% dans leur quartier). 32% (40% de Français) exerceraient quant à eux idéalement leur activité professionnelle en dehors de leur quartier, mais à moins de 30 minutes de leur domicile. 13% souhaiteraient pouvoir travailler d’où ils veulent et quand ils veulent (9% en France).

Certains sont néanmoins prêts à faire des concessions: 23% sont prêts à faire trois heures de trajet par jour pour conserver leur lieu de vie et ce chiffre monte à 35% s’il est possible de télétravailler deux jours par semaine ; 49% accepteraient de déménager ; 28% préfèreraient un autre travail non idéal près de chez eux.

Dans un contexte où la société s’organiserait pour faire face à la crise environnementale, 75% des personnes interrogées seraient prêtes à réduire leurs déplacements et à privilégier la proximité ; 60% à abandonner l’automobile personnelle ou l’avion ; 76% à moins consommer ; 85% à utiliser des objets plus longtemps.

Côté décroissance, 39% estiment qu’un « changement radical dans l’organisation de l’économie et de la société, revenant à produire moins et à consommer moins » serait la meilleure manière de répondre au défi environnemental.

Le scénario décroissant est décrit comme la solution la plus crédible par 41% des moins de 45 ans (contre seulement 32% chez les plus de 65 ans par exemple).

Source AFP

 

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Les temps sont vraiment durs !!! en Italie: la retraite anticipée en contrepartie d’un prêt sur 20 ans…

Le gouvernement italien souhaite introduire la possibilité pour les travailleurs de partir en retraite de façon anticipée – trois ans maximum – en contrepartie d’un prêt à rembourser sur 20 ans.

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En 2011, le gouvernement de Mario Monti a fait passer l’âge légal de départ à la retraite à 66,7 ans provoquant une grogne social.

La nouvelle mesure, dont le gouvernement de Matteo Renzi a discuté mardi avec les syndicats, vise à assouplir cette réforme comme il s’y était engagé.

Elle sera mise en place de façon expérimentale dans un premier temps (2017-2019), en permettant aux travailleurs nés de 1951 à 1955 de partir en retraite avec jusqu’à trois ans d’avance, en contrepartie d’un prêt sur 20 ans.

Le remboursement pourra atteindre jusqu’à 15% du montant de la retraite pour les revenus les plus élevés et quand le salarié a fait ce choix volontairement. Mais il pourra être aussi beaucoup plus faible s’il s’agit d’une personne au chômage et ne retrouvant pas d’emploi, ou d’un salarié dont l’entreprise mène une restructuration, la société étant alors mise à contribution pour ce remboursement.

La mesure, qui doit entrer en vigueur au 1er janvier 2017, aura un coût limité pour les finances publiques, autour de 600-700 millions d’euros annuellement, liés en grande partie aux déductions fiscales dont bénéficieront en priorité les catégories les plus fragiles (chômeurs, bas salaires).

En cas de mort du retraité, ses héritiers n’auront pas à rembourser le prêt, selon ce projet.

La réforme des retraites a permis d’alléger le poids sur les finances publiques, mais en allongeant la durée de travail des plus anciens, elle a aussi retardé les embauches des jeunes.

Le taux de chômage des jeunes (15-24 ans) s’élèvait en avril à 36,9%, soit très largement au-dessus de la moyenne de la zone euro (21,2%).

Si plusieurs syndicats ont exprimé leur satisfaction sur le mécanisme proposé, il a été en revanche dénoncé par la Ligue du Nord, qui a estimé que « la seule réforme possible était de changer la loi et d’abaisser l’âge de la retraite

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Le télétravail fait gagner du temps, de la productivité et du bien-être…

Le télétravail a fait récemment son entrée dans le code du travail (article L 1222-9) par la loi Warsman du 22 mars 2012. Il était temps de faire quelque chose quand on sait que moins de 10% de la population active recourt au télétravail en France, alors qu’en 2007 la Finlande dénombrait déjà 32,4% de télétravailleurs, les Etats-Unis 27,6%, la Suède 26,8% et l’Allemagne 18,8%. Mais pourquoi les Français sont-ils tellement en retard ? Est-ce vraiment une question de vide juridique?

