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le Crédit Mutuel reste la marque bancaire disposant de la meilleure image auprès des Français … pourvu que cela dure !

Malgré une petite baisse de forme, le Crédit Mutuel reste la marque bancaire disposant de la meilleure image auprès des Français, selon la 3e vague 2016 du baromètre Posternak-Ipsos. Sa dauphine de toujours, la Caisse d’Epargne, s’en tire moins bien.

Malgré une baisse de 3 points entre juin et septembre, le Crédit Mutuel reste, avec un indice d’image de 60 (1), dans le top 10 des marques préférées des Français. Un classement toujours dominé par Michelin, devant Peugeot et Yves Rocher. A l’inverse, la Caisse d’Epargne, qui a longtemps tenu la dragée haute au Crédit Mutuel, tombe à la 17e place, conséquence d’une baisse de 5 points (50). C’est désormais l’autre grande marque du groupe BPCE, la Banque Populaire, qui est la dauphine du Crédit Mutuel (52 points).

Il y a pire, toutefois, que l’Ecureuil. Longtemps sur le podium, la Banque Postale est reléguée à la 5e place du classement spécifique aux banques, après une chute de 8 points. Autre enseigne nationale traditionnellement appréciée des Français, le CIC perd 6 points. L’écart habituel d’image entre les enseignes mutualistes et les banques commerciales reste d’actualité, et s’agrandit même. Dix points séparent désormais le Crédit Agricole (48) de BNP Paribas (38). Autre constante : la Société Générale reste l’enseigne la moins appréciée des Français. Mais à la faveur d’un bond de 7 points, elle se rapproche désormais de LCL.

Les Français sanctionnent toutes les marques

Malgré ces baisses, le secteur bancaire résiste globalement plutôt mieux que les autres. « Alors que les Français quittent à regret leurs vacances, leur feuille d’impôts les attend à la maison. (…) 67% [d’entre eux] se déclarent pessimistes. C’est 18 points de plus qu’un an auparavant. Rien d’étonnant à ce que le baromètre image des grandes entreprises soit également à la baisse », commente d’ailleurs Claude Posternak, patron de l’agence de communication la Matrice, qui publie le baromètre. « Pour cette troisième vague de 2016, la sanction est sans équivoque : 8 entreprises du top 10, 2 entreprises sur 3 voient leur image reculer. Tous les secteurs sont à la baisse. »

Avec une baisse moyenne de 2 points (2), la banque est donc plutôt épargnée, comme le secteur automobile. La grande distribution (-4) et surtout la téléphonie (-5), avec une très forte baisse de Free (-11), subissent plus nettement les foudres des Français.

Le classement de septembre 2016

Crédit Mutuel (indice d’image 60, -3 entre juin et septembre)
Banque Populaire (52, -2)
CIC (50, -6)
Caisse d’Epargne (50, -5)
La Banque Postale (49, -8)
Crédit Agricole (48, =)
BNP Paribas (38, -3)
LCL (35, -5)
Société Générale (26, +7)
(1) L’indice d’image correspond à la différence entre le pourcentage de sondés déclarant avoir une bonne image et le pourcentage de ceux déclarant avoir une mauvaise image de l’entreprise. Sondage réalisé les 8 et 9 septembre 2016 sur un échantillon national représentatif de la population française, composé de 1.003 personnes âgées de 18 ans et plus. (2) Cette moyenne ne prend pas en compte les scores du CIC et la Banque Postale, qui ne figurent pas parmi les 30 principales marques incluses dans le baromètre.

Vincent MIGNOT cbanque.com

 

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Le Crédit Mutuel Arkéa investit 200 millions d’euros de plus dans les ETI

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La banque lance un troisième fonds pour investir aux côtés des dirigeants d’ETI.(entreprise de taille intermédiaire).
Et, elle accélère dans le capital-innovation.

Jean-Pierre Denis marque à nouveau sa différence. Le dirigeant du Crédit Mutuel Arkéa a annoncé, mardi, le lancement d’un nouveau véhicule d’investissement de 200 millions d’euros pour aider les dirigeants à prendre le contrôle de leur entreprise. Ce véhicule, le troisième du genre depuis 1982, se veut plus ambitieux que les précédents avec des tickets de plus de 10 millions d’euros investis sur le long terme. De plus, la banque multiplie les initiatives dans le capital-risque au travers du fonds et accélérateur de start-up West Web Valley, de la société d’investissement We Positive Invest, ainsi que ses alliances avec les fonds Isai, Raise et Blackfin, D’autres projets novateurs sont en passe d’être annoncés. Selon nos informations Arkéa va soutenir le véhicule d’investissement de la figure du capital-innovation Marie Ekeland, qui veut irriguer l’écosystème des entrepreneurs sur le plan européen.

