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« Le droit à la déconnexion au travail ne va pas assez loin »le dispositif de « forfait jour » pour les cadres est menacé de suppression…

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Capture d’écran 2016-09-05 à 19.33.38La Loi travail introduit un nouveau concept pour la protection des salariés, un peu passé inaperçu : le droit à la déconnexion pour tous les salariés, inscrit dans l’article 55.

Challenges a demandé à un expert de la santé au travail, Jean-Claude Delgenes, directeur général du cabinet Technologia, auteur d’études sur l’articulation entre vie privée et vie professionnelle et sur l’épuisement au travail, ce qu’il en pense.

Pourquoi le droit à la déconnexion répond-il à un besoin ?

Parce qu’il répond à certains problèmes physiologiques. Prenons le plus grand, le sommeil. D’après l’Insee on a perdu 18 minutes de sommeil ces dernières années ; 62% des Français ont des troubles du sommeil ; un actif sur trois en France dort moins de 6 heures par 24 heures et tient des stimulants. Pour beaucoup d’entre eux, ces difficultés sont liées à un problème au travail. Car aujourd’hui, il a tendance à coloniser toutes les autres activités : le temps passé en famille, les loisirs.

En période de crise, avec un chômage de masse, il y a un sur-engagement des individus dans le travail. Beaucoup de salariés travaillent de chez eux, de peur de ne pas être au niveau au travail, on appelle ça la « précarité virtuelle intégrée ». L’Apec a demandé aux cadres s’ils se déconnectent systématiquement en sortant du travail, ce n’est le cas que pour 23% d’entre eux. En 2003, l’Insee avait demandé aux cadres s’ils travaillaient le soir chez eux après 20 heures, un tiers avait dit oui. Dix ans plus tard, en 2013, le cabinet Technologie a posé la même question dans une étude : ils étaient cette fois plus de la moitié. Il y a une intensification réelle du travail à la maison.

Elle pose de vrais problèmes. Dans notre étude de 2014 sur l’épuisement professionnel, nous avons découvert que plus de 12% de la population française est exposée à un risque d’épuisement professionnel. La perte de sommeil est importante, la France détient le record d’Europe de la consommation de somnifères.

Comment quantifier la charge de travail quand les gens travaillent tout le temps dans une économie tertiarisée ? Nous avons créé une « laisse électronique ». Smartphone ou ordinateur de maison, elle vous relie au travail, le place en permanence au centre de votre vie.

Quels sont les métiers les plus touchés ?

Le journalisme fait partie de ces professions à risques. Nous venons de terminer une étude avec le Syndicat national des journalistes (SNJ) sur les mutations du métier. Résultat, une personne sur deux est proche de l’épuisement professionnel. Ce travail permanent n’est pas une bonne chose, au contraire ! Quand vous avez toujours le nez sur le guidon, vous prenez les mauvaises initiatives. La fatigue vous coupe des autres, de l’innovation, vous travaillez mal vous vous tirez une balle dans le pied. Au contraire, si vous laissez une grande place à la détente, le cerveau est plus créatif.

Dans beaucoup de professions, il y a une suractivité temporaire de quelques mois, ce n’est pas un problème si ce n’est pas sur la durée. C’est le cas chez les avocats fiscalistes qui se concentrent au maximum sur les comptes des entreprises en fin d’années, mais l’organisation de leur charge de travail est prévue pour. Au bout de quelques mois, leur rythme de travail ralentit.

Que pensez-vous du droit à la déconnexion tel qu’il est inscrit dans l’article 55 de la Loi travail ?

C’est absolument nécessaire de prendre des mesures dans ce sens, car ces thématiques montent depuis cinq ans. Mais celles qui ont été prises dans le cadre de la Loi travail sont insuffisantes. Elles créent une obligation de négociation pour les partenaires sociaux en sachant que l’accord ne sera pas forcément positif. Il y a un volet formation, sensibilisation, c’est bien.

Mais s’il y a une incitation, il n’y a pas de contrainte. Il n’y a pas de trêve organisée, il aurait fallu aller plus loin, proposer une base minimale obligatoire de déconnexion. C’est ce que souhaitait Bruno Mettling, l’ex DRH d’Orange, qui a écrit le rapport sur « transformation numérique et vie au travail » dont s’est inspirée la ministre Myriam El Khomri.