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La raison du retard français : un manque de confiance

Les premières fois où j’ai été amenée à aborder la mise en place du télétravail en entreprise, mes interlocuteurs m’ont regardée de travers et rejeté tout de go l’idée à coup d’arguments du type : « Ah, mais non, moi j’ai besoin de lui près de moi, c’est plus pratique », « comment je vais savoir s’il travaille vraiment ? ». Effectivement, la mise en place du télétravail suppose la CONFIANCE des deux parties et un changement de mode de management.

L’étude menée par le Centre d’Analyse Stratégique à la demande de Nathalie Kosciusko-Morizet, alors Secrétaire d’État chargée de la Prospective et du Développement de l’économie numérique, montrait que les principaux leviers du développement du télétravail en France se situent hors du cadre juridique et sont au nombre de quatre :

  1. une évolution de la culture managériale française.
  2. Une meilleure connaissance des gains envisageables grâce au télétravail, et plus généralement grâce aux TIC.
  3. La mise à disposition d’infrastructures numériques de qualité à l’échelle du territoire.
  4. Une réflexion sur les questions de sécurité des données et de gestion de la vie privée.

 

L’enjeu du développement du télétravail est triple :

  • il fait partie des outils qui permettent d’améliorer l’articulation entre la vie privée et la vie professionnelle, notamment en réduisant le temps de transport.
  • Il participe à la réduction des émissions de gaz à effet de serre et soulage la congestion urbaine.
  • Il peut représenter une économie de locaux et des gains de productivité.

Une expérience de télétravail édifiante

Sur ce dernier point, je vous recommande la lecture du Telegraph qui titre « Travailler de la maison est plus productif » pour relater les résultats d’une expérience menée en février dernier sur le télétravail auprès de 3000 salariés de l’entreprise de télécommunication britannique 02. Cette expérience avait pour objectif d’entraîner le personnel à gérer les perturbations qu’il allait subir lors des Jeux Olympiques de Londres. Tous les salariés ont dû travailler de chez eux pendant un mois et les résultats sur cette si courte période sont impressionnants :

  • près de 11 000€ (9000 £) ont été économisés en frais de transport.
  • Près de 2000 heures habituellement passées dans les transports ont été dégagées et réutilisées pour 50% d’entre elles en heures supplémentaires de travail et les autres 50% « pour dormir et se relaxer ».
  • 14% des salariés ont déclaré avoir pu consacrer plus de temps à leur famille.
  • Plus d’un tiers (36%) d’entre eux se sont déclarés plus productifs que sur leur lieu de travail.

Suite à cette expérience concluante, Ben Dowd, directeur commercial de O2, a déclaré : «Les principes qui sous-tendent la flexibilité du travail sont capitaux pour le futur, ils détermineront la façon dont les gens, la technologie et les bâtiments devront interagir dans les décennies à venir».
Jean-Philippe Courtois, président de Microsoft international, avait lui aussi quelque temps auparavant livré une analyse éclairante de cette nouvelle donne dans un article publié par le site de la BBC en février : : « les entreprises doivent opérer une transformation radicale de leur culture en misant sur la transparence et la confiance pour que les technologies de l’information réalisent leur plein potentiel « révolutionnaire » en matière de ressources humaines et permettent un renouvellement de la croissance par une flexibilité au service du bien-être au travail. »

Un mode de travail attractif…

Le télétravail est attractif pour les nouvelles générations avec « près des trois quarts (70%) des étudiants pensant qu’il n’est pas nécessaire d’aller régulièrement « au bureau » et un quart considérant qu’ils seraient plus productifs en travaillant depuis chez eux ». Il est également attractif pour les seniors qui resteront plus longtemps en entreprise. Pour rappel, en 2005, un individu sur cinq était âgé de 60 ans ou plus en France métropolitaine ; le rapport sera de un sur trois en 2050, selon les projections de l’INSEE. Les parents le plébiscitent également (cf. étude menée par l’Observatoire de la parentalité »).

et efficace sous certaines conditions

Le télétravail est en marche mais requiert une mise en place bien explicitée qui respecte un certain nombre de règles, comme par exemple celle du « double volontariat », de la réversibilité (éléments repris dans la loi du 22 mars 2012), des critères de décision quant à son octroi ou non, du suivi des résultats et du maintien du lien social et de la notion d’équipe. L’étude du Centre d’Analyse Stratégique avait d’ailleurs souligné que « les marges principales de progression du télétravail en France, comme à l’étranger, résident dans la diffusion du télétravail partiel, un à deux jours par semaine. En effet, un temps complet peut poser des problèmes d’isolement du salarié et réduire les gains de productivité associés au télétravail, le maximum de productivité étant atteint pour un ou deux jours de télétravail par semaine. »