A contre-courant

A ce jour, le Crédit Mutuel Arkéa a mobilisé près de 1 milliard d’euros de capitaux en faveur des start-up et des ETI, au rythme de 100 à 150 millions d’euros par an. Un mouvement à contre-courant de la place bancaire qui, exception faite de certains mutualistes comme les Caisses d’Epargne – actifs en régions -, s’est massivement désengagé du non-coté ces dernières années en raison de ses contraintes en capital. Le Crédit Mutuel-CIC s’est notamment désengagé de ses activités pour compte de tiers il y a trois ans. Il pèse néanmoins encore près de trois fois plus en capitaux gérés (2,6 milliards d’euros) que le Crédit Mutuel Arkéa. « Nous sommes une banque territoriale qui préfère mobiliser ses capitaux dans l’économie réelle, plutôt que dans les activités de marché », fait valoir Jean-Pierre Denis. Une banque, a-t-il souligné, dont la volonté est d’irriguer « la France entière », et pas uniquement ses territoires à l’ouest. Le groupe Arkéa n’exclut pas de servir les entrepreneurs de l’Est, terre d’élection du Crédit Mutuel-CIC « Nous n’avons pas de limite particulière au nord-est, nous nous adressons au marché français pour être un partenaire de croissance », dit-il. A la différence de ses concurrents, le Crédit Mutuel Arkéa estime pouvoir soutenir cette stratégie « sans dégrader les fonds propres du groupe ». La banque a publié à fin 2015 un ratio de fonds propres durs (CET 1) de 15,8 % pour près de 30 milliards d’euros d’actifs.

Anne Drif, Les Echos

Ce nouveau véhicule, Arkéa Capital Managers, interviendra en fonds propres, via des prises de participations minoritaires dans des entreprises de taille intermédiaire (ETI), avec des tickets supérieurs à 10 millions d’euros.

En entrant au capital de ces entreprises, Crédit Mutuel Arkéa entend jouer le rôle d’« investisseur patient », selon son président Jean-Pierre Denis, en laissant le temps aux managers « le temps nécessaire pour conduire leurs projets de développement et d’investissement ». Cette annonce s’inscrit dans le cadre du plan stratégique à horizon 2020 de la banque, qui s’appuie essentiellement sur les fédérations de Bretagne, du Sud-Ouest et du Massif central du réseau mutualiste et qui souhaite renforcer sa présence auprès des PME et des ETI.

 

Le Crédit Mutuel Arkéa lance un fonds de 200 M€ dédié aux équipes de managers repreneurs

Avec cette initiative, le Crédit Mutuel Arkéa entend permettre à des managers actionnaires minoritaires de prendre le contrôle de leur entreprise auprès de fonds de LBO ou d’actionnaires familiaux et leur laisser le temps nécessaire pour mener à bien leurs projets de développement ou…

Partenaire de référence des entreprises, le Crédit Mutuel Arkéa complète son dispositif de capital investissement avec le lancement d’un nouveau véhicule d’investissement : Arkéa Capital Managers. Doté de 200 M€, Arkéa Capital Managers vise à réaliser des investissements durables et raisonnés pour accompagner le rythme de croissance et de création de valeur des entreprises.

Avec cette initiative, le Crédit Mutuel Arkéa entend permettre à des managers actionnaires minoritaires de prendre le contrôle de leur entreprise auprès de fonds de LBO ou d’actionnaires familiaux et leur laisser le temps nécessaire pour mener à bien leurs projets de développement ou d’investissement.

En dépit d’un contexte économique et réglementaire contraint, le Crédit Mutuel Arkéamarque sa différence et renforce son engagement auprès des entrepreneurs en investissant durablement en fonds propres pour soutenir les belles réussites entrepreneuriales.

Créé pour répondre aux besoins spécifiques des ETI, Arkéa Capital Managers a vocation à accompagner, dans la durée, les équipes de managers dans leurs projets de croissance ou de prise de contrôle de leur entreprise.

Il interviendra en fonds propres, avec des tickets supérieurs à 10 M€, via des prises de participation minoritaires. Doté de 200 M€, Arkéa Capital Managers bénéficie d’un apport en capital de 100 M€ du Crédit Mutuel Arkéa, d’une part, et d’une ligne obligataire de 100 M€ souscrite par Suravenir, la filiale d’assurance-vie et de prévoyance du groupe, d’autre part.

