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LA PRIME «MACRON» SE GÉNÉRALISE DANS LES BANQUES

17/12/2018 L’AGEFI Quotidien / Edition de 7H

BNP Paribas et la Société Générale, qui ont récemment enregistré des mouvements sociaux, ont annoncé des primes respectives de 1.000 et 250 euros.

 

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Certains établissements bancaires réfléchissent au versement d’une prime exceptionnelle à leurs salariés les moins bien payés.
(Crédit Fotolia.)

L’appel présidentiel en faveur d’une prime exceptionnelle a été entendu par le secteur bancaire. A l’instar d’autres groupes industriels comme Total ou Essilor, les banques ont en effet consenti un geste en direction de leurs salariés les moins bien payés. BNP Paribas, qui a fait face à un mouvement de grève il y a deux semaines, a accordé une prime exceptionnelle de 1.000 euros pour les salaires inférieurs à 45.000 euros. La Société Générale, dont une partie du personnel a pris part vendredi à un mouvement social, a été moins généreuse, avec un chèque proposé de 250 euros.

«Notre directeur général nous a envoyé un message jeudi en amont du mouvement social pour dissuader le personnel de faire grève et nous annoncer cette prime», souligne une source syndicale. L’annonce a plutôt eu un effet inverse en mobilisant davantage le personnel, avec un taux de participation de l’ordre de 40% à 50%. Les salariés des pôles administratifs ont particulièrement suivi le mouvement et plusieurs agences ont été fermées, tandis que les salariés des centre d’appels ont décidé de débrayer entre 10h et 12h, puis entre 20h et 22h ».

Début décembre, les syndicats de la Société Générale ont lancé un appel à la grève pour protester contre le résultat des négociations annuelles obligatoires (NAO). La Société Générale a rejeté toute augmentation générale, comme BNP Paribas, et ajouté une révision à la baisse les indemnités de fin de carrière. La banque propose en revanche une augmentation de 1% des salaires inférieurs à 31.000 euros et un intéressement exceptionnel de 1.000 euros, qui devrait donc être complété par une prime «Macron» de 250 euros. Attractif sur le plan fiscal et social, le dispositif annoncé lundi doit être présenté mercredi en Conseil des ministres.

Au Crédit Mutuel, où les NAO viennent de se conclure, la direction a aussi fait le choix d’intégrer une prime de 1.000 euros. Cette dernière sera en outre complétée par une augmentation générale des salaires de 1,5%, avec un plancher de 530 euros, et un abondement au plan d’épargne. «Un bel exemple à suivre», souligne dans un tweet un syndicaliste. D’autres dirigeants ont pris contact avec les organisations syndicales pour mettre sur pied une prime exceptionnelle, comme chez Crédit Agricole Consumer Finance et Cofidis. LCL, qui a choisi de la limiter à 1.000 euros pour les salaires inférieurs à 25.000 euros et 500 euros jusqu’à 35.000 euros, pourrait en revanche être le prochain réseau à connaître une grève. «Préparez-vous à vous mobiliser», prévient déjà FO.

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Les métiers bancaires seront plus automatisés et personnalisés en 2025