La technologie nous donne les moyens de la flexibilité, les salariés – quel que soit leur âge – demandent cette flexibilité, mais la réussite du télétravail et le développement de la performance et du bien-être qui en découle ne peut être totale que si la culture d’entreprise s’appuie sur la confiance et la responsabilité individuelle qui va avec.
Si vous avez des expériences de télétravail, ou des commentaires sur l’article ou sur la loi du 22 mars 2012, merci de les partager avec nous.

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Crédit Mutuel Arkéa : Moody’s revoit la perspective à négative

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L’agence d’évaluation financière Moody’s Investors Service a placé sous perspective négative, contre stable auparavant, la note de dépôt long terme de Crédit Mutuel Arkéa, et a maintenu cette note à Aa3.

Le changement de perspective à négative reflète l’estimation de Moody’s « que la probabilité que Crédit Mutuel Arkéa quitte le groupe Crédit Mutuel, le privant du bénéfice du mécanisme de soutien mutuel qui existait, s’est accrue substantiellement », explique l’agence de notation. La note long terme actuelle de CMA (Aa3) bénéficie de son affiliation au groupe Crédit Mutuel, souligne Moody’s.
Compte tenu des « obstacles matériels » à une séparation, Moody’s considère toujours qu’un Arkéa indépendant est peu probable, mais cela est « néanmoins plus plausible maintenant », selon l’agence de notation.
Crédit Mutuel Arkéa, qui regroupe les fédérations du Crédit Mutuel Bretagne, du Sud-Ouest et du Massif Central ainsi que de 20 filiales spécialisées, est en conflit ouvert depuis des mois avec la Confédération nationale du Crédit Mutuel (CNCM) afin d’obtenir son autonomie.
Par la rédaction avec AFP

 

 

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Crédit Mutuel : le ton monte entre la Confédération et Arkéa

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Arkéa réfute un risque de dégradation de quatre crans de sa note en cas de divorce et juge la séparation «?inéluctable?».

Il ne se passe plus guère de semaine sans qu’un nouvel épisode vienne émailler la guerre fratricide entre un Crédit Mutuel Arkéa en quête d’indépendance et le reste du groupe. Mardi, Arkéa a ainsi qualifié de « totalement inexactes et fallacieuses » les déclarations du président de la Confédération nationale du Crédit Mutuel sur une éventuelle dégradation de sa notation en cas de divorce entre les deux entités. Nicolas Théry, qui souhaite éviter la scission, avait déclaré vendredi, devant l’assemblée générale du Crédit Mutuel Centre Est Europe : « Quand je vois que Moody’s dit qu’un Arkéa séparé de la Confédération nationale du Crédit Mutuel perdrait quatre crans de notation, j’ai mal pour le Crédit Mutuel ».

Mardi, aucun analyste de chez Moody’s n’était disponible pour commenter cette affirmation. La dernière étude de l’agence consacrée au Crédit Mutuel Arkéa, publiée le 21 avril, indique que l’appartenance d’Arkéa au groupe Crédit Mutuel (et le support de ce dernier) représente deux crans de plus dans sa notation de crédit. De même, l’analyse de Moody’s sur les pertes des créditeurs en cas de défaillance (dans le cadre d’une résolution) est basée sur la structure consolidée du groupe Crédit Mutuel, ce qui représente également deux crans de notation. Mais sur ce dernier point, Moody’s n’a pas étudié quelle serait la situation si Arkéa était évalué sur son seul bilan.

Inquiétude des syndicats

Reste que pour le Crédit Mutuel Arkéa, les affirmations de Nicolas Théry « sont de nature à porter gravement et directement atteinte aux intérêts du Crédit Mutuel Arkéa, à son image et sa réputation ». Et dans son communiqué, Arkéa ajoute que cette situation « confirme le caractère inéluctable d’une séparation ordonnée ».