Le lancement d’Arkéa Capital Managers fait directement écho à l’ADN du Crédit Mutuel Arkéa, une banque engagée en faveur du développement durable des territoires :

  • en apportant une réponse aux besoins en fonds propres de grandes entreprises régionales, moteurs de croissance et disposant d’un potentiel de création de valeur ;
  • en investissant aux côtés des dirigeants pour accompagner l’innovation et favoriser la transmission d’entreprise ;
  • en œuvrant au maintien des centres de décision en région ;
  • en contribuant à la création d’emplois dans ses territoires.

Jean-Pierre Denis, Président du Crédit Mutuel Arkéa, commente : « Arkéa Capital Managers, doté d’une capacité d’intervention de 200 M€, vient compléter notre offre dans le domaine du capital investissement. Notre objectif, avec ce nouvel outil, est de mettre à disposition des équipes de managers des moyens leur permettant de conserver ou d’acquérir le contrôle de leur entreprise. Nous interviendrons avec le statut d’un « investisseur patient », en laissant aux managers repreneurs le temps nécessaire pour conduire leurs projets de développement et d’investissement dans des conditions optimales d’accompagnement sous forme d’actionnariat pérenne. Cette initiative, qui s’inscrit dans le cadre de notre projet stratégique « Arkéa 2020 », vient renforcer notre engagement et notre présence, déjà significative, auprès des PME et ETI à fort potentiel de croissance. »

Marc Brière, Président du Directoire d’Arkéa Capital, ajoute : « Avec Arkéa Capital Managers nous disposons désormais, sous la marque Arkéa Capital, d’un modèle universel et complet qui nous permet d’intervenir à la fois, partout en France, et en capital innovation, développement ou transmission. Avec près d’un milliard d’euros d’actifs sous gestion, Arkéa Capital est un acteur majeur du capital investissement en France ».

Grâce à ses différents véhicules d’investissement, fédérés sous la marque Arkéa Capital, le Crédit Mutuel Arkéa est en mesure d’accompagner les dirigeants à toutes les étapes de développement de leur entreprise, depuis la startup jusqu’à l’ETI

 

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Les banques mutualistes

Les banques mutualistes

Quatre grands réseaux français sont organisés selon les principes coopératifs du mutualisme : le Crédit Agricole, la Caisse d’Epargne, le Crédit Mutuel et la Banque Populaire. Ce dernier réseau comprend, également, deux banques coopératives à compétence nationale, la CASDEN (réservée à certaines catégories de fonctionnaires) et le Crédit Coopératif.

Une histoire commune

Les banques mutualistes françaises ont été créées au cours du 19e siècle. Elles avaient toutes, à l’origine, la même vocation : financer l’activité de catégories professionnelles qui n’avaient pas, auparavant, accès au crédit : les agriculteurs pour le Crédit Agricole ou le Crédit Mutuel, les artisans et les petits commerçants pour la Banque Populaire.

Pour cela, les banques mutualistes ont repris un principe relativement simple : associer des personnes physiques ou morales au sein d’un ensemble coopératif, afin de garantir collectivement les prêts individuels accordés aux sociétaires.

Dans la deuxième partie du 20e siècle, ces banques ont considérablement élargi leur champ de compétences, dans la finance, le crédit ou les assurances, jusqu’à devenir aujourd’hui de grands groupes bancaires généralistes et internationaux.

Par le biais de leurs caisses locales, elles restent toutefois des acteurs de développement, en investissant dans des projets locaux ou régionaux, souvent à vocation citoyenne.

Comment sont organisées les banques mutualistes ?

L’organisation des banques mutualistes est souvent complexe. De nombreuses subtilités les différencient les unes des autres. Toutefois, leurs architectures de base sont comparables, avec une construction à deux ou trois degrés, du sociétaire à la caisse nationale, ce qui les différencie de la plupart des autres banques, beaucoup plus centralisées.

La caisse locale (ou Société Locale d’Epargne, ou encore Caisse de Crédit Mutuel) est le fondement de l’organisation coopérative. Son capital social est détenu par ses sociétaires (porteurs de parts sociales), clients ou salariés. Ces derniers sont conviés chaque année à l’assemblée générale de la caisse locale, où ils disposent chacun d’une, et une seule voix, quel que soit le nombre de parts sociales possédées. Ils participent à l’élection des administrateurs qui, durant trois ans, vont les représenter au sein du conseil d’administration de la caisse locale. Celle-ci est une organisation autonome, qui gère son propre budget. En tant que personne morale, elle est elle-même sociétaire de la caisse régionale dont elle dépend.