Dans un contexte de changements profonds et rapides pour le secteur bancaire, le comité pilote de l’Observatoire des métiers de la banque et les cinq Organisations Syndicales représentatives de la Branche AFB ont mené avec le concours de HTS Consulting l’étude « Nouvelles compétences, transformation des métiers à horizon 2025 :
réussir l’accompagnement au changement ».
Cette étude a pour objectifs d’étudier les grandes tendances ayant des impacts directs sur les métiers bancaires à horizon 2025 et de voir leurs influences sur les 26 métiers repères de la banque. Elle a également vocation à dresser un état des lieux des compétences mobilisables pour chaque métier et proposer des leviers d’accompagnement à mettre en oeuvre. Les principaux enseignements sont que :
  • 8 grandes tendances vont considérablement impacter le secteur bancaire d’ici 2025 : le digital, la blockchain, l’intelligence artificielle, l’automatisation des processus, les changements réglementaires, les nouvelles attentes des collaborateurs, les transformations des modes de travail et de consommation.
  • Peu de métiers vont disparaitre, la plupart vont se transformer, avec un renforcement de la spécialisation pour répondre aux nouvelles exigences du secteur (montée en compétences généralisée).
  • Certains métiers, comme ceux de la data et de la gestion de projet, vont apparaître ou prendre une importance capitale dans les entreprises du secteur.
  • Les changements demanderont une redéfinition des passerelles de mobilité et un accompagnement des collaborateurs dans les transformations. Les collaborateurs devront, avec l’aide des ressources humaines, devenir acteurs de leurs parcours de carrière. Elles auront un rôle capital dans la montée en compétences des collaborateurs.
  • Les compétences comportementales vont devenir particulièrement importantes pour renforcer l’employabilité des collaborateurs et fluidifier la mobilité. 8 compétences seront particulièrement nécessaires : s’adapter au changement, apprendre à apprendre, travailler de façon communautaire, communiquer/avoir de l’impact, s’orienter vers le client, résoudre les problèmes et développer ses compétences…
  • Une excellente maîtrise des compétences techniques restera un prérequis nécessaire à l’exercice des professions bancaires.
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SALAIRES – Les syndicats de la banque voient jaune

13/12/2018 L’AGEFI Hebdo

Le bal des négociations annuelles obligatoires (NAO) s’est ouvert sur des PV de désaccord et une grève suivie chez BNP Paribas. Le pouvoir d’achat cristallise les mécontentements.

 

SALAIRES - Les syndicats de la banque voient jaune
(Fotolia)

Mardi 4 décembre : jour de grève à BNP Paribas. Un bon moment que la banque n’en avait pas connu. Le mouvement social, à l’appel de cinq organisations syndicales (SNB-CFE-CGC, CFDT, CGT, FO et CFTC), s’est invité dans l’agenda des négociations concernant la gestion active de l’emploi et des compétences, à la date prévue pour la 2e réunion « GPEC ».

L’occasion d’exprimer un mécontentement croissant à l’égard de la dégradation des conditions de travail – mais aussi du pouvoir d’achat des salariés. Si la direction observe que « la quasi-totalité des agences du réseau sont restées ouvertes », le mouvement aurait été, au dire de la CFDT, assez bien suivi, notamment en province, Paris n’ayant plutôt connu que des débrayages d’une heure ou deux. Selon un communiqué intersyndical (hors CFDT), il aurait concerné près d’un salarié sur deux.

Il faut dire que la NAO qui s’est achevée début novembre chez BNP Paribas SA (fonctions supports, banque de détail et BNP Paribas CIB en France) a fait monter la moutarde au nez des syndicats. Faute d’accord, la direction appliquera unilatéralement ses propositions pour 2019. Casus belli pour les partenaires sociaux, les troupes se passeront d’augmentation collective pérenne quand, l’an dernier, l’entreprise avait consenti 0,6 % avec un plancher à 250 euros. Seules des augmentations individuelles (AI), hors NAO, seront octroyées à hauteur de 1,5 % de la masse salariale (qui représente 1,9 milliard d’euros, hors bonus).

Supplément d’intéressement

Les quelque 40.000 salariés bénéficieront toutefois d’un supplément d’intéressement, qui, en l’absence d’accord technique, ne sera pas distribué de manière égalitaire (500 euros comme proposé initialement), mais en fonction du salaire selon l’accord d’intéressement en vigueur. Soit un montant brut compris entre 405 euros et 1.069 euros. L’abondement exceptionnel un temps envisagé de 100 euros pour 50 euros versés sur le PEE a dû également être remisé, le budget demeurant « disponible pour des négociations futures », précise la banque. Qui consacrera, en revanche, 5 millions d’euros à l’égalité professionnelle, deux fois plus que pour la NAO 2018 !

« On nous dit qu’il n’y a plus d’argent dans les caisses. Le problème, c’est que les résultats financiers du troisième trimestre indiquent un résultat net de 2,1 milliards d’euros (en hausse de 4 % par rapport au troisième trimestre 2017, NDLR), ironise François Besnard, délégué syndical national CGT de BNP Paribas, pour qui la coupe est pleine. Il y a cette NAO de misère, la charge de travail, l’absentéisme, le sous-effectif chronique… Ça craque de partout ! »

De son côté, la direction rappelle que les augmentations générales ne sont pas systématiques (il y en a eu trois sur les six dernières années). Mais soucieuse de « maintenir un dialogue constructif » et sans doute pressée de déminer le terrain, l’entreprise a rapidement fait savoir qu’elle organiserait, après la grève, une réunion avec ses partenaires sociaux « pour étudier leurs revendications et trouver des solutions dans le cadre d’un dialogue social constructif ». La date du 12 décembre a été retenue.