Puisque ce principe passe par la négociation en entreprises (cette philosophie de la loi est résumée dans l’article 8 qui a soulevé de nombreux débats, ndlr), il n’est pas obligatoire. Si les partenaires sociaux n’arrivent pas à un accord, la direction peut prendre des mesures unilatérales, rédiger une charte à la déconnexion comme elle le souhaite.

Certaines entreprises vont très loin et cherchent à interdire les mails après 22 heures. Dans une SSII que j’ai étudié, ils ont testé pendant 6 mois l’arrêt des mails le soir, puis une captation des mails afin de les distribuer que le lendemain matin (sauf pour les dix cadres dirigeants) et de permettre aux salariés de ne pas se sentir obligés de rester connectés. D’autres risques de ne pas prendre en charge le sujet sérieusement.

Comment convaincre les entreprises de s’y mettre ?

La seule manière de convaincre aisément les employeurs de s’y intéresser est de leur faire comprendre que le dispositif de « forfait jour » pour les cadres est menacé de suppression. A priori, ce « forfait jour » permet d’éviter le comptage des heures au quotidien. Il doit être strictement encadré et garantit 11 heures de repos toutes les 24 heures. Les employeurs français l’utilisent beaucoup, l’Europe commence à le critiquer, des décisions de justice pourraient le menacer. Sa remise en cause serait un tsunami pour les entreprises françaises. La seule manière de le conserver serait d’instaurer des plages de repos pour les cadres et ce droit à la déconnexion.

Pour ma part, je plaide pour un « droit à la déconnexion optimal ». Pour réguler, il faut respecter trois principes : quantifier la charge de travail, permettre aux salariés de se mettre en retrait et ne pas favoriser le sur-engagement au travail.

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Fortuneo va à son tour se lancer dans le crédit immobilier

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L’expansion européenne du groupe Arkéa

N°1 de la banque en ligne en Belgique, Keytrade Bank vient d’être rachetée par Fortuneo. La stratégie d’expansion territoriale du mutualiste Arkea est confortée par l’ajout du crédit immobilier à l’offre de Fortuneo. Ainsi armé, le groupe Arkea cible à l’horizon 2020 une position de leader européen de la banque en ligne et entre en rivalité avec ING Direct, Boursorama et BNP Paribas.

Fortuneo, un nouvel ensemble de 600 000 clients

Fortuneo confirme son rachat de Keytrade Bank, le leader belge de la banque en ligne pour un coût estimé entre 250 et 300 millions d’euros. De 350 000 clients, la banque en ligne passe cet été à 600 000 clients à l’échelle européenne, une transformation d’envergure qui lui servira certainement de tremplin. L’objectif d’ici 12 à 18 mois est de compter 700 000 clients. La banque table dorénavant sur une croissance de 10% par an.

Le produit net bancaire de Fortuneo s’élève à hauteur de 180 millions d’euros, soit près de 10% de l’activité du groupe Arkéa formé par les fédérations de Bretagne, du Sud-Ouest et du Massif central du Crédit mutuel.

Expansion du groupe Arkea en Europe

L’ambition affichée de Fortuneo est de gagner la position très convoitée de leader européen de la banque en ligne d’ici 2020. Un premier pas en ce sens est accompli au moyen d’acquisitions dont le rachat de Keytrade en Belgique n’est qu’une première étape.

D’après Ronan Le Moal, directeur général du crédit mutuel Arkéa, le groupe s’intéresse à l’Allemagne et à toute opportunité qui serait à saisir sur les territoires du Benelux et d’Europe du Sud. De telles visées sont inenvisageables en France où le contexte est différent. Les grandes banques viennent tout juste de prendre leur marque sur le marché de la banque digitale, l’heure n’est pas aux cessions.

Actionner le levier du crédit immobilier

Contrairement aux années 2000 où les pronostics donnaient les banques de détail submergées par l’expansion des banques en ligne, celles-ci ont toujours du mal à percer sur le marché français.

Le cabinet Simon Kucher & Partners montre dans son étude que si la part des clients titulaires d’au moins un compte dans une banque en ligne a bien progressé de plus d’un point entre 2014 (7,1%) et 2015 (8,3%), son niveau, inférieur à 10%, reste très modeste.