La caisse régionale (ou fédération au Crédit Mutuel) représente le deuxième échelon. Dans le système mutualiste, c’est déjà une banque de plein droit. Elle collecte l’épargne, distribue les crédits et propose des services bancaires à ses clients. Elle est actionnaire majoritaire de la caisse nationale de son enseigne bancaire.

La caisse nationale représente le sommet de l’organisation. Elle se nomme CASA (Crédit Agricole SA), BPCE (Banque Populaire – Caisse d’Epargne) ou Caisse centrale du Crédit Mutuel. Son activité est diversifiée, via des filiales spécialisées dans la banque d’investissement, les assurances, la gestion d’actifs ou l’immobilier. Elle est le bras financier du groupe bancaire mutualiste.

Par ailleurs, chaque banque mutualiste dispose également d’un organe politique qui défend les intérêts des caisses régionales et gèrent leurs relations. Ce sont les fédérations nationales (ou confédérations, pour le Crédit Mutuel).
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Crédit Mutuel: la guerre à en perdre la réputation

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Engagé sur le terrain judiciaire depuis près de deux ans, le conflit au Crédit Mutuel opposant l’organe central de la banque à l’un de ses affiliés, Crédit Mutuel Arkéa, ne semble pas connaître de limites, au risque, selon des observateurs, d’entacher l’image du groupe et du mutualisme.

Le ton n’en finit plus de monter dans ce qui ressemble de plus en plus à une telenovela opposant deux factions: le CM11-CIC, soit le CIC et 11 des 18 caisses régionales du Crédit Mutuel, et Crédit Mutuel Arkéa, qui s’appuie essentiellement sur les fédérations de Bretagne, du Sud-Ouest et du Massif central du réseau mutualiste.

Dernier épisode: l’adoption mercredi par le conseil d’administration de l’organe central, la Confédération nationale du Crédit Mutuel (CNCM), d’un projet de mécanisme de solidarité financière entre ses diverses entités, en réponse à des exigences de la Banque centrale européenne.
« Inenvisageable » pour Crédit Mutuel Arkéa, qui prépare un recours devant le Conseil d’Etat contre cette mesure.
Le coeur du problème, selon un porte-parole d’Arkéa interrogée par l’AFP, remonte à 1998 lorsqu’il y a eu « confusion entre les mandats des dirigeants de la CNCM et du CIC (devenu ensuite CM11-CIC) », Michel Lucas, alors numéro un du groupe, devenant président de la Confédération et de la plus grosse entité de la banque.

La Confédération, « normalement, est neutre et impartiale, mais dès lors qu’elle est dirigée par l’un des principaux affiliés, cela devient compliqué », estime-t-elle. Après « un certain nombre d’alertes », Arkéa a décidé en octobre 2014 d’attaquer en justice.
– Une dizaine de litiges en cours –

Depuis, plusieurs fronts se sont ouverts:

répartition territoriale de l’activité, utilisation de la marque Crédit Mutuel, concurrence, réforme statutaire, accusations de conflits d’intérêts, contestation de décisions du régulateur. Au total, une dizaine de litiges sont en cours, la quasi-totalité à l’initiative d’Arkéa.

Chez Arkéa, même si l’on a conscience de « parfois passer pour le mauvais élève », on argue qu’au conseil d’administration de la Confédération, « toutes les décisions peuvent être prises sans notre accord », l’affilié ne disposant pas d’une minorité de blocage.

Côté Confédération, « c’est une incompréhension », a affirmé à l’AFP Nicolas Théry, patron du groupe Crédit Mutuel. « On a fait toutes les concessions possibles et imaginables », déplore-t-il, assurant avoir fait des propositions à Arkéa restées lettre morte et leur « avoir réservé 3 sièges sur 18 au conseil d’administration, là où le CM11 en a 9 alors qu’il représente environ 80% du résultat du groupe ».

Seule issue, pour Arkéa : la création d’un deuxième organe central sous son contrôle qui reflèterait institutionnellement « une réalité économique où il existe deux groupes autonomes et concurrents » au sein d’un même ensemble, comme l’explique sa porte-parole.