Désaccord aussi sur les NAO chez LCL, où la direction est restée sourde aux revendications des syndicats. Comme l’an dernier, 10 millions d’euros seront alloués à des mesures salariales individuelles, de plus en plus ciblées. « Un tiers des 18.500 collaborateurs auront droit à une augmentation de salaire, avec un minimum de 700 euros brut par an, contre 600 euros actuellement. Et c’est tout », souligne FO, qui réclamait « des mesures générales pour tenir compte de l’inflation et redonner du pouvoir d’achat aux salariés. La dernière date de 2014, alors que nous affichons de bons résultats. » Pour le syndicat, la crise qu’a connue le Crédit Lyonnais dans les années 1990 continue en outre de peser sur les salariés : « Nous avons des grilles de salaires plus basses qu’ailleurs. Les nouveaux embauchés s’en rendent vite compte et, ces dernières années, nous avons énormément de démissions sur certains métiers très recherchés : conseillers privés, conseillers professionnels, directeurs d’agence… La direction a d’abord considéré qu’il fallait mettre le paquet sur eux pour les retenir – sans grand succès –, avant de modérer ses efforts. Mais tout cela crée des tensions au regard des profils ‘moins monnayables’. »

La NAO qui vient de s’achever à la Société Générale a également laissé les partenaires sociaux sur leur faim. Au menu : 1 % d’augmentation pour salaires inférieurs à 31.000 euros brut par an, avec un plancher à 250  euros. Mesure dont devraient tout de même bénéficier, selon Monique Motsch, déléguée syndicale nationale CFDT, 6.700 salariés sur quelque 44.000 dans l’Hexagone. Par ailleurs, 7 millions d’euros sur trois ans seront consacrés à la correction des écarts salariaux hommes-femmes. Surtout, la banque, qui n’octroiera pas d’augmentation collective pour la 8e année consécutive, mais un possible supplément d’intéressement de 1.000 euros, entend réduire de 20 % à 25 % les indemnités de fin de carrière (plus avantageuses que celles de la branche) et les primes des médailles du travail.

D’ici à 2020, 700 salariés sont potentiellement concernés par le coup de rabot sur les indemnités de départ à la retraite, et 3.000 de plus jusqu’en 2024, calcule Monique Motsch. « On touche là à un symbole fort : les salariés qui auront consacré toute leur carrière à la banque ne seront pas rémunérés à la hauteur de leurs attentes. En ces temps difficiles, c’est inenvisageable ! » Marc Durand, secrétaire section nationale FO de la Société Générale, y voit, lui, « un manque total de respect pour tous les salariés qui, par leur implication et leur professionnalisme, contribuent aux milliards de bénéfices de la Société Générale » (le résultat net est de 3,7 milliards d’euros sur les neuf premiers mois de 2018, NDLR). Les syndicats avaient jusqu’au 7 décembre pour se positionner sur ces mesures, qui font l’objet d’accords séparés. Mais pour Philippe Fournil, délégué syndical national CGT, le fait le plus saillant actuellement est « la démobilisation des équipes. Les taux de démission et de turnover hallucinants devraient inquiéter les dirigeants ! »

Dans la foulée, CGT et CFDT ont tous deux lancé une pétition pour le maintien des avantages sociaux (plus de 3.000 signataires en date du 7 décembre). Et appellent à la grève le 14 décembre. Alors que retenir de ce début de campagne ? « Rien ! se désole Mireille Herriberry, responsable FO banques et sociétés financières. Depuis quelques années, nous avons le sentiment d’être des miséreux. Les banques nous disent qu’elles n’ont pas les moyens d’accompagner leurs salariés, si ce n’est par des mesures individuelles liées à la performance. Sur les profils très demandés par la concurrence, elles n’agissent qu’en mode défensif, à court terme. Leur seule stratégie est de privilégier l’actionnaire et ce que leur impose la législation, d’où un regain d’intérêt pour l’égalité hommes-femmes. »

