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Le Crédit Mutuel dit adieu à son « grand architecte » Michel Lucas

EDOUARD LEDERER Le 04/12 à 19:46
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Michel Lucas, l’emblématique dirigeant du Crédit Mutuel avait passé la main en 2016. Ingénieur de formation, il avait très tôt perçu l’importance de l’informatique dans l’univers bancaire. – SIPA/Romuald Meigneux

Décédé lundi soir, l’emblématique dirigeant du Crédit Mutuel avait passé la main en 2016. Ingénieur de formation, il avait très tôt perçu l’importance de l’informatique dans l’univers bancaire.

Le Crédit Mutuel lui avait déjà dit une première fois au revoir en 2016, dans une ambiance mêlant à la mode mutualiste diaporamas, discours et anecdotes personnelles : devant 6.000 sociétaires et salariés réunis à Strasbourg, le Crédit Mutuel rendait alors hommage dans l’émotion à son emblématique capitaine, Michel Lucas, qui passait la main à la tête du groupe bancaire dont il a mené la transformation.

Cette fois,  c’est bien d’un adieu qu’il s’agit  : le capitaine d’industrie bancaire s’est éteint lundi soir, à 79 ans. « Avec lui disparaît le grand architecte du Crédit Mutuel, celui qui, le premier, a mis la technologie au service de l’humain et conduit une stratégie ambitieuse de diversification et de croissance », ont pointé Nicolas Théry et Daniel Baal, respectivement président et directeur général du Crédit Mutuel Alliance Fédérale (la principale composante du groupe Crédit Mutuel, NDLR) dans un communiqué.

Les multiples passions d’un rugueux banquier

Les hommages se sont succédé mardi, la Confédération Nationale du Crédit Mutuel (CNCM) soulignant « l’engagement constant pour défendre le mutualisme et l’unité du groupe », la Fédération bancaire française (FBF) saluant l’homme « de fort tempérament, courageux et visionnaire », jusqu’au Crédit Mutuel Arkéa – pourtant en guerre contre la CNCM dont Michel Lucas fut le tout-puissant président – reconnaissant en lui « une grande figure de la place bancaire française » ayant « tout au long de son parcours oeuvré au développement des activités dont il avait la charge ».

Signe des multiples vies du rugueux banquier, passionné d’informatique – mais aussi mélomane – Renaud Capuçon s’est aussi exprimé : dans un tweet, le célèbre violoniste a témoigné de sa « reconnaissance et profond respect » pour l’homme qui a accompagné le Festival de Pâques d’Aix.

Au nez et à la barbe de l’establishment

Une unanimité qui aurait peut-être amusé le « vieux lion » du Crédit Mutuel. Après l’un de ses grands faits d’armes – la prise de contrôle du CIC en 1998 au nez et à la barbe des grands banquiers de l’establishment – il déclarait dans « L’Expansion », « c’est le regard des autres qui change, moi je n’ai jamais changé. Je ne suis pas Michel Pébereau (alors président de la BNP, NDLR). Dans deux mois on m’aura oublié ». Difficile de le croire, tant il aura marqué ceux qui auront croisé son chemin. Dans un monde bancaire dirigé par des premiers de classes énarques, issus de l’inspection des finances, son profil d’ingénieur et d’actuaire né en 1939 à Lorient détonnait. Il ne se privait pas d’exfiltrer un à un les dirigeants énarques alors présents au CIC. Le paradoxe est bien sûr que son propre successeur – Nicolas Théry – sera lui aussi un énarque, mais au parcours sans doute plus « sinueux » que certains de ses condisciples.

Surnoms savoureux

Au-delà, l’homme aura collectionné tout au long de sa vie les surnoms savoureux dénotant tout autant la crainte que le respect. « L’immortel Dralucas » promettait en 2005 d’être « encore là à 120 ans », rapporte un portrait paru dans « Le Point ». « Requin blanc » – pour sa chevelure argent et sa capacité à frapper sans qu’on s’y attende – revenait souvent tout comme « Lucatorze » : collectionnant les casquettes, il était incontournable au sein de la fédération et au-delà. Il était encore dernièrement président du conseil de la Banque de Tunisie, administrateur de la BMCE au Maroc ainsi que de la Banque Fédérative du Crédit Mutuel (BFCM).

Censeur du groupe Crédit Mutuel jusqu’en mai dernier, il n’avait pas perdu en influence. « Il était incapable de faire quelque chose à moitié », sourit un bon connaisseur. Il a également dirigé jusqu’en septembre 2017 le groupe de presse régionale EBRA (« L’Est Républicain », « Le Progrès »… ) – détenu depuis 2009 par le Crédit Mutuel. Un groupe qu’il n’avait cessé d’étoffer, parfois au prix de conflits avec les rédactions.

« Se faire virer plusieurs fois par jour »

Au Roi Soleil, le dirigeant a aussi emprunté une forme d’autoritarisme assumée, capable de constituer des équipes soudées et de préparer sa succession bon gré, mal gré. Avec Michel Lucas « on peut se faire virer plusieurs fois dans l’année, et quand même être là au 31 décembre », relevait avec humour Alain Fradin – alors numéro deux du groupe mutualiste – en 2016 lors de l’hommage rendu au « grand patron ».