Impossible, pour l’organe central qui a appelé mercredi, dans une délibération de son conseil d’administration consultée par l’AFP, son affilié rebelle à « reprendre toute sa place » dans la Confédération, tout en lui énumérant les conséquences négatives d’une scission : dégradation de sa notation nuisant à ses conditions de refinancement, perte de la marque et du partage territorial. Des arguments balayés par Arkéa.

– Risque de réputation grandissant –

« Il faudrait que les deux dirigeants, tous deux inspecteurs des Finances, se parlent et remettent tout à plat », avance Eric Lamarque, professeur à l’Institut d’administration des entreprises de Paris. « Peut-être vont-ils se rendre compte que le risque de réputation devient trop grand et qu’il faut arrêter ce genre de bagarres qui ne renvoit pas une bonne image du coopératisme et du mutualisme ».
« Les deux entités sont en concurrence frontale sur certains marchés » et le système mutualiste demande « de l’égalité entre toutes les structures », ainsi qu’un « minimum de coordination ou la capacité à refuser qu’il y ait une offre de l’un sur le territoire de l’autre », développe ce spécialiste du secteur.
Pour un autre spécialiste bancaire, qui souhaite garder l’anonymat, « le modèle mutualiste du Crédit Mutuel n’est pas pur car d’un côté, c’est une société coopérative de personnes — un homme, une voix — mais dans leur mode de gouvernance, les règles sont plus proches de la société de capitaux où les plus gros ont plus de voix que les plus petits », juge-t-il.
Du côté des banques mutualistes, certains s’inquiètent depuis que le conflit déborde sur les questions réglementaires. « Régulièrement, on explique les vertus de notre modèle à la BCE », raconte un concurrent, « devant un tel bazar, le superviseur peut s’interroger, sachant qu’il le considère déjà comme compliqué, et ne pas être favorable au maintien du statut coopératif ».

Source article de l’expansion.l’express

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Arkéa a voté contre la clarification du mécanisme de solidarité nationale au sein du Crédit Mutuel. La Confédération met en demeure Brest «?de respecter les dispositions légales?», et agite le spectre des sanctions.

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Le groupe Crédit Mutuel est désormais au pied du mur. La guerre fratricide que se livrent le Crédit Mutuel Arkéa (les fédérations régionales de Bretagne, Sud-Ouest et Massif central) et la Confédération nationale du Crédit Mutuel (CNCM), la structure de tête du groupe mutualiste, a pris mercredi une nouvelle tournure. En effet, lors du conseil d’administration de la Confédération du 14 septembre, Arkéa, qui veut son indépendance , a voté contre la clarification du mécanisme de solidarité nationale au sein du groupe mutualiste, exigée par la BCE, le nouveau superviseur bancaire européen. Le mécanisme a toutefois été adopté, à la majorité des deux tiers. Mais Arkéa va contester cette décision et former un recours devant le Conseil d’Etat, estimant que « ce mécanisme est illégal et incompatible avec la situation d’autonomie et de concurrence qui existe au sein de l’ensemble Crédit Mutuel »

« Gravité de la situation »

Pour la Confédération, « ce refus s’inscrit dans le prolongement de postures prises depuis deux ans pour provoquer une sécession du Crédit Mutuel Arkéa », notamment le « refus de transmission d’informations prudentielles » ou l’« entrave à l’inspection générale de la Confédération », indique le compte rendu de la délibération du conseil d’administration, que « Les Echos » a pu consulter. Aussi, « devant la gravité de la situation », le conseil d’administration de l’organe central a décidé de manier la carotte et le bâton. Il « en appelle à la responsabilité des dirigeants et élus mutualistes » des fédérations de l’Ouest « pour mettre un terme à une querelle profondément contraire aux intérêts du Crédit Mutuel Arkéa » et les invite « à prendre toute leur place au sein de la Confédération ». Pour cela, le président de la Confédération, Nicolas Théry , a voulu donner des gages, inscrits dans un courrier adressé à Jean-Pierre Denis, le président d’Arkéa. « Aucun groupe régional n’a l’intention d’absorber les activités d’Arkéa » (ni l’informatique, ni les assurances, ni les services des sièges de la caisse fédérale et des fédérations), précise-t-il. Il note également que le mode d’organisation d’Arkéa relève de sa responsabilité sous réserve « de la vérification par l’organe central de la solvabilité et de la sécurité à long terme du groupe » ou encore que les dirigeants du CIC sont prêts à renoncer à l’usage de la marque CIC Bretagne.