Cette dégradation des relations et la perspective d’une sortie d’Arkéa du giron du groupe commence à inquiéter les organisations syndicales. « Nous souhaitons que Crédit Mutuel Arkéa reste dans la confédération, à condition que soient revus les statuts pour répondre aux craintes d’Arkéa concernant son indépendance », souligne Guillaume Gloria, délégué syndical CFDT, première organisation avec 46% des voix aux dernières élections. « Ce climat n’est pas bon pour les affaires. Les clients s’interrogent, les salariés aussi ». « Nous sommes très attachés au Crédit Mutuel, il a une très bonne image auprès des sociétaires et des salariés, nous ne voulons pas le quitter », affirme de son côté Loïc Urvoys du syndicat UNSA, qui appelle « tout le monde à se mettre autour de la table ».

Un président de caisse locale d’Arkéa souligne de son côté que « les sociétaires tiennent à conserver le nom Crédit Mutuel ».

Les prochains mois devraient être déterminants, alors que la Confédération doit discuter avec ses affiliés des mécanismes de solidarité au sein du groupe, de la marque ou des sanctions.

Les Echos

Véronique Chocron
Stanislas du Guerny

 

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Crédit Mutuel : Arkéa estime que la « séparation ordonnée » est « inéluctable »

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Crédit Mutuel Arkéa, en conflit depuis des mois avec la Confédération du Crédit Mutuel pour obtenir son autonomie, a dénoncé mardi les propos de Nicolas Théry, président de cette confédération, évoquant un risque de dégradation de sa notation en cas de divorce entre les deux entités. Arkéa a par ailleurs jugé « inéluctable » la séparation des deux groupes.

« Les allégations de M. Théry (…) relatives à une éventuelle dégradation de quatre crans de la notation du Crédit Mutuel Arkéa, par l’agence Moody’s, sont totalement inexactes et fallacieuses », a estimé le groupe Arkéa dans un communiqué. « Ces affirmations sont de nature à porter gravement et directement atteinte aux intérêts du Crédit Mutuel Arkéa, à son image et sa réputation », s’insurge Arkéa, qui regroupe les fédérations du Crédit Mutuel Bretagne, du Sud-Ouest et du Massif Central ainsi que celles de 20 filiales spécialisées. Nicolas Théry avait pointé vendredi dernier, lors de l’assemblée générale de la Confédération du Crédit Mutuel Centre-Est-Europe à Strasbourg, le risque d’une dégragation de la notation d’Arkéa s’il se séparait de la Confédération du Crédit Mutuel (CNCM).

Coexistence impossible

Dénonçant un « manquement inédit aux obligations d’objectivité, d’impartialité et de neutralité qui incombent règlementairement à tout organe central », Crédit Mutuel Arkéa y voit « la démonstration criante des situations de conflit d’intérêts existant au sein » de la CNCM qu’elle « dénonce maintenant depuis de nombreuses années ». « Cette situation témoigne de l’impossibilité de continuer à faire coexister deux groupes concurrents au sein d’un même organe central et confirme le caractère inéluctable d’une séparation ordonnée », affirme le groupe basé à Brest.

Arkéa ajoute par ailleurs bénéficier du soutien de l’ensemble de ses 3.600 administrateurs et 334 caisses locales pour s’opposer « à toute réforme visant à centraliser le Crédit Mutuel, quelles qu’en soient les modalités ou la forme ».

Par la rédaction avec AFP

 

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Jean-Pierre Denis président intérimaire de la LFP

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Le conseil d’administration (CA) de la LFP a désigné ce vendredi

Jean-Pierre Denis comme son président intérimaire.

Capture d’écran 2016-05-27 à 23.56.50Jean-Pierre Denis a été désigné président intérimaire de la LFP ce vendredi. Il remplace Frédéric Thiriez, démissionnaire. Jean-Pierre Denis est patron du Crédit mutuel de Bretagne et du Crédit mutuel. Il sera en fonction jusqu’à la prochaine élection, qui doit avoir lieu fin septembre.

Trésorier de la LFP depuis 2005, Denis a été élu pour un mandat d’environ quatre mois avant une nouvelle élection «mi-octobre» au plus tard, par 12 voix contre 8 pour Jean-Michel Roussier, ex-président de l’OM dans les années 90.

