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LinkedIn Top Startups 2018: Les 25 startups les plus attractives en France

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La majorité des entrepreneurs ont un point commun: ils se lancent avec une idée, mais surtout la conviction que leur concept est novateur, voire révolutionnaire. Certes, cela ne fonctionne pas toujours. Mais quand leurs ambitions se réalisent, leurs innovations peuvent bousculer toute une industrie, transformer notre façon de travailler ou de vivre. C’est justement parce qu’ils peuvent révolutionner le monde de demain qu’il nous paraît essentiel de mieux connaître ces startuppers et ceux qui ont choisi de les suivre dans cette aventure entrepreneuriale.

Dans ce classement LinkedIn Top Startups, nous mettons donc en lumière ces jeunes pousses qui sont à la pointe des innovations en France. Comme toujours dans nos classements, nous avons étudié les données générées par les milliards d’actions des 16 millions de membres sur LinkedIn en France, 575 millions dans le monde. Nous nous sommes penchés sur quatre critères: la croissance des effectifs, les interactions sur la plateforme avec l’entreprise et ses employés, l’intérêt pour les offres d’emploi diffusées par la startup et enfin, sa capacité à attirer les talents parmi les grands groupes, ceux-là mêmes qui figurent dans notre autre classement phare LinkedIn Top Companies.

Autrement dit, quelles sont ces startups qui réussissent à attirer l’attention et susciter l’intérêt des meilleurs talents aujourd’hui en France? Pour faire partie de ce classement LinkedIn Top Startups, les entreprises doivent avoir moins de 7 ans d’existence, compter 50 salariés ou plus, être indépendantes et privées, avoir leur siège social en France. Pour en savoir plus, je vous invite à lire la méthodologie détaillée en bas de cet article. Retrouvez aussi les classements LinkedIn Top Startups aux États-Unis, au Canada, en Australie, en Allemagne, au Royaume-Uni au Brésil et en Inde, pour découvrir de nombreuses idées innovantes partout dans le monde.

Ces jeunes pousses continueront-elles à croître aussi vite et à disrupter le monde d’aujourd’hui et de demain? Difficile à prédire, une chose est sûre: elles attirent déjà de nombreux talents et suscitent bien des convoitises. Peut-être contribuez-vous vous-même déjà à leur succès? Découvrez ci-dessous qui sont ces startups les plus attractives de France en 2018 et rejoignez le débat en utilisant #LinkedInTopStartups.

Voici les 25 startups les plus en vue en France, cette année.

Les DRH en rêvaient, PayFit l’a fait: La fintech a développé un logiciel pour automatiser la gestion de paie et les déclarations sociales. Plus de 2.000 entreprises telles que Heetch ou Doctolib ont déjà adopté cette solution | Effectifs: 121* | Siège social: Paris | Recrutement: si vous postulez chez PayFit, attendez-vous à participer à un « Beer & BBQ test », un apéro hebdomadaire où les employés viennent tester les candidats.

Lire notre article sur l’écosystème français de la fintech

Découvrir les offres d’emploi chez Payfit

Tremblez, Apple et Amazon: Un assistant vocal intelligent, comme Siri ou Alexa. Contrairement à ses concurrents américains, le programme fonctionne sans envoyer les données des utilisateurs dans le cloud, et respecte donc leur vie privée. Un pari fou sur le point de se réaliser: Snips doit sortir son 1er assistant grand public fin 2019. | Effectifs: 72* |Siège social: Paris | Armée de robots: 16.000 développeurs utilisent les outils Snips pour bâtir leurs propres assistants personnels.

Découvrir notre enquête sur les coulisses de Snips

En savoir plus sur Snips

En toute simplicité: Un compte bancaire ouvert en moins de 5 minutes pour 9 euros par mois. La néobanque des freelances et des startuppers a parfaitement cerné les demandes de sa cible, puisqu’elle compte déjà 25.000 clients. | Effectifs: 79* | Siège social: Paris | Hypercroissance: Depuis le lancement du produit à l’été 2017, les effectifs ont quadruplé, au point que l’équipe a dû déménager dans un bureau de 1.000 mètres carrés situé à deux pas de la Bourse à Paris.

Lire notre article sur l’écosystème français de la fintech

En savoir plus sur Qonto

Uber du camion: A ses débuts, cette plateforme mettait en relation les professionnels du transport routier et les entreprises pour expédier ponctuellement des articles. Désormais, avec son nouveau statut de “commissionnaire de transport”, la jeune pousse gère des flux réguliers de marchandises, et concurrence ainsi des géants comme Geodis ou Bolloré. |Effectifs: 63* | Siège social: Paris | Ambition européenne: Everoad vient d’abandonner son ancien nom (Convargo) pour se lancer sur le marché européen, avec dans le viseur l’ouverture de plusieurs bureaux cette année.

Découvrir les offres d’emploi chez Everoad

PC du futur: Ces Frenchies ont créé Shadow, un ordinateur surpuissant mais… virtuel. Ses 25.000 utilisateurs n’ont qu’à se connecter à internet pour accéder à des processeurs hauts de gamme. Avec cette solution (qui vise d’abord les gamers), finis le matériel encombrant et l’obsolescence programmée. | Effectifs: 123** | Siège social: Paris | Culture quiz: Chaque candidat à l’embauche doit répondre à un test mélangeant culture générale et questions décalées, le nombre de mauvaises réponses définissant le nombre de salariés présents à l’entretien final.

Découvrir les offres d’emploi chez Blade Shadow

Agence-startup: Cette jeune agence s’est donné pour mission de “faire émerger une culture de l’innovation” dans les entreprises. Sa différence? Des salariés jeunes au profil entrepreneurial ou technique (44% des effectifs, selon les données LinkedIn Premium) qui lui permettent de se démarquer dans la jungle des cabinets de conseil en transformation digitale. | Effectifs: 293* | Siège social: Paris | Rencontre au sommet: Chaque trimestre, tous les salariés sont conviés à l’Open Wemanity Day, une journée de conférences, d’ateliers et de “serious games loufoques”.

Découvrir les offres d’emploi chez Wemanity

Cocorico: C’est notre Navya national qui a commercialisé le 1er véhicule autonome de l’Histoire. 67 de ces navettes électriques ont été vendues dans le monde. L’aventure continue, avec une entrée en Bourse en juillet 2018 et le lancement d’un robot-taxi qui, avec un prix de 350.000 euros, pourrait contribuer à démocratiser les voitures sans chauffeur. |Effectifs: 197 | Siège social: Villeurbanne (69) | Made in USA: Si son siège se situe près de Lyon, Navya a installé ses équipes de R&D à Paris, et sa dernière usine à City of Saline, aux Etats-Unis.

Découvrir les offres d’emploi chez Navya Group.

Ici, la navette Navya dans le quartier de Confluence à Lyon.