Selon Ronan Le Moal, le potentiel du marché bancaire français s’établit autour de cinq à sept millions de clients. L’acquisition de clients et leur fidélisation est alors une préoccupation centrale pour les banques en ligne. Il ne s’agit plus de se présenter comme une banque de comptes secondaires, mais de devenir la banque principale de leur client. Au premier rang des stratégies et programmes de fidélisation divers et variés, innovants et créatifs, il en est un très classique qui fait toujours recette : mettre à disposition des clients absolument tous les produits bancaires. Et s’il est un produit bancaire qui favorise la fidélisation des clients, c’est bien le crédit immobilier puisqu’il implique la domiciliation des revenus. Même si les taux d’intérêts sont étonnamment faibles, l’activité s’avère en fin de compte très rentable pour les banques en ligne en quête de clients engagés sur le long terme.

Par conséquent, Fortuneo va à son tour se lancer dans le crédit immobilier et prépare une offre disponible en France d’ici 12 à 18 mois. En Belgique, Keytrade le proposera dès janvier 2017. Il ne reste plus qu’à réunir les conditions les plus compétitives.

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DCNS et Arkea. Deux versions du secret des affaires

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En cette fin août, le secret des affaires vient d’offrir deux versions inédites dans lesquelles la Bretagne a sa part. D’un côté la DCNS (Direction des constructions navales) confrontée à une affaire de fuite de documents confidentiels qui peut mettre en doute sa crédibilité à un moment crucial de négociations finales avec l’Australie. De l’autre le CMB-Arkéa dont le bras de fer avec la Confédération nationale vient de donner lieu à un jugement en référé du tribunal de Rennes garantissant le secret de données de la banque bretonne face à un organe central qui coiffe des activités concurrentes.

Dans un cas comme dans l’autre, c’est le secret des affaires qui constitue le fil rouge. Mais les conséquences pourraient être beaucoup plus graves du côté de la DCNS, confrontée à une affaire inédite de fuite massive de documents confidentiels portant sur des sous-marins de type Scorpène livrés à plusieurs marines étrangères : Malaisie, Brésil, Inde… 22.000 pièces relevant des sous-marins livrés à l’Inde et datés de 2011 seraient ainsi partis dans la nature. En attendant que leur authenticité soit confirmée par l’enquête que DCNS a lancée, la question est aujourd’hui moins de savoir si les éléments contenus relèvent des documents classifiés (les plus stratégiques) que de s’interroger d’ores et déjà sur les conséquences désastreuses que peut avoir une telle fuite dans un secteur où la garantie du secret est la critère numéro 1. Au moment où DCNS finalise son contrat du siècle qui n’est pas encore au stade de la commande ferme avec l’Australie, ce gros pavé dans la mare océanique mondiale est du plus mauvais effet sur la capacité de DCNS a conserver ses secrets. Et interpelle sur les manœuvres sous-marines dont sont capables des concurrents quand des activités industrielles brassent autant de milliards.

Du côté du CMB-Arkéa, inutile de chercher d’où peuvent venir d’éventuels coups tordus. Dans le bras de fer que se livrent le groupe d’origine bretonne et la Confédération nationale, tous les coups sont désormais permis. Et dans ce contexte tendu, Arkéa vient de remporter une victoire judiciaire relativisant sa dépendance par rapport à la Confédération. En l’occurrence, il s’agit des informations que toutes les banques doivent fournir à la Banque centrale européenne sur les nouvelles règles prudentielles, autrement dit leur stratégie et leurs garde-fous pour faire face à une éventuelle mauvaise passe. Or, la Confédération considère qu’au titre de tutelle, elle doit être, elle aussi, destinataire de toutes ces données. Pas du tout, rétorque Arkéa en indiquant que le groupe CM-CIC qui tient les rênes la Confédération nationale a des activités concurrentes de celles du groupe breton. C’est ce qu’a également admis le tribunal administratif de Rennes en jugeant que la groupe Arkéa n’a pas à transmettre ces documents à la Confédération. Un jugement qui remet en cause le lien de subordination en faisant un peu plus avancer Arkéa dans ses visées d’indépendance. Et accessoirement, cette décision coupe court à d’éventuelles manœuvres sous-marines du côté de la Confédération…

René Perez

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Recours en Cassation de la Confédération du Crédit Mutuel

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Le Tribunal administratif de Rennes a débouté la Confédération du Crédit Mutuel, qui demandait au Crédit Mutuel Arkéa la communication de documents réglementaires. L’organe de tête du groupe mutualiste dépose un recours en Cassation devant le Conseil d’Etat.