La loi « Avenir professionnel » adoptée cet été oblige en effet les employeurs à supprimer les écarts de salaire inexpliqués (lire l’encadré). Mais certains craignent que la réduction des inégalités n’obèrent les NAO. « Ce n’est pas aux salariés eux-mêmes de payer ce rattrapage salarial », considère Régis dos Santos, président national du SNB/CFE-CGC, qui anticipe un autre problème. « Il est possible que des salariées augmentées au titre de l’égalité ne bénéficient plus, les années suivantes, de vraies augmentations salariales. »

Une chose est sûre : les DRH et compensation & benefits managers marchent sur des œufs. « Avec l’évolution des prélèvements sociaux, le prélèvement à la source, la loi Pacte…, la situation est peu lisible », convient Franck Chéron, associé conseil capital humain chez Deloitte. Le contexte social tricolore, explosif, vient encore pimenter l’exercice.

Si les premières NAO laissent un goût amer aux syndicats, le cabinet, qui pronostiquait fin août environ 2 % d’augmentation tous secteurs confondus sur la base des informations communiquées par les entreprises, demeure optimiste. « Notamment pour le secteur banque-assurance, dont les budgets pourraient atteindre entre 2,3 % et 2,5 %, voire plus, sous les effets conjugués de l’inflation et d’une pénurie de ressources, notamment sur les profils digitaux. Mais avec des augmentations générales sans doute contenues… » Affaire à suivre.

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source
https://www.agefi.fr/emploi/actualites/hebdo/20181213/salaires-syndicats-banque-voient-jaune-262971

 

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Crédit Mutuel : Arkéa repousse à 2019 la consultation des caisses locales

Agence du Crédit Mutuel de Bretagne à Plabennec en 2016.

Prévu pour l’automne 2018, le vote des caisses locales sur la nouvelle architecture d’Arkéa en cas de sortie du Crédit Mutuel n’a toujours pas eu lieu, constate l’agence de notation Moody’s dans une note à l’intention des investisseurs. Un report confirmé par Arkéa, qui le justifie par les échanges avec les régulateurs bancaires.

Quitter le groupe Crédit Mutuel est un parcours semé d’embuches pour Arkéa, qui regroupe les fédérations de Bretagne, du Sud-Oud et, pour l’heure, du Massif Central. Pour rappel, lors de la consultation qui s’est tenue au printemps dernier, les administrateurs des caisses locales se sont prononcés en faveur de la sortie du groupe mutualiste… même si le Crédit Mutuel Massif Central a largement boycotté le scrutin préférant in fine rejoindre l’Alliance fédérale du Crédit Mutuel.

Toutefois, cette consultation n’était qu’une première étape en vue de faire valider en interne la sortie du groupe mutualiste. L’étape suivante, à savoir un second vote portant cette fois-ci sur les modalités techniques du projet d’indépendance, devait intervenir cet automne. Toutefois, force est de constater qu’au 12 décembre, ce nouveau scrutin ne s’est toujours pas tenu, alors même que le groupe dissident a livré cet été la mouture de l’organisation escomptée. Entre autres, les caisses locales deviendraient des sociétés coopératives locales, conservant donc leur statut de sociétés coopérative mais perdant, au passage, la gestion des activités bancaires et financières.

Les autorités de contrôle dictent le calendrier

Cet agenda décalé n’a pas échappé à Moody’s. Dans une note dédiée aux obstacles rencontrés par Arkéa et consultée par Les Echos, l’agence de notation américaine explique que la consultation est repoussée à courant 2019. Selon Moody’s, « le document final [ne sera pas soumis] aux conseils d’administration des banques locales avant encore quelques mois », rapporte le quotidien économique.

Contacté, Arkéa confirme et justifie ce report par les informations supplémentaires demandées par les autorités bancaires… Les derniers compléments ayant été transmis courant octobre, détaille la communication. « Nous sommes toujours en échange avec les régulateurs. Les votes des caisses ne pourront se tenir que lorsque nous serons sûrs que les régulateurs disposent de toutes les informations », ajoute la communication d’Arkéa.