Allô chef: Cette pépite a dépoussiéré la téléphonie d’entreprise, avec sa technologie qui permet de créer un call center en 3 minutes (sans matériel) ou d’intégrer des appels vocaux sur les plateformes de messagerie comme Slack. La startup gère aujourd’hui plusieurs millions d’appels quotidiens. | Effectifs: 152** | Siège social: Paris | Défilé de recrues: Aircall embauche en moyenne 10 personnes par mois, entre Paris et New York, dont notamment des profils de commerciaux (+386% en un an selon les données LinkedIn Premium).

Découvrir les offres d’emploi chez Aircall

La caisse du futur: Plus de 5.000 commerçants de 35 pays sont abonnés à la caisse enregistreuse sur iPad de Tiller Systems. Elle leur permet, outre la prise de commandes et l’encaissement, de suivre leurs ventes en temps réel et d’intégrer des outils numériquescomme LaFourchette. Soit au total plus de 200 fonctionnalités! | Effectifs: 145* | Siège social: Paris | Alerte CDI: La croissance de la startup est telle (+30% par mois!) qu’il est prévu de doubler les effectifs d’ici juillet 2019.

Découvrir les offres d’emploi chez Tiller Systems

Recyclage high-tech: Cette marketplace du reconditionné réunit des vendeurs d’appareils remis à neuf (du smartphone au grille-pain, en passant par la console de jeu) et offre une garantie sur tous les produits. La startup vient de lever 41 millions d’euros pour conquérir les Etats-Unis. | Effectifs: 111* | Siège social: Paris | Développement personnel: 92% des salariés de l’équipe produit ont l’impression de progresser et d’apprendre chez Back Market, selon les avis du site Choosemycompany.com.

Découvrir les offres d’emploi chez Back Market

Armée de free: 60% des entreprises du CAC 40 utilisent Malt** quand ils ont besoin de freelances pour des missions. Il faut dire que 90.000 travailleurs indépendants sont inscrits sur cette plateforme, qui vient de se lancer en Espagne, et devrait s’attaquer à la Belgique, à l’Allemagne et aux Pays-Bas en fin d’année. | Effectifs: 70** | Siège social: Paris | Ca promet: Avant son arrivée, chaque nouvelle recrue reçoit une vidéo de bienvenue réalisée par sa future équipe.

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Super-intranet: L’éditeur de logiciels vend un outil regroupant la suite Google (Gmail, Docs, Drive…) et un portail d’entreprise intelligent, qui facilite notamment le travail en groupe à distance. Recommandé par Google, ce hub est utilisé par les chercheurs d’Air Liquide, le top management de Veolia, et les 40.000 employés de Colgate-Palmolive. |Effectifs: 129* | Siège social: Tassin (69) | Worldwide: En plus de son siège lyonnais, LumApps a ouvert 8 bureaux, de Paris à Tokyo et compte encore renforcer sa présence à l’international.

Découvrir les offres d’emploi chez LumApps

Smart home: Ce spécialiste de la maison connectée a déjà conçu 13 produits intelligents: station météo, caméras de sécurité, moniteur d’air… Le groupe Legrand (entré au capital de la startup en 2015) a choisi la startup pour concevoir sa gamme de prises et interrupteurs intelligents “Celiane with Netatmo” | Effectifs: 201* | Siège social: Boulogne-Billancourt (92) | Avis aux technophiles: Tous les nouveaux arrivants (y compris les apprentis et les stagiaires) reçoivent plusieurs produits Netatmo en cadeau de bienvenue.

Découvrir les offres d’emploi chez Netatmo

Plus qu’un Airbnb du bureau: Besoin d’un lieu pour un séminaire, une réunion ou formation? Bird Office propose plus de 8.500 sites à louer en France, Suisse, Luxembourg et Belgique, et se charge même des services de restauration ou d’hôtellerie. Toutes les démarches se font en ligne. Avec plus de 9.000 clients, le chiffre d’affaires croît de plus de 40% par mois. | Effectifs: 56* | Siège social: Paris | Bienvenue dans le nid: Chaque nouvelle recrue, appelée “Bird”, reçoit des goodies dont des chaussettes et répond à un portrait chinois qui servira à dessiner son avatar.

Découvrir les offres d’emploi Bird Office

Suivez vos colis à la trace: Plus de 1.000 transporteurs connectés, 3 millions de chargements suivis en temps réel par an… De nombreux grands groupes en Europe (dont Leroy Merlin, Faurecia ou Saint-Gobain) ont adopté ce logiciel. Il leur permet de savoir exactement où se trouvent leurs marchandises et, ainsi, d’améliorer leur logistique. |Effectifs: 67* | Siège social: Paris | Embauches en vue: Plus de 70 recrutements en CDI sont prévus en 2019. Tous les heureux élu seront accueillis par un “Happiness Manager” et un parrain choisi parmi les employés.

Découvrir les offres d’emploi chez Shippeo

En finir avec le cash: Grâce à sa solution de paiement mobile, Lydia a déjà séduit 1,3 million d’utilisateurs. L’application fait un tabac auprès des 18-35 ans, attirés par des fonctionnalités gratuites comme le transfert d’argent en un clic. | Effectifs: 50 | Siège social: Paris | Croissance rapide: sur l’année 2018, Lydia a prévu 25 recrutements dans l’IT, le marketing et les ressources humaines. | Lire notre article sur le succès des fintech tricolores.

Découvrir les offres d’emploi chez Lydia

De l’argent frais pour les PME: Avec Lendix, les entreprises qui peinent à se financer auprès des banques savent enfin vers qui se tourner. Sa solution de crowdlending (financement auprès de particuliers) a déjà permis de lancer plus de 500 projets d’entreprises pour un montant de prêts de 200 millions d’euros. | Effectifs: 82* | Siège social: Paris | A la conquête de l’Europe: Lendix, qui a levé 32 millions d’euros en juin, recrute à Paris, Madrid, Milan, Amsterdam et Francfort. | Lire notre article sur le succès des fintech tricolores.

Lire notre article sur l’écosystème français de la fintech

En savoir plus sur Lendix

Le marketing d’influence pour tous: Cette plateforme met en relation des influenceurs et des marques souhaitant promouvoir leurs produits sur Instagram ou Youtube, bousculant ainsi les règles de la publicité. Chaque année, 250.000 photos et vidéos sont postées sur les réseaux sociaux via les campagnes Octoly. | Effectifs: 89* | Siège social: Paris | Cohésion d’équipe: Une fois par mois, 5 employés sont chargés d’organiser une “Octoly Fest” autour d’un thème qu’ils ont choisi afin de renforcer les liens entre collaborateurs.