La liste des contentieux s’allonge entre d’un côté le Crédit Mutuel Arkéa, en quête d’indépendance, et de l’autre la confédération nationale du Crédit Mutuel (CNCM), la structure de tête du groupe mutualiste. Celle-ci avait décidé de saisir le tribunal administratif de Rennes , afin d’obtenir du Crédit Mutuel Arkéa (fédérations de Bretagne, du Sud-Ouest et du Massif Central) son plan de rétablissement et son plan de résolution, des documents réglementaires exigés chaque année par la BCE, le nouveau superviseur européen des banques. Cette demande a finalement été rejetée jeudi par le Tribunal administratif de Rennes.

« La communication directe, par Arkéa de ces documents à la BCE et à l’ACPR [le superviseur français des banques, NDLR], qui semble avoir satisfait le juge de première instance, n’est pas autorisée par les lois bancaires en vigueur, le Crédit Mutuel étant un groupe constitué autour de son organe central. Elle ne permet pas l’élaboration de plans d’ensemble pour le Crédit Mutuel », a aussitôt réagi la Confédération, qui cherche à maintenir l’unité du groupe Crédit Mutuel.

Recours en cassation

« Décidée à assumer sa fonction d’organe central », la CNCM a donc déposé un recours en cassation devant le Conseil d’Etat. « Elle informera également la BCE, le Conseil de Résolution Unique ainsi que l’ACPR de la teneur de cette décision qui remet en cause les règles de supervision des groupes organisés autour d’un organe central », poursuit la Confédération.
De son côté, le Crédit Mutuel Arkéa, qui dénonce « une centralisation du Crédit Mutuel », s’est félicité du jugement en référé rendu par le tribunal administratif. « Cette nouvelle accrédite la position du groupe Crédit Mutuel Arkéa, à savoir la reconnaissance, au sein de l’ensemble Crédit Mutuel, de deux groupes concurrents – le Crédit Mutuel Arkéa et le Crédit Mutuel CM11-CIC – et la dénonciation des conflits d’intérêts », ont indiqué les trois fédérations.

Les Echos

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Le tribunal administratif de Rennes vient de débouter, en référé, une demande de la Confédération nationale du Crédit Mutuel. Elle réclamait des documents au Crédit Mutuel Arkéa afin de les transmettre à la BCE.

Mardi dernier se tenait une audience au tribunal administratif de Rennes, opposant la Confédération nationale du Crédit Mutuel (CNCM) d’un côté, et le groupe Arkéa, qui réunit les Crédits Mutuels de Bretagne, du Massif Central et du Sud-Ouest, de l’autre. La CNCM avait saisi en référé la justice pour obtenir d’Arkéa la communication du plan de rétablissement et du plan de résolution pour les transmettre à la Banque centrale européenne.

Pas d’urgence à transmettre des documents à la confédération

Le tribunal breton a rendu verdict ce jeudi. Il a indiqué « qu’il n’y avait aucun caractère impérieux ni urgent à transmettre ces documents à la CNCM », se réjouit le Crédit Mutuel Arkéa dans un communiqué de presse. « Cette nouvelle accrédite la position du groupe (…), à savoir la reconnaissance, au sein de l’ensemble Crédit Mutuel, de deux groupes concurrents – le Crédit Mutuel Arkéa et le CM11-CIC ». Et il rappelle qu’il s’oppose « à la démarche de centralisation du Crédit Mutuel initiée en octobre 2015 par la CNCM ». Bref, il milite pour la mise en place de « deux organes centraux distincts ».

Depuis deux ans, Arkéa transmet directement à la BCE des documents très sensibles sans passer par la CNCM. « Un choix qui vise clairement à protéger [nos] intérêts stratégiques et commerciaux », explique le groupe dans le communiqué. La décision du tribunal administratif de Rennes est donc clé puisqu’elle permet au groupe Arkéa de continuer à procéder ainsi.

Pourvoi en cassation de la CNCM

Le conflit entre les frères ennemis n’est pas terminé. D’autres batailles juridiques vont animer l’actualité dans les semaines à venir. Dans un communiqué, la Confédération indique avoir déposé un recours en cassation devant le Conseil d’Etat. Pour elle, le rejet de sa demande par le tribunal administratif « remet en cause les règles de supervision des groupes organisés autour d’un organe central ».