En savoir plus sur https://www.cbanque.com

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Qualité des services : les banques au banc d’essai

Le comparateur Meilleurebanque.com a classé les établissements d’après l’opinion de 5 100 clients.

Par Agnès Lambert Publié hier à 10h12

La qualité de service n’est pas forcément liée au tarif pratiqué.
La qualité de service n’est pas forcément liée au tarif pratiqué. Letizia Le Fur/Onoky / Photononstop

Les tarifs sont une composante essentielle de l’offre d’une banque. Mais rien ne sert de choisir un établissement bon marché si le service n’est pas à la hauteur. Meilleurebanque.com décerne justement ses Trophées qualité sur la base de ces deux critères. « Nous avons décidé cette année de noter les banques en tenant compte à la fois de la satisfaction des clients et du taux de recommandation, précise Maxime Chipoy, le responsable de Meilleurebanque.com. Ce second critère nous semble en effet encore plus fort car il faut vraiment être convaincu pour être prêt à recommander sa banque. » Pour en juger, le site comparateur a chargé l’institut de sondage OpinionWay d’interroger plus de 5 100 clients des établissements. Trois banques de réseau et deux banques en ligne sont ainsi récompensées.

Lire aussi « Gilets jaunes » : les banques s’engagent à ne pas augmenter leurs tarifs pour les particuliers en 2019

Grand gagnant cette année, le Crédit mutuel se place dans le trio de tête pour les six catégories (conseiller projet, conseiller au quotidien, site Internet, application mobile, agence et service client à distance) des banques de réseau. Il est suivi de près par Crédit agricole, CIC et LCL qui se classent parmi les trois meilleurs réseaux dans trois catégories. Du côté des banques en ligne, BforBank, Boursorama, Hello Bank et Orange Bank montent sur le podium dans deux catégories chacune. Belle performance, donc, pour Orange Bank, qui est arrivée sur le marché il y a tout juste un an.

Infographie Le Monde

Dans la catégorie Agence, Crédit mutuel, Crédit du Nord et LCL devancent leurs concurrents. Il faut d’ailleurs saluer les progrès considérables du Crédit du Nord, dont le score sur ce critère atteint 85 % cette année contre 65 % il y a un an, tandis que HSBC recule largement (76 % contre 86 %). Cet établissement perd aussi du terrain sur la qualité de son service client (56 % contre 71 %).

Côté site Internet, les banques de réseau n’ont rien à envier aux banques en ligne : 83 % des clients sont satisfaits du site Internet de leur banque, contre 84 % pour les clients des établissements en ligne. « C’est une bonne nouvelle pour les clients de ces établissements. Mais on note un écart considérable entre les meilleurs et les moins bons puisque Boursorama, Orange Bank et Crédit mutuel affichent plus de 90 % de clients satisfaits du site Internet, tandis que cette proportion est inférieure à 80 % chez BforBank et HSBC », note Maxime Chipoy.

Mobilité bancaire simplifiée

Autre enseignement de l’étude, les frais restent un motif d’insatisfaction pour les clients des banques traditionnelles. Malgré l’accalmie dans la hausse des tarifs : seuls 45 % d’entre eux jugent que les frais bancaires sont justifiés par rapport à la qualité du service, contre 82 % pour les banques en ligne. « Nous observons une grande disparité entre les établissements sur ce critère. Ainsi, seuls 33 % des clients des Caisses d’épargne sont satisfaits contre 57 % pour HSBC », analyse Maxime Chipoy. A titre de comparaison, la banque en ligne la mieux notée, BforBank, fait quasiment l’unanimité, avec 92 % de clients satisfaits.

Lire aussi Assurance emprunteur : la résiliation facilitée

Reste à savoir si les clients sont prêts à changer de banque lorsqu’ils ne sont pas satisfaits. Entrée en vigueur en février 2017, la loi Macron sur la mobilité bancaire simplifie justement le changement d’établissement. Selon l’enquête, « 25 % des clients des banques en ligne et 18 % de ceux des réseaux se déclarent prêts à changer de banque d’ici deux ans. Les clients des banques en ligne sont plus mobiles car ils ont probablement déjà pu constater que changer de banque n’était pas si compliqué », décrypte Maxime Chipoy.