Découvrir les offres d’emploi chez Octoly

Silence, ça tourne: Avec ses solutions de recrutement en vidéo, Easyrecrue aide les RH à présélectionner les candidats. Implantée dans 7 pays européens, la startup revendique 500 clients (Carrefour, AccorHotels, Axa…), tandis que 150.000 candidats ont déjà utilisés ses services. Pour étoffer son offre, Easyrecrue vient de racheter Playbots, spécialiste des chatbots. | Effectifs: 87* | Siège social: Paris | Cooptation: Easyrecrue organise régulièrement des afterworks « Coopt’un pote » pour permettre aux employés de présenter des personnes de leur réseau aux managers. Chez Easyrecrue, 30% des nouvelles embauches le sont par cooptation.

Découvrir les offres d’emploi chez Easyrecrue

Penser comme une startup: A la fois cabinet de conseil et centre de formation en “product management”, Thiga aide les grandes entreprises à adopter les pratiques agiles des startupspour concevoir des produits innovants. Dernière acquisition en date pour la startup, qui cherche à se développer rapidement: la “growth agency” Akamis. | Effectifs: 70* | Siège social: Paris | Valeurs: L’humour, la bienveillance, l’excellence et le partage de la connaissance. La startup est 5è de sa catégorie au classement HappyatWork, qui évalue le bien-être au travail des employés.

En savoir plus sur Thiga

Le design thinking revisité: Pionniers de l’UX-design en France, UX-Republic aide les entreprises à concevoir des solutions désirables par le consommateur, réalisables techniquement et viables économiquement. La startup vient d’ouvrir un bureau à Bordeaux où elle prévoit de recruter 25 collaborateurs. | Effectifs: 93* | Siège social: Paris | Echange de savoirs: Chaque nouvelle recrue débute par l’UX-Day, des ateliers de montée en compétences où les plus expérimentés forment les plus juniors.

Découvrir les offres d’emploi chez UX-Republic

Faites de beaux rêves: Après 4 années de recherche en neuroscience et une vingtaine de brevets déposés, Dreem commercialise le 1er bandeau connecté capable d’optimiser le sommeil. La startup, qui a levé 35 millions d’euros en juin, ambitionne de se développer en Europe et aux Etats-Unis. | Effectifs: 102* | Siège social: Paris | Intégration: Chaque nouveau venu, du stagiaire au top manager, bénéficie d’un process d’intégration comprenant dizaine de rendez-vous avec les personnes clés de l’entreprise.

Découvrir les offres d’emploi chez Dreem

Communauté de codeurs: Abbeal s’appuie sur sa communauté pour aider les entreprises dans leur transformation numérique. La startup a lancé Abbeal Valley fin 2017, un programme permettant de financer des projets innovants portés par ses collaborateurs. Dernier projet incubé: Strabo, une plateforme qui permet de trouver des compagnons de voyage. | Effectifs: 63* | Siège social: Paris | Apprendre constamment: Pour développer leurs expertises, tous les employés ont un accès illimité à des plateformes de formation techniques payantes (Udemy, Eghead…).

En savoir plus sur Abbeal

Au service du BTP et de l’industrie: Cabinet de conseil en ingénierie spécialisé dans les grands projets (construction, infrastructure, génie civil…), AptiSkills, connaît une croissance rapide avec plus de 300 recrutements sur les 12 derniers mois. Après Lyon et Paris, la startup a ouvert cette année des bureaux à Marseille et Bordeaux. | Effectifs: 468 | Siège social: Lyon | Parier sur la personnalité: chose rare dans le conseil, 90% des recrutements se font sur la personnalité du candidat et non uniquement sur ses compétences pour répondre au besoin spécifique d’un client.

En savoir plus AptiSkills

Transport du futur: Sa navette sans conducteur EZ10 révolutionne la mobilité urbaine. Elle peut accueillir 15 passagers et circuler à 25 km/h. 85 circulent déjà à travers le monde (Chine, Dubaï, Etats-Unis…) transportant 320.000 passagers sur 350.000 km. La startup développe aussi des véhicules industriels autonomes, 2 d’entre-eux équiperont le site PSA à Sochaux début 2019. | Effectifs: 116* | Siège social: Toulouse | Besoin de talents: Easymile, qui vient de lever 6,5 millions d’euros, prévoit 40 recrutements sur les 12 prochains mois, notamment à Toulouse, Berlin et Denver.

Découvrir les offres d’emploi chez EasyMile

Partagez ce classement et vos réactions sur les 25 Top Startups françaises de cette année en utilisant le #LinkedInTopStartups

Méthodologie

Pour établir ce classement, LinkedIn évalue les startups (pas forcément clientes de LinkedIn) dans quatre domaines: croissance des effectifs, interactions sur la plateforme, intérêt pour les offres d’emploi et attraction des meilleurs talents. La croissance des effectifs est mesurée par le pourcentage d’augmentation des effectifs sur un an, qui doit être au minimum de 15%. Les interactions correspondent au nombre de vues et d’abonnés à la page LinkedIn de la startup parmi les non-salariés, ainsi que le nombre de non-salariés qui ont consulté les profils des employés de la startup. L’intérêt pour les offres d’emploi prend en compte la fréquence à laquelle les candidats consultent les offres d’emploi (diffusées gratuitement ou payantes) et y postulent. L’attraction des meilleurs talents est mesurée via le nombre d’employés que la startup a débauché des entreprises du classement LinkedIn Top Companies, rapporté à l’effectif global. Les données sont lissées pour toutes les startups éligibles. Les informations concernent la période du 1er juillet 2017 au 30 juin 2018.

Pour être éligibles, les entreprises doivent être indépendantes et privées, compter 50 salariés ou plus, avoir 7 ans ou moins, et avoir leur siège social dans le pays de la liste sur laquelle elles apparaissent. Ont été exclus: les cabinets de recrutement, les think-tanks, les associations, les accélérateurs et les organismes publics.

Auteurs: Tiffany Blandin, Sandrine Chauvin et Mehdi Ramdani. Credits photos: Blade, Navya, Malt, Octoly, Dreem. Image de couverture: Stocksy/ALTO Images.

* Nombre d’employés selon les données LinkedIn Premium.

** Nombre d’employés selon les données fournies par l’entreprise.

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Crédit Mutuel, CIC, Banque Populaire, ces banques championnes de l’image

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Les Français continuent à afficher leur nette préférence pour les banques mutualistes, Crédit Mutuel largement en tête. Les banques en ligne, elles, ont encore du mal à décoller.

Quel est le point commun entre le Crédit Mutuel et Orange ? Oui, les deux entreprises s’intéressent à la fois au marché de la banque et à celui de la téléphonie. Mais ce n’est pas tout : en termes d’image de marque, toutes deux dominent outrageusement leur secteur économique, comme le montre la dernière vague du baromètre Posternak-Ifop (1).