 

 

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Crédit Mutuel. Victoire judiciaire pour Arkéa

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Au tribunal administratif de Rennes, le juge des référés a rejeté la demande de la Confédération nationale du Crédit Mutuel, qui voulait contraindre le Crédit Mutuel Arkéa à lui communiquer des documents stratégiques. Pas d’astreinte de 50.000 euros par jour de retard ni d’obligation de communiquer les documents à la Confédération nationale du Crédit Mutuel (CNCM).

Ainsi en a décidé le tribunal administratif de Rennes. Selon nos informations, le juge des référés vient de rejeter la demande de l’organe central de la banque, qui voulait contraindre par voie judiciaire le CM Arkéa (Crédit Mutuel de Bretagne) à lui communiquer un plan de rétablissement et un plan de résolution, exigés par la Banque centrale européenne (BCE).

Dans le cadre des nouvelles règles prudentielles, la BCE demande en effet aux établissements bancaires de produire, avant la fin de l’année 2016, ces documents. Ils doivent décrire comment l’établissement compte s’organiser en cas de graves défaillances.

Des documents financiers mais aussi de stratégie d’entreprise, comme l’avait souligné mardi dernier lors de l’audience l’avocat du Crédit Mutuel Arkéa. Une banque qui, pour répondre aux exigences de la BCE, avait décidé de transmettre directement les éléments à la BCE sans passer par la Confédération nationale par crainte de communiquer des informations sensibles à ses concurrents au sein de la CNCM.

Une victoire judiciaire donc pour le Crédit Mutuel Arkéa face à l’organe central. Une bataille de plus dans la guerre que se livre les fédérations de Bretagne, du Massif Central et du Sud-Ouest – réunies dans Arkéa – face à leurs homologues de l’Est de la France, regroupées au sein du CM11-CIC.
© Le Télégramme

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En conflit avec Arkéa, la Confédération du Crédit Mutuel saisit le tribunal administratif . article « les échos »

Capture d’écran 2016-05-31 à 20.59.41La Confédération du Crédit Mutuel exige du Crédit Mutuel Arkéa ses plans de redressement et de résolution pour les transmettre à la BCE. Arkéa refuse de lui communiquer des informations «?commercialement sensibles?».

Nouvel épisode dans la guerre fratricide que se livrent le Crédit Mutuel Arkéa, en quête d’indépendance, et la confédération nationale du Crédit Mutuel (CNCM), la structure de tête du groupe mutualiste. La CNCM a en effet saisi le tribunal administratif de Rennes, afin d’obtenir du Crédit Mutuel Arkéa (fédérations de Bretagne, du Sud-Ouest et du Massif Central) son plan de rétablissement et son plan de résolution, des documents exigés chaque année par la BCE, le nouveau superviseur européen des banques. L’audience s’est tenue mardi au tribunal administratif de Rennes, comme l’a indiqué le quotidien « Le Télégramme » .

Des informations particulièrement sensibles

La CNCM a fourni à ce stade ses éléments financiers à la BCE, à l’exception des données d’Arkéa. Et ce dernier a transmis les plans en question directement à la BCE et à l’ACPR, le superviseur français des établissements bancaires. « Il y a dans ces plans des informations particulièrement sensibles tels que les principaux clients de Crédit Mutuel Arkéa par ordre d’importance, des données concernant les principaux prêteurs, ce que ferait Crédit Mutuel Arkéa s’il était en difficulté, est-ce qu’il céderait par exemple telle filiale…», fait valoir Me Henri Savoie, avocat d’Arkéa. « Ce sont des informations à caractère commercialement sensibles, nous ne souhaitons pas les transmettre à la Confédération car le personnel de la Confédération est le même que le personnel du CIC, avec qui nous sommes en concurrence, a indiqué aux « Echos » le Crédit Mutuel Arkéa. Nous avons fait de même l’année dernière, sans que la Confédération ne saisisse le juge des référés ».

La décision sera rendue avant la fin de la semaine.

La Confédération, qui veut maintenir l’unité du groupe Crédit Mutuel, refuse qu’« Arkéa » devienne le nouvel organe central des fédérations rebelles . « Si la BCE n’obtient pas les documents, il est clair que la Confédération n’existe plus. Le Crédit Mutuel n’existe plus au 31 décembre », a déclaré Me Philippe Delelis, avocat de la CNCM, avant d’évoquer un courrier de la BCE, daté du 9 août dernier, rappelant l’urgence de la situation. Selon « Le Télégramme », la CNCM a demandé au juge des référés une astreinte de 50.000 EUR par jour de retard. La décision sera rendue par le tribunal administratif avant la fin de la semaine.