Agnès Lambert

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Le climat social se dégrade dans le secteur bancaire

11/12/2018 L’AGEFI Quotidien / Edition de 7H

Les syndicats de la Société Générale ont lancé un appel à la grève après le mouvement qui s’est déroulé la semaine dernière chez BNP Paribas. Les négociations sur les salaires sont tendues dans le secteur.

 

Société Générale
C’est au tour de la Société Générale de connaître un débrayage, prévu le vendredi 14 décembre.
(Photo UE EP.)

Après BNP Paribas SA, la Société Générale s’apprête à son tour à connaître un mouvement social. Annoncé ce vendredi, l’appel au débrayage, relayé par les trois syndicats représentatifs de la banque rouge et noire (CGT, CFDT, CFTC) ainsi que par FO, entend faire remonter le «mécontentement grandissant» d’une partie des salariés, selon plusieurs sources syndicales. Ces derniers seront appelés à débrayer ce vendredi 14 décembre, pour 1 heure ou 2 heures, voire la journée. Le principal syndicat du groupe bancaire, le SNB-CFE-CGC (cadres), n’a en revanche pas appelé à la mobilisation.

Contactée par L’Agefi, la Société Générale n’a pas souhaité faire de commentaire. A l’instar du mouvement social qui a conduit à plusieurs fermetures d’agences chez BNP Paribas, la grève que va connaître le réseau de la banque rouge et noire trouve son origine dans le résultat des négociations annuelles obligatoires (NAO). Si la Société Générale s’est notamment engagée sur une augmentation de 1% des salaires inférieurs ou égaux à 31.000 euros, avec un plancher de 250 euros, complétée par un intéressement exceptionnel de 1.000 euros, elle a en revanche repoussé toute augmentation générale pour la septième année consécutive. En parallèle, la banque a aussi souhaité revoir à la baisse le dispositif de primes liées à l’obtention de la médaille du travail, ainsi que celui sur les indemnités de fin de carrière (IFC).

«La direction fait les poches des salariés»

«Avec un tel accord, un salarié de 40 ans avec une rémunération de 31.000 euros va perdre au minimum 4.500 euros de droit à IFC, que ne compenseront pas les 1.000 euros d’intéressement exceptionnel. La direction a donc pour objectif de lui faire les poches d’au moins 3.500 euros nets», souligne une communication de la CGT. «La NAO n’a pas été au niveau de nos attentes, car en dehors de l’augmentation des plus bas salaires, nous n’avons eu aucune mesure pérenne depuis les six dernières années. La direction nous enlève des avantages sociaux alors même qu’elle ne reconnaît pas les efforts des salariés dans un contexte de dégradation des conditions de travail», souligne-t-on à la CFDT.

Les syndicats réagissent notamment aux plans d’économies décidés par les grands groupes bancaires. Sur trois ans, le plan de la Société Générale va se traduire par une baisse des effectifs de 3.450 postes dans les agences et les emplois administratifs, auxquels s’ajoutent des diminutions dans les services centraux. Chez BNP Paribas SA, qui souligne dédier une enveloppe de 1,5% de la masse salariale cette année pour les augmentations individuelles, les effectifs du réseau doivent diminuer de 3% d’ici 2020. Le mouvement social de mardi dernier a été suivi au sein de la banque de la rue d’Antin, qui a communiqué sur un volume de 8% d’heures débrayées. Les syndicats évoquent quant à eux un taux de participation avoisinant 40% à 50%.

«Des dirigeants focalisés sur leur coefficient d’exploitation»

«Le mouvement a davantage été suivi en province qu’à Paris», souligne un syndicaliste du SNB, qui avait soutenu l’appel à la grève. Attentive à cette grève, inédite depuis les années 90, la direction de BNP Paribas rencontrera ce mercredi les syndicats, qui espèrent des propositions tant sur l’emploi que les conditions de travail et les salaires. «Il y a un problème de communication et d’explication qui crée de l’exaspération face à des dirigeants perçus comme uniquement préoccupés par leur coefficient d’exploitation», explique le syndicaliste.