Côté télécoms, l’image d’Orange (18e du classement) dépasse de 14 points celle de son premier concurrent, Free (25e). Côté banques, le Crédit Mutuel (8e), seul établissement bancaire d’un top 10 toujours dominé par l’automobile (Michelin, Citroën, Peugeot), « reste le leader incontesté du secteur avec 11 points d’avance sur ses premiers concurrents mutualistes Banque Populaire et Caisse d’Epargne, et plus de 20 points sur les banques capitalistes traditionnelles », constate Claude Posternak, commanditaire du sondage. Le CIC – filiale de CM11, principale confédération du Crédit Mutuel – se maintient de son côté à la deuxième place. A égalité, les deux principales enseignes du groupe BPCE, la Banque Populaire et la Caisse d’Epargne, complètent le podium.

Orange Bank ne décolle pas

Plutôt appréciée des Français dans les télécoms, Orange l’est moins dans les services financiers. Sa filiale bancaire reste en effet scotchée à la dernière place du classement. Orange Bank, lancée il y a moins d’un an, paye ici sans doute sa jeunesse. Toutefois, dans une conjoncture plutôt favorable (+6 points d’image pour le Crédit Agricole, +4 pour la Banque Populaire et BNP Paribas), elle stagne et voit même la Société Générale, en hausse de 3 points, prendre ses distances.

Même constat pour Boursorama Banque : le leader de la banque en ligne, avec plus d’1,5 million de clients depuis cet été, n’avance plus et voit même le Crédit Agricole lui souffler la 5e place du classement des banques.

Le classement de l’image des banques au 3e trimestre 2018

  1. Crédit Mutuel (indice d’image de 67, =)
  2. CIC (59, +2)
  3. Banque Populaire (56, +4)
  4. Caisse d’Epargne (56, -1)
  5. Crédit Agricole (54, +6)
  6. Boursorama (49, =)
  7. La Banque Postale (49, +3)
  8. BNP Paribas (46, +4)
  9. LCL (44, =)
  10. Société Générale (40, +3)
  11. Orange Bank (34, =)

(1) Sondage réalisé les 6 et 7 septembre 2018 sur un échantillon national représentatif, composé de 1 006 personnes âgées de 18 ans et plus. L’indice d’image correspond à la différence entre le pourcentage des interviewés déclarant avoir une bonne image et le pourcentage des sondés ayant une mauvaise opinion de l’enseigne.

Vincent MIGNOT
En savoir plus sur https://www.cbanque.com

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IMPÔT A LA SOURCE – Des hics dans la banque

Le prélèvement à la source intéresse les salariés ayant perçu des bonus différés. Et ceux qui verront, comme chez BNP Paribas, leur 13e mois se diluer dans la manœuvre.

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Si le prélèvement à la source (PAS) a récemment fait couler un peu d’encre dans le secteur bancaire, ce n’est pas à cause du dispositif lui-même, ni des récents atermoiements du gouvernement qui, jusqu’au 4 septembre dernier, auront fait planer le doute sur son entrée en vigueur effective le 1er janvier 2019. Car pour la plupart des syndicats, « c’est un non-sujet ». Que l’on en soit content ou pas, « cela ne change rien en termes de rémunération globale », tranche Régis Dos Santos, président national du SNB/CFE-CGC.

Mais le PAS va bel et bien réduire le montant du net à payer sur les bulletins de salaire, pouvant laisser craindre, du côté des DRH, des négociations annuelles obligatoires (NAO) 2019 un tantinet plus revendicatives. Et cette réforme – concomitante à la hausse de la CSG et à la suppression des cotisations salariales d’assurance-maladie et d’assurance-chômage – est l’occasion, pour certaines entreprises, de remettre leur mode de rémunération à plat : « Il y a eu des audits, des cartographies des traitements, et c’est sans doute le bon moment pour s’assurer de la conformité de la paie, considère Colin Bernier, associé responsable du département People Advisory Services chez EY Société d’Avocats. D’une manière générale, l’une des réponses les plus notables aux effets du PAS a été la décision de certaines entreprises de lisser le 13e mois pour augmenter le net à payermensuel. »

Dans le secteur bancaire, c’est BNP Paribas qui a dégainé la première en annonçant le versement du 13e mois en 12 mensualités à compter de 2019, comme le permet l’article 47 de la convention collective de la banque (1). Cette décision unilatérale de l’employeur a fait l’objet, cet été, d’une information-consultation du comité central d’entreprise. Raisons invoquées par la banque : c’est « un projet d’évolution des modalités de versement du salaire de base, qui va permettre de limiter l’impact du PAS sur la trésorerie du collaborateur ». « Un aménagement simplificateur » qui va aussi « améliorer la lisibilité du bulletin de paie ».

Dont acte. Du moins pour la CFDT : « Plutôt que de prendre position pour ou contre cette mesure, nous avons préféré alerter la direction sur certaines difficultés de mise en œuvre », explique Damien Marthon, délégué syndical national CFDT. Mais les autres organisations syndicales représentatives ont voté contre. « On nous a expliqué qu’il s’agissait d’éviter un choc psychologique aux salariés, qui seront confrontés à un manque à gagner sur leur fiche de paie », raconte François Besnard, délégué syndical national CGT. Argument qui, selon lui, ne manque pas de sel. Le syndicat a d’ailleurs consulté lui-même les salariés via un sondage papier et électronique, la direction ayant refusé l’organisation d’un référendum : « Nous avons eu 2.000 réponses, dont 90 % contre le lissage. »

DRH, l’accompagnement essentiel

Damien Marthon le reconnaît lui-même : « Les salariés sont partagés sur cette mesure. » Il faut dire que le 13e  mois, versé en novembre, permettait aux bas salaires d’aborder plus sereinement les fêtes de fin d’année, considère François Besnard. Et le syndicaliste CGT doute fort que « ceux qui touchent 1.800 ou 2.000 euros parviennent à épargner suffisamment chaque mois » pour s’y retrouver. Autre problème soulevé par cette « dilution » : jusqu’ici, le 13e mois pouvait être utilisé pour financer l’achat de jours de congé supplémentaires (par tranches de cinq jours), disposition permise par un accord datant de 1995 relatif à la mise en place de formules de temps à la carte. Cependant, « la direction s’est engagée à mettre en place un système d’étalement afin de ne pas pénaliser les salariés concernés. Et nous ne lâcherons pas sur ce point », prévient Damien Marthon.

D’autres questions subsistent concernant, par exemple, les avances sur le 13e mois ou encore l’intégration des augmentations individuelles en cours d’année dans le calcul du 13e mois. François Besnard, lui, s’interroge toujours sur l’intérêt du lissage. Il estime tout de même que d’autres établissements pourraient emboîter le pas à BNP Paribas. Pour l’heure, rien à signaler, du moins selon plusieurs syndicats du secteur.