@vechocron

 

 

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Crédit Mutuel. Nouvel épisode judiciaire

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La confédération nationale du Crédit Mutuel a saisi le tribunal administratif de Rennes. Elle exige du CM Arkéa des documents financiers. Ce dernier se refuse à les lui communiquer.

Le torchon brûle et il n’est pas près de s’éteindre entre la confédération nationale du Crédit Mutuel (CNCM) et le Crédit Mutuel Arkéa, regroupement de trois fédérations dont le Crédit Mutuel de Bretagne (CMB). Le juge des référés a été saisi par l’organe central de la banque qui exige d’Arkéa la communication de documents : un plan de rétablissement et un plan de résolution. L’audience s’est tenue ce mardi au tribunal administratif de Rennes. Enième épisode dans la bataille judiciaire que se livrent les deux parties depuis près de deux ans.

Atteinte au droit à la concurrence ?

Dans le cadre des nouvelles règles prudentielles, la Banque centrale européenne (BCE) demande aux établissements bancaires de produire, avant la fin de l’année 2016, deux plans.
Le premier (redressement) décrit comment l’établissement peut sauver l’ensemble de son groupe en cas de problème. Et en cas de crise plus grave, il doit expliquer dans un second plan (résolution) comment il agirait, en coupant par exemple des filiales en mauvaise posture.

Face à cette exigence, la CNCM a donc fourni ses éléments à la BCE, à l’exception des données d’Arkéa. En conflit ouvert avec la confédération, Arkéa a en effet refusé à celle-ci de lui communiquer les documents, préférant les transmettre directement à la BCE. La raison ? Arkéa craint tout simplement que la CNCM ne transmette des informations hautement stratégiques à son concurrent au sein de la même maison : le CM11-CIC, regroupement de onze fédérations dont le Crédit Mutuel Centre Est Europe.
« Il y a dans ces plans des informations particulièrement sensibles tels que les principaux clients de Crédit Mutuel Arkéa par ordre d’importance, des données concernant les principaux prêteurs, ce que ferait CM Arkéa s’il était en difficulté, est-ce qu’il céderait par exemple telle filiale…», fait valoir Me Henri Savoie, avocat du Crédit Mutuel Arkéa. Pas question donc pour la banque de les transmettre à l’organe central.

Décision cette semaine

Mais « si la BCE n’obtient pas les documents, il est clair que la Confédération n’existe plus. Le Crédit Mutuel n’existe plus au 31 décembre », lui répond Me Philippe Delelis, avocat de la CNCM. Et d’avancer un courrier de la BCE, daté du 9 août dernier, rappelant l’urgence de la situation. Dans ces conditions, la CNCM demande au juge des référés une astreinte de 50.000 € par jour de retard. La décision sera rendue par le tribunal administratif avant la fin de la semaine.

© Le Télégramme

Crédit Mutuel : la confédération attaque Arkéa en justice

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Enième épisode de la guerre fratricide au sein du Crédit Mutuel. Cette fois, c’est la confédération nationale qui attaque Arkéa, en réclamant des documents à fournir à la BCE. L’audience s’est tenue mardi au tribunal administratif de Rennes.

La bataille se poursuit entre les fédérations du Crédit Mutuel. Ainsi, le quotidien régional Le Télégramme révèle que la confédération a saisi la justice contre le groupe Arkéa. Contacté par cBanque, Arkéa a confirmé cette information. Motif de la plainte : « L’organe central de la banque (…) exige d’Arkéa la communication de documents : un plan de rétablissement et un plan de résolution », lit-on dans le Télégramme.

La confédération doit fournir ces documents à la Banque centrale européenne (BCE) avant la fin 2016. Mais le groupe Arkéa, qui chapeaute les confédérations des Crédits Mutuels de Bretagne, du Sud-Ouest et du Massif central ainsi que plusieurs filiales, refuse : « Il y a dans ces plans des informations particulièrement sensibles tels que les principaux clients de Crédit Mutuel Arkéa par ordre d’importance, (…) ce que ferait CM Arkéa s’il était en difficulté, est-ce qu’il céderait par exemple telle filiale… », justifie Me Henri Savoie, l’avocat d’Arkéa, dans les colonnes du quotidien breton. Le groupe basé à Brest souhaite en particulier éviter que ces informations soient communiquées au CM11-CIC, groupe dominant au sein de la confédération mais qui est vu par Arkéa comme un concurrent à part entière.