La LFP a adopté le mois dernier une réforme de ses statuts, donnant au président une fonction davantage représentative, tandis que le véritable «patron exécutif» de l’instance devient le directeur général, en l’occurrence l’ancien patron d’Orange France Didier Quillot. Ces statuts doivent encore être adoptés lors de l’Assemblée fédérale de la Fédération française de football le 28 mai, puis faire l’objet d’un arrêté ministériel.

Le poste laissé vacant par Frédéric Thiriez, président démissionnaire de la Ligue mi-avril, est désormais pourvu. Jean-Pierre Denis, énarque, président du Crédit mutuel de Bretagne et trésorier de la Ligue, a été élu aujourd’hui vendredi pour un mandat de quatre mois.

Jusqu’à la prochaine élection, prévue entre le 15 septembre et le 15 octobre, où le mandat en jeu sera cette fois d’une durée de quatre ans.
Jean-Pierre Denis a d’abord été désigné par le conseil d’administration d’une courte-tête devant Jean-Michel Roussier, ex-président de l’OM dans les années 90 et réputé proche des clubs de Ligue 2. Avant d’être élu par l’assemblée générale de la Ligue. Quant à Nathalie Boy de la Tour, pourtant soutenue par plusieurs présidents de clubs de Ligue 1, elle a préféré ne pas présenter sa candidature pour des raisons très personnelles.
Jean-Pierre Denis devra désormais cohabiter harmonieusement avec Didier Quillot, directeur général exécutif de la Ligue et patron opérationnel du football professionnel depuis la mi-avril.

 

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Crédit Mutuel : Nicolas Théry veut mettre fin à la « querelle absurde » avec Arkéa

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Le président de la Confédération nationale du Crédit Mutuel Nicolas Théry a appelé vendredi le groupe Crédit Mutuel Arkéa à rester dans la « maison commune » et à mettre un terme à la « guerre fratricide » qui les oppose autour de la marque.

Au lendemain du rejet par le Tribunal de grande instance de Paris d’une demande déposée par le Crédit Mutuel Arkéa (CMA) sur les conditions d’exploitation de la marque Crédit Mutuel, Nicolas Théry a tendu la main à son affilié, entré en conflit avec la Confédération nationale du Crédit Mutuel (CNCM) en vue d’obtenir son autonomie. Il a appelé les caisses de la CMA à « reprendre toute leur place au sein de la Confédération nationale pour que de nouveau, nous puissions travailler ensemble ». La CNCM, « c’est notre maison commune, c’est une maison qui nous donne des services que nous ne pourrions pas avoir au niveau de caisses fédérales », a-t-il insisté.

La Confédération nationale et le CMA se déchirent depuis des mois autour d’une refonte statutaire voulue par la CNCM, mais décriée par le CMA qui y voit une menace pour son autonomie. Le CMA regroupe les fédérations du Crédit Mutuel Bretagne, du Sud-Ouest et du Massif Central ainsi que celles de 20 filiales spécialisées.

« Reprenons une vie collective normale »

« Mettons un terme à une querelle absurde et reprenons une vie collective normale », a déclaré Nicolas Théry lors de l’assemblée générale de la Confédération du Crédit Mutuel Centre-Est-Europe à Strasbourg, devant plusieurs milliers de salariés du groupe et responsables de caisses. « Nous avons une marque, à un moment donné il ne faut pas la laisser attaquer », a-t-il estimé.

Ni la confédération, ni les onze fédérations du Crédit Mutuel associées (CM11), ni lui-même n’ont « l’intention de porter atteinte à l’identité d’Arkéa », a assuré Nicolas Théry, en se disant « convaincu » que l’emploi sera « mieux préservé à Arkéa en restant dans la famille du Crédit Mutuel ».

Arkéa fragilisé sans le Crédit Mutuel

Le président de la confédération a aussi pointé le risque d’une dégragation de la notation d’Arkéa s’il se séparait de la CNCM. L’agence de notation Moody’s estime qu’Arkéa séparé de la CNCM « perdrait 4 crans de notation », selon Nicolas Théry, ce qui serait synonyme d’un « refinancement plus cher » pour les caisses du Crédit Mutuel Arkéa. « Je n’ai aucun doute sur le fait que les salariés (d’Arkéa) sont mieux au sein de la confédération », a-t-il martelé. « La marque Crédit Mutuel est un formidable actif, formidable atout », a-t-il encore insisté.