Pas sûr, cependant, que le prélèvement à source passe comme une lettre à la poste auprès des salariés. L’accompagnement des DRH sera, à cet égard, essentiel. En outre, l’année blanche comporte encore… des zones grises ! L’enjeu, pour Colin Bernier, étant de « savoir si tous les éléments de rémunération perçus en 2018 sont, ou non, éligibles au CIMR », le crédit d’impôt modernisation du recouvrement (2) (lire l’entretien). En sont exclus, notamment, les sommes perçues au titre de la participation ou de l’intéressement non versées sur les plans d’épargne entreprise (PEE, Perco) ou retirées d’un plan d’épargne en dehors des cas légaux de déblocage ; et la monétisation de droits inscrits sur un compte épargne-temps au-delà de dix jours (3). De quoi inciter de nombreux salariés à se pencher sur la question.
11/10/2018 L’AGEFI Hebdo

(1) L’article stipule que « l’entreprise peut opter, après consultation des représentants du personnel, pour un versement des salaires de base annuels en 12 mensualités égales ».
(2) Afin d’éviter la double imposition, en 2019, des revenus de 2018, et de ceux de 2019 via le prélèvement à la source.
(3) https://www.economie.gouv.fr/prelevement-a-la-source/2018-annee-de-transition

 

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Néobanques : la garantie des dépôts ne couvre pas la faillite des comptes de paiement

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L’argent déposé sur votre compte Nickel, Lydia ou Revolut est-il, comme votre compte courant classique, protégé à hauteur de 100 000 euros ? Que se passe-t-il si la banque qui abrite les fonds collectés par la néobanque dépose le bilan ? Ces questions, nous les avions posées il y a près de 2 ans au Fonds de garantie des dépôts et de résolution mais le débat n’avait pas été tranché. C’est désormais le cas.

Pas de condition d’éligibilité, une ouverture de compte ultra-rapide et des tarifs clairs et compétitifs : les néobanques intéressent, de fait, une part croissante de la population. En atteste le succès du compte Nickel qui, moins de 5 ans après son lancement, vient de franchir la barre symbolique du million de comptes ouverts. Il faut dire que les prestations des néobanques ressemblent à celles des établissements traditionnels : carte bancaire, émission et réception de virement, paiements et retraits en France comme à l’étranger… Le b.a.-ba des services que l’on demande à sa banque ! Effectivement, du point de vue du client, seules l’impossibilité d’être à découvert et l’absence de chéquier peuvent permettre de distinguer un compte Nickel, Revolut, N26 ou encore C-zam d’un compte courant dans une banque de plein exercice. Il existe pourtant une différence fondamentale : le mécanisme de protection des clients en cas de faillite.

La garantie des dépôts activée pour les seuls établissements de crédit

Les « vraies » banques – concrètement les enseignes disposant d’un agrément d’établissement de crédit délivré par l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR) – adhèrent et cotisent au Fonds de garantie des dépôts et de résolution (FGDR). Résultat, si une banque fait défaut, ce fonds va débloquer les avoirs nécessaires pour permettre le remboursement de ses clients, dans la limite de 100 000 euros par déposant (un plafond indépendant est appliqué pour les livrets d’épargne réglementée hors Livret Jeune). Un tel système de garantie n’est pas propre à la France, chaque pays de l’Union européenne est doté d’un fonds national. Par ailleurs, la mise en place d’un système européen de garantie, en cas de défaut d’une banque systémique, fait régulièrement l’objet de discussion à Bruxelles.

Mais cette protection ne s’applique qu’aux seuls dépôts bancaires, ce que n’est pas – juridiquement – l’argent hébergé sur un compte de paiement d’une néobanque. « La garantie des dépôts couvre les établissements de crédit. Sans agrément d’établissement de crédit délivré par l’ACPR, les dépôts ne sont pas couverts », nous a ainsi résumé Thierry Dissaux, président du directoire du FGDR. « Les clients ne pensent pas toujours à s’interroger sur le statut et les modes de couverture de ces nouveaux acteurs. Ils ont l’impression d’utiliser des services de nature bancaire, mais derrière, ce ne sont pas nécessairement des établissements de crédit qui sont aux commandes », poursuit-il. Or, « les comptes des clients d’un établissement de paiement ne sont en aucun cas couverts par la garantie des dépôts en cas de faillite de l’établissement de paiement ».

Dans le détail toutefois, le mécanisme de couverture n’est pas aussi binaire. Selon la nature de la néobanque et l’origine du défaut, le FGDR peut indemniser ses utilisateurs.

C-zam couvert via Carrefour Banque

Le critère déterminant dans le déclenchement du fonds de garantie des dépôts est l’agrément de l’enseigne qui fait faillite : celle-ci doit être un établissement de crédit. De fait, les néobanques qui s’avèrent être des marques commerciales de « vraies » banques sont prises en charge par le FGDR. « Les services de banque en ligne, comme C-Zam ou Hello Bank, délivrés par des établissements de crédit agréés en France, respectivement par Carrefour Banque et BNP Paribas, sont couverts par la garantie des dépôts au titre de l’agrément bancaire de leur distributeur », détaille le président du directoire du FGDR. Dans cette catégorie, on retrouve également le compte Eko fourni par le Crédit Agricole, ou la récente offre Enjoy des Caisses d’Epargne.

S’agissant d’offres commerciales d’établissement de crédit, les dépôts sur ces néobanques s’ajoutent aux autres avoirs détenus dans cette banque, l’ensemble étant garanti à hauteur de 100 000 euros. Concrètement, si un client détient respectivement 51 000 euros et 47 000 euros sur un livret et un compte à terme Carrefour Banque et 10 000 euros sur un compte C-zam, soit 108 000 euros en tout, celui-ci perdrait 8 000 euros en cas de faillite de Carrefour Banque.

Les clients de N26 protégés par le fonds allemand

Deuxième catégorie de néobanque : les établissements de crédit qui délivrent des services de paiement à l’étranger. C’est le cas de N26. Dans son pays d’origine, en Allemagne, N26 est une banque de plein exercice qui octroie des crédits en nom propre. Par conséquent, elle cotise outre-Rhin au fonds de garantie allemand, qui offre le même niveau de protection qu’en France. En effet, suite, à la crise financière de 2008, le niveau de garantie a été harmonisé à 100 000 euros par banque et par déposant dans l’ensemble de l’Union européenne. Bilan, en cas de défaut de N26, ses utilisateurs français sont indemnisés, comme s’ils détenaient un compte dans une banque traditionnelle française.

En revanche, ce n’est pas le cas des clients du principal rival de N26 en France : Revolut. La fintech britannique ne dispose pas d’une licence bancaire, mais du statut d’établissement de monnaie électronique. C’est la raison pour laquelle elle ne distribue que des cartes prépayées. Autre conséquence, les dépôts de ses utilisateurs ne sont pas couverts par un fonds de garantie national. Une situation qui n’est pas propre à Revolut. Pour les mêmes raisons – pas d’agrément d’établissement de crédit et une offre qui n’est pas une marque commerciale – l’argent hébergé sur les comptes Nickel, sur Lydia ou sur Pumpkin n’est pas non plus protégé par un système de garantie des dépôts. « Le FGDR ne couvre pas les établissements français et étrangers qui ne relèvent pas d’un agrément bancaire, comme Compte-Nickel et Revolut », souligne Thierry Dissaux.