La BCE se fait pressante

L’avocat de la CNCM, Me Philippe Delelis, argue de son côté que la confédération se retrouve dans une position critique vis-à-vis de la BCE, évoquant un courrier de la banque centrale pointant « l’urgence de la situation » selon le Télégramme. « Si la BCE n’obtient pas les documents, il est clair que la confédération n’existe plus », alerte l’avocat.

Dans l’âpre bataille opposant le Crédit Mutuel Arkéa à la Confédération nationale du Crédit Mutuel (CNCM), la « dynamique » est actuellement plutôt favorable à cette dernière. La CNCM a en effet annoncé la semaine passée s’être vu confirmer la détention de la marque Crédit Mutuel par l’Office de l’Union européenne pour la propriété intellectuelle, saisi par Arkéa. Aura-t-elle gain de cause une fois encore ? Le suspens sera de courte durée : le juge des référés de Rennes doit prononcer sa décision « avant la fin de la semaine », précise le quotidien régional.

© cbanque.com / BL / Août 2016

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Vitesse de chargement et banques en ligne : comment Fortuneo arrache sa première place.

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Fortuneo prend la première place d’un comparatif de la performance web entre les principales banques en ligne françaises, devant Bforbank et eLCL. Réalisé en juillet 2016 par Dareboost, ce test révèle des écarts de performances encore très significatifs entre les différents protagonistes.

A l’heure où la presse publie les résultats du dernier “stress test” des banques par l’autorité bancaire européenne, chez DareBoost, nous dévoilons les résultats d’un autre test ciblé sur les principales banques en ligne présentes en France et concernant un autre type de “stress” : celui pouvant être généré chez les internautes par le temps de chargement de ces sites web bancaires ! C’est Fortuneo qui finalement se hisse à la première place de ce classement devant Bforbank, et qui distance assez nettement les leaders du secteur comme ING Direct. Cette dernière ne parvenant pas à “transformer” de bons résultats au niveau serveur.

Pour ce comparatif de la performance web des banques en ligne françaises, 7 des principales enseignes présentes sur le marché français ont été sélectionnées et testées quotidiennement durant les deux premières semaines du mois de juillet à l’aide de l’outil d’analyse de sites web (cf. notre méthodologie en fin d’article).
Pourquoi avoir choisi le secteur de la banque en ligne pour un tel test ? Car, à l’instar du eCommerce, la performance web a indéniablement un impact très fort sur le développement de l’activité des banques en ligne. En pleine phase de conquête de clientèle ­ où il s’agit de convaincre un maximum de Français de passer des agences à la banque numérique, avec une relation client presque entièrement dématérialisée ­ il semble évident que l’expérience utilisateur que ces enseignes proposent conditionne fortement leur réussite. Et, à la base de l’expérience utilisateur, on retrouve inévitablement les notions de vitesse de chargement des sites web….

Des écarts significatifs de performance.

Premier enseignement de ce comparatif : même dans un contexte aussi fortement concurrentiel que celui des banques en ligne, les écarts de performance web sont encore très grands. Pour chacun des trois principaux indicateurs retenus, les moyennes des 7 banques sélectionnées sur 13 jours de tests vont au moins du simple au double !

? Sur les temps de réponse serveur (et plus précisément le Time To First Byte, c’est à dire le délai entre l’envoi de la requête demandant la page web et la réception de la première donnée par le navigateur), C’est ING Direct qui mène la danse avec un résultat frôlant la préconisation de Google en la matière (208ms) alors que Monabanq affiche un temps très médiocre de 567ms !

? Côté début d’affichage (Start Render), ING Direct continue sur sa lancée et décroche la seule mesure du comparatif inférieur à la seconde (712ms), soit deux fois moins que Monabanq et eLCL.

? Pourtant concernant le Speed Index, reconnu comme l’indicateur le plus révélateur de la qualité de l’expérience utilisateur (parmi l’ensemble des points mesurables automatiquement), c’est une autre banque en ligne qu’ING Direct qui arrache la première place de notre classement : Fortuneo, à 1264ms soit 400ms de moins qu’ING Direct et la moitié du score d’Hellobank (2546ms), grand perdant de ce comparatif.