Réagissant au rejet de sa demande par le Tribunal de grande instance de Paris, CMA avait estimé dans un communiqué que cette décision laissait « la porte ouverte à toute discussion » entre les deux entités sur la question de l’usage de la marque, estimant que celle-ci « doit pouvoir être utilisée par l’ensemble des fédérations ».

les Echos :

Nicolas Théry, le nouveau président de la structure de tête du groupe mutualiste, veut mettre un terme à une « querelle absurde ».

Face aux velléités d’indépendance de Crédit Mutuel Arkéa,qui regroupe les fédérations de Bretagne, du Sud-Ouest et du Massif central, la tête du groupe mutualiste change désormais d’approche. Nicolas Théry, le nouveau président de Confédération, a choisi de s’adresser directement aux sociétaires et aux salariés d’Arkéa, ne semblant plus espérer de réconciliation avec la direction dissidente.

« J’ai choisi mon camp, c’est celui de l’unité du Crédit Mutuel, pas celui d’un aventurisme personnel », a martelé Nicolas Théry vendredi 27 mai, lors de l’assemblée générale du Crédit Mutuel Centre Est Europe, en visant sans le nommer le président d’Arkéa, Jean-Pierre Denis. « Je suis dans le camp de l’emploi, pas dans celui des paris inconsidérés », a-t-il poursuivi, soutenant que l’emploi était « mieux préservé à Arkéa en restant dans la famille du Crédit Mutuel qu’en tentant une aventure fumeuse d’ETI (Entreprise de taille intermédiaire) de la banque ».

« Je suis dans le camp de la démocratie mutualiste »

« Je suis dans le camp de la démocratie mutualiste, a-t-il encore ajouté, pas dans celui de la dénonciation d’un adversaire imaginaire ». Arkéa réclame la scission parce qu’à ses yeux, sous la marque « Crédit Mutuel », coexistent aujourd’hui deux groupes autonomes et concurrents, mais le président de la Confédération a prévenu que « si une caisse veut partir, elle devra organiser un vote au niveau des caisses locales sur la base d’une information objective et éclairée », en particulier sur l’utilisation de la marque Crédit Mutuel.

Nicolas Théry a enfin mis en avant des conditions de refinancement plus coûteuses en cas de divorce. « Quand je vois que Moody’s dit qu’un Arkéa séparé de la Confédération nationale du Crédit Mutuel perdrait quatre crans de notation, j’ai mal pour le Crédit Mutuel », a-t-il avancé, alors que « mercredi, lors d’une émission obligataire, Arkéa a payé 70 points de base de plus que la BFCM (Banque Fédérative du Crédit Mutuel) contre 20 auparavant ». « Les guerres fratricides mènent à l’échec collectif. Mettons un terme à une querelle absurde », a lancé Nicolas Théry en conclusion de son plaidoyer.

Véronique Chocron

 

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Crédit Mutuel. Pas de décision du TGI de Paris sur l’utilisation de la marque

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Nouvelle étape dans l’opposition entre le Crédit Mutuel-CIC et le Crédit Mutuel Arkéa. Le Tribunal de Grande Instance de Paris n’as pas tranché sur le droit d’utiliser ou non la marque « Crédit Mutuel ». Les négociations devraient donc se poursuivre.

Le Tribunal de Grande Instance de Paris a choisi de ne pas se prononcer sur le fond de la validité de la marque « Crédit Mutuel » au motif que le « Crédit Mutuel Arkéa n’aurait pas de risque à court terme d’en perdre l’utilisation ». C’est donc le statut quo dans le conflit entre le Crédit Mutuel-CIC, qui dirige la confédération et le Crédit Mutuel Arkéa.

La banque bretonne proposé début mai une « séparation ordonnée » des deux parties, donnant jusqu’au 26 mai à la confédération pour se prononcer. « On s’attendait à un jugement sur le fonds. Ce n’est pas le cas. Les discussions peuvent reprendre. La porte reste ouverte », indique Hélène Bernicot, la directrice du secrétariat général d’Arkéa.

Elles seront sûrement âpres. Mi-mai, la confédération, présidée par Nicolas Théry, également à la tête du CM-CIC, avait affiché une fin de non-recevoir à l’offre d’Arkéa. La confédération souhaitant « préserver l’intégrité territoriale du Crédit Mutuel».