Le cantonnement pour prévenir les défaillances

Toutefois, cela ne signifie pas qu’en cas de défaut de ces acteurs leurs utilisateurs perdront leurs deniers : « Il existe d’autres mécanismes de protection », rappelle le président du FGDR. « En l’occurrence, pour les établissements de paiement, la réglementation prévoit, parmi d’autres options, la possibilité d’un compte de cantonnement propre aux actifs de leur clientèle, ouvert dans un établissement de crédit ». Ce compte de cantonnement, compte distinct dans lequel la néobanque n’est pas autorisée à puiser, abrite l’ensemble des dépôts de ses clients. En clair, en cas de faillite, les avoirs des utilisateurs sont séparés des fonds propres de la néobanque. Ils pourront donc retrouver leurs dépôts.

En revanche, que se passe-t-il si la banque, où le compte de cantonnement est hébergé, connaît de graves difficultés financières ? Le compte de cantonnement est-il considéré comme un compte courant et garanti à hauteur de 100 000 euros, les utilisateurs de la néobanque devant alors se partager cette somme, ou bien, chaque client bénéficie-t-il d’une garantie individuelle ? En octobre 2016, quand cBanque avait interrogé le FGDR, celui-ci n’avait pas su nous répondre. Deux ans plus tard, cette question a été tranchée : « Si l’établissement de crédit dans lequel le compte de cantonnement est ouvert venait à être défaillant, le fonds de garantie des dépôts indemniserait l’établissement de paiement pour le montant des encours de sa clientèle, toujours dans la limite de 100 000 euros par client », nous a expliqué Thierry Dissaux.

Autrement dit, en cas de défaut de la banque de cantonnement, les clients de la néobanque disposent du même traitement que les clients directs de l’établissement bancaire. Ils sont indemnisés à hauteur de ce qu’ils avaient sur leur compte de paiement, dans la limite 100 000 euros. Une somme, donc, très confortable pour des comptes destinés à un usage quotidien.

De plus, cette garantie indépendante de 100 000 euros par compte de paiement est valable même si le client détient par ailleurs des avoirs dans la banque qui fait défaut. Celui-ci bénéficiant donc d’une double garantie : 100 000 euros au titre de son compte de paiement dans la néobanque et 100 000 euros au titre de l’argent détenu en direct dans la banque. « Dans le système français, si l’établissement bancaire dans lequel sont cantonnés les avoirs de la clientèle d’une néobanque venait à faire défaut, et que certains clients de cette néobanque disposaient aussi de comptes personnels dans l’établissement bancaire utilisé par la néobanque, ces clients seraient indemnisés par le FGDR pour leurs comptes tenus par l’établissement défaillant jusqu’à un maximum de 100 000€ chacun, tandis que la néo-banque recevrait du FGDR au nom de ces clients une somme correspondant à leurs avoirs dans la limite de 100 000€ chacun. Ce dernier mécanisme vise à réduire l’impact de la défaillance de la banque sur les activités de la néo-banque », nous a confirmé le FGDR.

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Arkéa : le Crédit Mutuel Massif Central rappelle à l’ordre ses salariés

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cbanque.com

Au moment où se tiennent des assemblées générales extraordinaires dont l’objet concerne le rattachement au CM11, les salariés du Crédit Mutuel Massif Central ont reçu de leur direction un courrier leur rappelant qu’ils « ne doivent pas interférer dans la gouvernance de leur caisse locale ».

Opposée au projet de scission d’Arkéa du groupe Crédit Mutuel, la fédération du Massif Central se prépare à rejoindre la caisse fédérale du Crédit Mutuel du groupe CM11 qui a approuvé fin juin le protocole de convergence proposé par le Crédit Mutuel Massif Central (CMMC). Les caisses locales doivent maintenant se prononcer sur les modifications statutaires qui résultent du rattachement au CM11. De fait, les sociétaires du CMMC sont en ce moment convoqués en assemblées générales extraordinaires.

Toutefois, même si elles sont en minorité, toutes les caisses du CMMC ne sont pas favorables au passage vers le CM11. En avril dernier, lors de la consultation de principe sur l’indépendance d’Arkéa, 6 caisses sur 30 du Massif Central s’étaient ainsi prononcées en faveur de la stratégie sécessionniste d’Arkéa. Et vraisemblablement, ces caisses maintiennent la pression. Pour preuve, les salariés de la fédération du Massif Central ont reçu un courrier, daté du 8 octobre et signé de Benoit Boulle, le directeur général de la caisse régionale du CMMC, et de Frédéric Ranchon, le président de la fédération et de la caisse régionale du CMMC, rappelant à l’ordre les collaborateurs prenant parti ouvertement sur le sujet.

« (…) Nous avons constaté que, dans certaines caisses, des salariés avaient pris une part active à donner une information orientée aux sociétaires allant jusqu’à leur demander de voter non, y compris le jour de l’assemblée générale. Plusieurs sociétaires nous ont informé qu’actuellement, dans certaines caisses locales, des collaborateurs font de même par téléphone ou lors d’entretiens, parfois avec le concours d’anciens administrateurs auxquels il est pourtant strictement interdit d’avoir accès aux listes de sociétaires », peut-on ainsi lire dans le courrier.

La séparation d’Arkéa est « inéluctable »

De fait, la direction appelle les salariés à la neutralité et procède « à quelques rappels simples pour la bonne compréhension de votre rôle dans le cadre de l’AGE et de son enjeu, mais surtout pour vous protéger ». Ainsi, les collaborateurs doivent « encourager les sociétaires à participer », sans les contacter « spontanément » au sujet de leur assemblée générale. Il est également « interdit de donner une quelconque indication ou consigne de vote […] dans un sens ou dans l’autre », détaille le courrier.

Le CMMC expose par ailleurs l’enjeu de ce vote qui ne semble pouvoir se solder que par l’approbation des nouveaux statuts, selon la direction. « Si l’assemblée générale de votre caisse approuve les modifications statutaires, elle pourra dès la date de convergence […] continuer à opérer en tant que caisse du Crédit Mutuel dans le respect des dispositions applicables. » En revanche, « si l’assemblée générale de votre caisse n’approuve pas ces modifications statutaires, celle-ci serait (…) en violation du cadre réglementaire qui lui est applicable ».

Dans ce courrier, les responsables de la caisse régionale du CMMC insistent également sur le processus « inéluctable » de la séparation avec Arkéa : « quel que soit le résultat des votes des assemblées générales extraordinaires en cours, aucune des caisses du Crédit Mutuel Massif Central – dont la vôtre – ne pourra être concernée ou participer au projet sécessionniste du Crédit Mutuel Arkéa », préviennent-ils.