Spectre des sanctions

Mais dans le même temps, la Confédération a demandé à son directeur général de « mettre en demeure solennellement » les dirigeants d’Arkéa et de ses fédérations de respecter les dispositions légales et les règles de l’organe central d’ici au 12 octobre. Dans le cas contraire, elle en tirera les conséquences, ce qui pourrait se traduire par la saisine d’un rapporteur indépendant, en vue de sanctions.

La Confédération a également changé de ton en listant les conséquences du « départ souhaité » par les dirigeants d’Arkéa, à savoir notamment la perte de la marque Crédit Mutuel et « la perte du bénéfice du principe de territorialité », ce qui placerait les caisses Arkéa « en concurrence avec les caisses de Crédit Mutuel légalement affiliées à la Confédération », souligne le texte de délibération du conseil d’administration de mercredi.

Evoquant « un chantage », Arkéa « s’étonne de cette menace de sanction après un vote contre lors d’un conseil d’administration ».

À NOTER
La CNCM fait entrer deux administratrices indépendantes à son conseil : Catherine Barbaroux et Anne Leitzgen.

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La réponse d’ ARKEA…

La guerre froide continue entre les deux principales confédérations du Crédit Mutuel. Réuni ce mercredi, le conseil d’administration de la Confédération nationale du Crédit Mutuel (CNCM) a adopté une « clarification du mécanisme de solidarité nationale ». Un mécanisme jugé illégal par Arkéa, qui annonce un recours devant le Conseil d’Etat.

« Ce vote, qui intervient après l’adoption des statuts de la Confédération nationale en mars dernier, permet aujourd’hui à la Confédération nationale de répondre aux exigences formulées en décembre dernier par le superviseur européen », a expliqué la CNCM dans un communiqué.

La Confédération nationale du Crédit Mutuel, organe central du groupe bancaire CM11-CIC, le « Crédit Mutuel de l’Est » basé à Strasbourg, tente en effet de réformer ses statuts pour les rendre compatibles avec le nouveau mécanisme européen de supervision bancaire, qui confie à la BCE le suivi des groupes bancaires dits systémiques. Mais le « Crédit Mutuel Arkéa », le groupe Arkéa basé à Brest, refuse cette réforme, expliquant qu’elle met en danger son autonomie.

Un recours à venir devant le Conseil d’Etat

La réponse d’Arkéa n’a d’ailleurs pas tardé. Dans un communiqué, le groupe bancaire qualifie d’« illégal » ce mécanisme et annonce également son intention de former un « recours devant le Conseil d’Etat ». « Un tel mécanisme de solidarité », poursuit le communiqué, « est en effet inenvisageable entre les groupes Crédit Mutuel Arkéa et CM11-CIC dès lors qu’ils sont autonomes et en situation de concurrence objective et indiscutable sur l’ensemble de leurs métiers, comme le souligne de façon récurrente l’Autorité de la concurrence et comme l’a rappelé, récemment, le tribunal administratif de Rennes. » Arkéa argue en outre que ce mécanisme aurait dû être adopté avec l’accord de l’ensemble des parties prenantes.

Les nouveaux statuts de la CNCM ont été approuvés en mars par le régulateur du secteur financier, l’ACPR, et le ministère des Finances. Plus récemment, le tribunal administratif de Rennes a rendu une décision favorable à l’autonomie d’Arkéa. Sur le terrain juridique, les deux entités se battent également pour l’usage de la marque Crédit Mutuel. Arkéa souhaiterait en effet un divorce définitif, tout en continuant à exploiter commercialement cette marque. Ce que le CM11-CIC refuse catégoriquement.
cbanque.com

 

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le petit guide du numérique à l’usage des syndicalistes et autres représentant du personnel

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extrait

Watson est déja utilisé  en médecine pour affiner les diagnostics en intégrant l’ensemble des données concernant le patient. Dans la banque, le Crédit Mutuel vient de signer avec IBM pour développer, sous Watson, un système de réponses automatiques aux questions du client. Watson comprendra la question, quelle que soit la fac?on dont elle est posée, et fournira une réponse personnalisée en fonction du profil du client. Le Crédit Mutuel espère que le système pourra traiter 90% des questions et assister le conseiller en clientèle pour les 10% restants. Avec un tel système, les traditionnelles FAQ appartiennent à la préhistoire.

Il est trop tôt pour juger, mais l’IA est sans doute le prochain horizon du numérique. Son potentiel de destruction d’emplois est évident. De nouveaux services apparaitront-ils pour compenser ces emplois perdus ? Telle est la question, qui n’a rien d’élémentaire, mon cher Watson.

 

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