Outre BNP Paribas et la Société Générale, les pôles de services financiers spécialisés de Natixis ont également enregistré un mouvement de grève le 3 décembre dernier. Motivé par les craintes sur les conditions du transfert des salariés entre ces entités et BPCE, le mouvement pourrait s’élargir dans le cadre des NAO en cours chez Natixis. Outre l’enveloppe des augmentations individuelles, la direction propose une hausse de 22.500 à 23.000 euros du salaire d’embauche et une prime de 400 euros pour les salaires inférieurs à 30.000 euros. Même constat chez LCL, où les syndicats demandent une hausse générale de 2% des salaires, là où la direction privilégie les augmentations individuelles. Les effectifs de LCL ont fondu d’environ 6.000 personnes entre 2015 et 2017.

«Pour l’heure, les négociations de branche au sein de l’AFB sont dans l’impasse, avec une proposition d’une hausse d’à peine 1% des minima salariaux», résume Mireille Herriberry, responsable FO banques et sociétés financières, qui ajoute que «l’AFB estime qu’elle n’a pas à se mêler de la politique salariale de ses adhérents. Cela contraste avec les annonces du gouvernement, qui souhaiterait justement que les branches en fassent plus pour le pouvoir d’achat».

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Arkéa : pas de vote sur l’indépendance avant 2019

Siège social Crédit mutuel Arkéa.
Siège social du Crédit mutuel Arkéa. – Herve RONNE/REA

Le groupe mutualiste espérait faire voter cet automne ses administrateurs sur son projet de divorce du groupe Crédit Mutuel. Mais il faudra attendre « quelques mois de plus » constate dans une note l’agence Moody’s.

Les investisseurs suivent le conflit depuis au moins trois ans. Pour en connaître l’issue, ils devront sans doute patienter davantage. Depuis 2014, le Crédit Mutuel Arkéa (CMA), qui regroupe les fédérations de Bretagne, du Sud-Ouest et du Massif central, et la Confédération nationale du Crédit Mutuel (CNCM) – l’organe central du Crédit Mutuel – se livrent à un  interminable bras de fer , Arkéa cherchant à quitter le groupe Crédit Mutuel.

« Courant 2019 »

Après un premier vote de principe au printemps dernier, un nouveau vote des administrateurs des caisses locales du Crédit Mutuel Arkéa devait intervenir cet automne, avait expliqué CMA. Ils sont cette fois appelés à se prononcer sur le projet technique de séparation. Mais ce vote n’interviendra que « courant 2019 », indique une note publiée mardi par Moody’s, sans se montrer plus précise sur la date. « Nous ne nous attendons pas à ce que le document final soit soumis aux conseils d’administration des banques locales avant encore quelques mois », indique l’agence de notation financière.

Maîtrise du calendrier

Ce décalage intervient car la banque mutualiste est engagée dans un dialogue technique avec les autorités bancaires françaises et européennes. Ces dernières lui ont demandé de mettre sur pied un «document qui décrira en détail les conditions et implications d’un scénario de sortie », rappelle Moody’s. Le projet d’Arkéa avance donc  au rythme des questions posées par les autorités. « Les échanges sont toujours en cours et les votes auront lieu lorsque nous aurons l’assurance que les régulateurs disposent d’un dossier complet », précise Arkéa.

L’agence de notation – qui a placé CMA sous « revue négative » en novembre 2017 – se tient informée tous les trois mois de l’état d’avancement du projet.

Obstacles à franchir

Par ailleurs, la note de Moody’s passe en revue les « nombreux obstacles » qu’Arkéa devrait franchir pour mener à bien son projet. Sans suggérer qu’ils seraient insurmontables, elle ne cache rien de leur complexité. En particulier, la CNCM a affirmé en juin dernier qu ‘elle devrait donner son aval sur une sortie de CMA . Une forme de droit de veto contestée par Arkéa.

Moody’s se montre prudent sur la question, mais estime que les parties devront tôt ou tard négocier. « Il est douteux que CMA puisse sortir du groupe de façon unilatérale sans entrer dans un processus de négociation avec la Confédération », anticipe l’agence. De quoi faire encore durer le bras de fer.

EDOUARD LEDERER  Le 12/12 à 08:37