 

 

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Banque: Le Crédit Mutuel Arkéa défend son modèle

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Le groupe Arkéa répond à Marylise Lebranchu, ancienne ministre, qui critique le projet de scission du groupe bancaire. Entretien avec Ronan Le Moal, directeur général du Crédit Mutuel Arkéa.

Marylise Lebranchu est très critique sur le projet du Crédit Mutuel Arkéa de quitter la Confédération nationale de la banque mutualiste ?

Il faut savoir qu’aujourd’hui les nouveaux statuts de la Confédération nationale du Crédit Mutuel lui donnent un pouvoir de direction centralisé. Nous avons fait une opération de croissance externe en octobre dernier. Dans les semaines qui ont suivi, j’ai reçu un courrier du directeur-général de la Confédération me demandant de lui donner des explications. Il s’autorisait une possibilité de veto. Cela n’était jamais arrivé auparavant pour des opérations similaires. La machine en route aujourd’hui vise à centraliser le pouvoir au Crédit Mutuel au détriment des groupes régionaux.

Le Crédit Mutuel Arkéa défend donc son modèle ?

Il y a deux modèles aujourd’hui dans l’univers bancaire qui divergent. Le premier, et je ne le critique pas, consiste à dire : les marges baissent, il faut donc grossir et ça passe par une fusion des moyens. Et le second, celui d’Arkéa (4,4 millions de clients et 10 000 salariés), est orienté sur la croissance : notre taille intermédiaire et notre ADN technophile nous permettent d’être plus agiles et de saisir de nouvelles opportunités de développement.

Marylise Lebranchu met en avant des risques pour l’emploi chez Arkéa en cas d’indépendance ?

Marylise Lebranchu se rappelle-t-elle ce qui s’est passé chez Brit’Air (1) ? Quant à dire que nous ne serions plus mutualistes, le schéma auquel nous travaillons avec les autorités de tutelle est identique à celui d’une banque coopérative française existante dont personne ne dirait qu’elle n’est ni mutualiste, ni coopérative.

(1) La compagnie aérienne créée à Morlaix a vu ses effectifs baisser depuis son intégration au sein d’Air-France.

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La qualité de vie au travail, facteur de maintien en emploi des seniors

La gestion RH des entreprises vis-à-vis des seniors joue un rôle important dans le choix d’interrompre leur parcours professionnel. C’est ce que rappelle France Stratégie, dans un rapport publié hier. Des marges de progression existent, notamment en termes de qualité de vie au travail.

Alors que le gouvernement s’apprête à refondre les systèmes des retraites, en 2019, la question de l’emploi des seniors est « cruciale ». C’est ce que démontre le rapport d’Emmanuelle Prouet et de Julien Rousselon, chefs de projet au sein de France Stratégie, remis hier matin à Jean-Pierre Delevoye, haut commissaire pour la réforme des retraites. En proposant un diagnostic très complet sur la situation des seniors vis-à-vis de l’emploi, les deux auteurs indiquent que cette réforme devra s’accompagner d’une mobilisation des entreprises et de tous les acteurs pour « assurer à chacun une liberté effective dans le choix de sa fin de carrière professionnelle ». Ce choix d’interrompre sa carrière professionnelle est, certes, « multidimensionnel »; il prend en compte la durée d’affiliation au régime de retraite, la charge des proches, la situation du conjoint, la scolarité des enfants ou encore les biens patrimoniaux, mais il repose également largement sur les conditions de travail.

Les auteurs préviennent que « sans qualité de vie au travail », cette liberté de choix « ne s’exercera pas dans un sens favorable à la poursuite de l’activité ». Or, sur les années 2015-2017, seules 42 % des personnes sont en emploi, à l’âge de 60 ans.

Un taux d’emploi en progression pour les 55-59 ans

Des progrès ont toutefois été faits. Le taux d’emploi des personnes âgées de plus de 55 ans a progressé de 21 points entre 2000 et 2017, du fait de la baisse des cessations anticipées d’activité et des réformes successives des retraites. Ainsi en 2017, 51 % des seniors (personnes entre 50 et 64 ans) exerçaient une activité rémunérée, contre 30 % en 2000. Mais cette évolution est toutefois à nuancer selon les tranches d’âge. Car s’il caracole à 71 % pour les 55-59 ans, il chute, en revanche, à 30 % pour les 60-64 ans, soit un taux bien deçà de la moyenne européenne (42 % ).

De fait, les dispositifs spécifiques aux salariés âgés (taxe contre les licenciements de salariés de plus de 50 ans…) ont été supprimés. A la place, l’objectif affiché par les pouvoirs publics est de favoriser l’emploi de seniors par des mesures non spécifiques s’adressant aux entreprises dans le cadre « d’une politique de gestion des âges plus globale, passant par la prévention de l’usure professionnelle, la formation, l’aménagement des postes, des horaires, de travail ».  Or, sur ce point des progrès restent à faire.

Des taux d’accès à la formation plutôt faibles

Côté formation, par exemple, « les salariés seniors se forment moins que leurs cadets », même si l’écart se réduit depuis le milieu des années 2000. Les taux d’accès à la formation professionnelle s’élève seulement à 39,6 % pour les 55-59 ans, alors qu’ils oscillent entre 50 % et 60 % pour toutes les autres tranches d’âge. Si ce moindre accès s’observe à tous les niveaux de qualification, la baisse est plus importante pour les employés et les ouvriers.

Risques psychosociaux négligés

Sur le terrain des conditions de travail, les auteurs notent que « les seniors sont moins confrontés à des horaires atypiques », qu’ils « sont soumis à des rythmes de travail moins contraignants » et qu’ils « disposent de plus d‘autonomie dans leur travail ». Mais ils observent que « les risques psychosociaux liés au stress, à la pression et à la fatigue due aux déplacements professionnels sont souvent négligés ».

L’enjeu est pourtant d’importance : 28 % des départs à la retraite sont liés à des conditions de travail non satisfaisantes. Et 30 % des départs sont liés à des problèmes de santé qui rendent le travail plus difficile. Parmi les pistes à étudier, les aménagements de postes, de conditions de travail avec la prévention de l’usure professionnelle tout au long de la carrière, la lutte contre la pénibilité ou encore des changements de poste.

Préjugés défavorables à l’embauche

Reste enfin à s’atteler aux préjugés défavorables à l’embauche des seniors. « La France est particulièrement touchée par la défiance vis-à-vis des seniors, en particulier chez les managers », pointe le rapport. « L’âge constituerait un premier motif de crainte de discriminations sur le marché du travail ».  Même s’il existe un écart significatif entre perceptions et saisines : selon le rapport 2018 du Défenseur des droits, en 2017 l’âge ne représente qu’environ 11,5 % des dossiers de saisine pour discrimination dans l’emploi privé.