Vitesse de chargement et banques en ligne : comment Fortuneo arrache sa première place.

Le poids des images.

Cette “victoire à l’arrachée” de Fortuneo, se joue en fait pour bonne partie sur… le poids des images utilisées dans les pages d’accueil de ces banques en ligne. Pour preuve : d’un côté ING Direct ne parvient pas à transformer les bonnes performances de son infrastructure (meilleur temps de réponse serveur) en proposant une page web dont le poids est composé à 80% par les images, Fortuneo affiche une page nettement plus légère, où les images ne pèsent que 29% de l’ensemble. Même si côté scripts JS, Fortuneo reste légèrement au dessus de la moyenne mondiale, avec 490Ko, la banque en ligne du groupe Crédit Mutuel Arkéa embarque un faible nombre de requêtes et présente globalement une page épurée, constituant un atout indéniable pour la performance web.
Néanmoins, même avec un Speed Index de 1264ms, pas si éloigné que cela de la recommandation de Google en la matière (1000ms), Il reste encore des pistes d’optimisation très simples à mettre en oeuvre pour Fortuneo… Exemple : le format de la police de caractères, ou encore un poids total des images qui pourrait encore être réduit de 30% avec un système d’optimisation automatique !

Méthodologie de ce comparatif.

Du 1er au 13 juillet 2016, les sites web des 7 banques en ligne sélectionnées (Bforbank, Boursorama Banque, eLCL, Fortuneo,Hellobank, ING Direct et Monabanq) ont vu leur performance web testée toutes les heures à l’aide de l’outil DareBoost. Ce dernier se base sur la simulation d’une véritable visite d’internaute, selon des conditions prédéterminées : consultations depuis un ordinateur de bureau équipé d’un navigateur Google Chrome, se connectant depuis Paris, avec une connexion internet comparable à la moyenne des connexions françaises. Les résultats présentés dans le tableau ci­dessus correspondent aux moyennes des résultats collectés toutes les heures entre le 1er et le 13 juillet 2016.

Cette tribune vous est proposée par :
Philippe Guilbert, responsable marketing communication de DareBoost.com startup française propose un service en ligne d’analyse, de surveillance automatique (monitoring) et de conseil en optimisation de la performance des sites web (temps de chargement, SEO, sécurité). Lauréat du trophée 2014 du salon Ecommerce de Paris, DareBoost compte déjà plus de 20.000 utilisateurs gratuits et 300 clients dans plus de 30 pays.
Site web : DareBoost.com

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La marque Crédit Mutuel en question

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Ouest France 17 / 08 / 2016

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Crédit Mutuel : l’Union Européenne déboute Arkéa

Un nouvel épisode dans la « guerre » des Crédits Mutuels vient de tourner à l’avantage de la Confédération. L’Office de l’Union européenne pour la propriété intellectuelle lui reconnaît l’unicité de la marque « Crédit Mutuel » pour l’ensemble du territoire européen.

Saisi par le Groupe Arkéa (fédération des Crédits Mutuels de Bretagne, du Sud-Ouest et du Massif Central), l’Office de l’Union européenne pour la propriété intellectuelle (EUIPO) a estimé, dans la lignée du Conseil d’Etat et du Tribunal de Grande Instance de Paris, que « la marque  »Crédit Mutuel », dont la CNCM détient les droits pour le compte du Groupe Crédit Mutuel, a acquis pour les produits et services bancaires un caractère distinctif sur l’ensemble du territoire francophone de l’Union européenne ».

Cette décision de reconnaître le statut de marque européenne, prise le 11 août dernier, a provoqué la satisfaction de la Confédération nationale du Crédit Mutuel. Dans un communiqué, elle indique qu’ « en tant que détentrice de la marque  »Crédit Mutuel », la CNCM, soutenue par 16 fédérations sur 19, continuera à la défendre et à la promouvoir, tout en affirmant les valeurs qu’elle incarne : solidarité, subsidiarité, identité coopérative et mutualiste qui font du Groupe Crédit Mutuel un des groupes bancaires les plus solides d’Europe. » Un message qu’elle répète à l’envi. De son côté, le groupe Arkéa n’a pas encore réagi.

Baptiste Julien BLANDET