Selon les auteurs, les préjugés peuvent être combattus. Primo, « le fait d’avoir travaillé dans plusieurs organisations ou tout simplement l’expérience de vie peuvent être considérés comme des facteurs d’adaptabilité ». Secundo, « les moindres charges de famille peuvent signifier une plus grande disponibilité ». Tertio, « la génération actuelle des seniors maîtrise beaucoup mieux l’informatique que par le passé ». Quadro, un interlocuteur senior peut être perçu comme un gage de respectabilité, a fortiori dans les domaines où la clientèle est elle-même « d’un certain âge ».

Car si les travailleurs âgés sont dans une situation moins précaire que les autres actifs, il s’avère plus difficile pour eux de reprendre une activité après un accident de parcours. Les seniors ont « une difficulté spécifique à sortir du chômage, souvent de longue durée ». L’une des pistes pour eux consiste alors à exercer une activité indépendante, évitant ainsi d’être « surexposés aux représentations négatives des employeurs à leur égard ». A charge pour les DRH d’inverser la tendance.

Anne Bariet
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SOCIAL Le Crédit mutuel Arkéa piétine les procédures sociales

ARTICLE DE Mediapart  contenu et informations journalistes

 

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Présidée par l’ex-chiraquien et inspecteur des finances Jean-Pierre Denis, Arkéa est décidément une banque d’une curieuse espèce. Alors que le secteur de la finance jouit dans l’opinion d’une réputation qui n’est déjà guère glorieuse, l’établissement se laisse pourtant aller à des embardées qui risquent de ternir un peu plus son image. Ainsi la banque est-elle partie, tête baissée, dans une folle aventure, pour scissionner de la Caisse nationale du Crédit mutuel (CNCM). Et dans cette opération, comme l’a chroniqué Mediapart au travers de très nombreuses enquêtes, elle a constamment défié les autorités de tutelle, dont la Banque centrale européenne, sans jamais prendre en compte ses mises en garde.

Mais par surcroît, la banque a aussi pris l’habitude de jouer constamment sur le registre de l’anti-syndicalisme. Cette guerre menée contre les organisations syndicales et les représentants élus du personnel dans les différentes instances de la banque avait déjà pris une première forme, spectaculaire, avec une manifestation à Paris organisée par un collectif de salariés dont les ficelles sont tirées en sous-main par la direction de la banque. Les salariés avaient donc été conviés à une manifestation patronale, tous frais payés, salaires compris, pour soutenir le projet aventureux de Jean-Pierre Denis.

Mais après cette première offensive contre les représentants élus du personnel, une deuxième a pris forme ces derniers jours. Cette fois-ci, ce sera peut-être la provocation de trop, car elle a indigné toutes les organisations syndicales et tous les élus du personnel, qui ont décidé de suspendre ou d’ajourner les rendez-vous de concertation prévus dans les différentes instances représentatives des salariés, dans le cadre de la consultation sur le projet d’indépendance.

L’offensive a pris la forme d’un mail adressé par le même collectif de salariés, animé par des cadres dirigeants de la banque, dénonçant l’intersyndicale de la banque supposée être « cornaquée » par la CNCM, et « agitant des peurs » ; ce collectif met aussi en cause le « parti pris » de Syndex, le cabinet d’audit mandaté par le comité central d’entreprise pour examiner le projet d’indépendance. Voici ce mail adressé vendredi 21 septembre à tous les salariés, grâce aux moyens fournis par la direction de la banque.

Aussitôt, ce texte incendiaire a mis le feu aux poudres. Le jour même, l’instance de représentation du personnel que le comité central d’entreprise avait mandatée pour expertiser les éventuelles conséquences sociales du projet d’indépendance, a estimé qu’elle ne pouvait plus travailler dans des conditions normales de sérénité, et décidé de suspendre la séance de travail qu’elle tenait. Et elle a aussitôt adressé un message au directeur des relations humaines (DRH) de la banque, le pressant de désavouer ce texte.

Voici ce courriel des représentants du personnel :

 

Dans ce mail, les représentants du personnel pressaient le DRH de la manière suivante : « Nous vous demandons une nouvelle fois, afin de rétablir les prérogatives des instances représentatives du personnel (IRP), leur crédibilité et un fonctionnement normal du dialogue social, de dénoncer publiquement et par les mêmes canaux (mail aux salariés et presse) les propos calomnieux injustement tenus dans le mail du collectif. »

Et ils ajoutent : « À de nombreuses reprises nous vous avons demandé de faire cesser les envois de mails de ce collectif à tous les salariés. Vous avez systématiquement refusé. En l’espèce, la dernière communication du collectif de salariés constitue, en pleine période de consultation des instances centrales, une entrave au bon fonctionnement du dialogue social. Lorsque ce mail est arrivé vendredi, une CPC-HSCT ordinaire avait lieu, au cours de laquelle l’instance et les OSR réunies vous ont demandé une dénonciation des propos tenus par le collectif. Vous avez demandé un délai pour vous positionner, délai qui vous a été accordé. Vous vous êtes donc engagés à revenir avec une réponse après le week-end. Nous vous avons bien précisé qu’une absence de désaveu des propos tenus constituerait à nos yeux une caution aux accusations contenues dans le message du collectif. Vous avez fait le choix délibéré de ne pas démentir les propos du collectif. Dès lors, il est possible de considérer que ceci est constitutif, en plus d’une diffamation des organisations syndicales représentatives (OSR), du cabinet Syndex et des instances représentatives du personnel dont vous faites partie, d’un délit d’entrave à la consultation des instances centrales. »

Peine perdue ! Le DRH a aussitôt apporté une réponse dilatoire, faisant comme s’il ignorait que ce collectif agissait de concert avec la direction de la banque, avec les moyens matériels fournis par elle.

Voici cette réponse :

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Ce message a encore plus envenimé les choses. Tant et si bien que mardi 25 septembre, les représentants élus du personnel, réunis pour le comité d’entreprise du Crédit mutuel de Bretagne, et celui du siège, ont décidé aussi d’ajourner leurs séances.

De leur côté, les organisations syndicales d’Arkéa, CFDT, UNSA, SNB et CGT, ont publié au même moment un communiqué, indiquant qu’elles avaient écrit au directeur général de la banque et au DRH pour leur faire part de leur extrême inquiétude. Voici le communiqué des syndicats :

Dans ce communiqué, les syndicats préviennent la direction de la banque qu’ils ont fait suivre « aux autorités de tutelle » leur mise en garde. En clair, ils ont adressé une copie de leur courrier au ministère du travail, au ministère des finances et à l’Autorité des marchés financiers.

La situation sociale ne cesse donc de se dégrader. Voici Jean-Pierre Denis prévenu : en plus de la colère des autorités de tutelle, qui l’ont sans cesse mis en garde contre les dangers financiers de son aventure scissionniste, les représentants du personnel pourraient bien engager tôt ou tard une procédure pour délit d’entrave.Capture d’écran 2018-09-26 à 20.53.24