Sur un point au moins, Michel Lucas fait consensus : en quatre décennies, il aura su transformer une collection de villages bancaires employant moins d’un millier de salariés en un groupement de fédérations couvrant les deux tiers de la France. Pour y parvenir, il aura eu le génie, avant les autres, de comprendre le poids qu’allait prendre l’informatique dans les métiers bancaires.

Ingénieur diplômé de Centrale Lille, il est repéré chez Steria, une SSII, par Théo Braun le patron du Crédit Mutuel d’Alsace alors qu’il essaye d’y vendre sa « camelote », comme il dit. La légende veut qu’il crût alors entrer au Crédit Agricole… C’est bien au Crédit Mutuel qu’il devient dès 1971 « Conseiller du Président ». En charge de la « mécanographie », l’ancêtre de l’informatique, il est aussi l’homme des « missions spéciales », chargé d’aller planter le drapeau Crédit Mutuel ou, en 1977, de redresser les « Dernières Nouvelles d’Alsace ».

Seule ombre au tableau

Au début des années 80, il créera l’informatique du groupe « unifiée et décentralisée » pour ses partisans, cheval de Troie d’un projet centralisateur pour ses opposants du Crédit Mutuel de Bretagne, qui jusqu’à aujourd’hui veille jalousement sur son informatique. Il développera aussi le modèle inventé par Jean Witz, autre pionnier qui en 1971 invente le modèle de bancassurance, à l’oeuvre depuis dans tous les groupes bancaires, mais exécuté à la perfection au Crédit Mutuel ou encore au Crédit Agricole. Les années quatre-vingt-dix sont celles du début de l’expansion pour cette alliance de fédérations dont Strasbourg forme le noyau : entre 1993 et 2012, ce sont progressivement trois, puis cinq, puis dix et enfin onze fédérations qui se trouvent sous une ombrelle commune, sur un total de dix-neuf fédérations au sein du groupe Crédit Mutuel.

Seule ombre au tableau : il ne sera jamais parvenu à trouver un terrain d’entente avec le  groupe Crédit Mutuel Arkéa (qui regroupe les fédérations de Bretagne, du Sud-Ouest, et pour l’heure du Massif Central), l’autre grande branche du Crédit Mutuel. Les « Bretons » souhaitent depuis un an prendre leur indépendance, quitte à abandonner la marque Crédit Mutuel. Le conflit trouve naturellement des racines plus profondes. Après 2016, le départ du très direct Michel Lucas n’aura en rien apaisé la situation.

Edouard Lederer
@EdouardLederer
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Mort de Michel Lucas. Arkéa salue une « grande figure de la place bancaire »

Michel Lucas en 2015, à Paris.
Michel Lucas en 2015, à Paris. | AFP

Le groupe bancaire mutualiste Crédit Mutuel a annoncé, ce mardi 4 décembre, le décès à 79 ans de son ancien dirigeant historique Michel Lucas. Jean-Pierre Denis, président du Crédit mutuel de Bretagne et du Crédit mutuel Arkéa lui a rendu hommage.

Michel Lucas, patron historique du Crédit mutuel de Bretagne et du Crédit mutuel Arkéa, est décédé à l’âge de 79 ans, a annoncé, mardi 4 décembre, le groupe bancaire mutualiste dans un tweet signé du président de la Confédération nationale du Crédit Mutuel, Nicolas Théry, et du directeur général du groupe, Daniel Baal, mardi 4 décembre.

Jean-Pierre Denis, actuel président d’Arkéa, lui a rendu hommage au nom du groupe.«?Je tiens en mon nom personnel et au nom de tous les administrateurs et collaborateurs du groupe Arkéa à rendre hommage à Michel Lucas, un homme à la fois passionné et engagé. Il incarnait une grande figure de la place bancaire française et a tout au long de son parcours œuvré au développement des activités dont il avait la charge. Je présente mes sincères condoléances à sa famille et à ses proches?», a-t-il réagi.

Michel Lucas avait passé la main en 2016, après avoir laissé son fauteuil de président de la puissante Fédération du Crédit Mutuel Centre Est Europe (CMCEE) à son dauphin, Nicolas Théry.

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Michel Lucas, ancien dirigeant du Crédit Mutuel, est mort

Photo Eric Piermont/AFP
Photo Eric Piermont/AFP

Le groupe bancaire mutualiste Crédit Mutuel annonce ce mardi le décès, de son ancien dirigeant historique Michel Lucas. Il avait 79 ans. Capture d’écran 2018-12-04 à 10.06.08

Né le 4 mai 1939 à Lorient, il avait été le président du Groupe Crédit mutuel de 1971 à 2016. Il s’était ensuite retiré, après plus de 40 ans de carrière dans le groupe.

« Avec Michel Lucas disparaît le grand architecte du Crédit Mutuel. S’appuyant sur les valeurs mutualistes et la force de l’initiative locale, Michel Lucas a su bâtir un groupe bancaire de premier plan, diversifié et technologique. Immense reconnaissance. Nicolas Théry, Daniel Baal », a déclaré le groupe dans un message sur Twitter signé du président de la Confédération nationale du Crédit Mutuel et du directeur général du groupe.

(avec AFP)

En mars 2016, il avait cédé sa place de président de la Confédération nationale du Crédit mutuel à Nicolas Théry. « En 1971, quand je suis entré au Crédit mutuel, nous étions 861 salariés sur toute la France. Nous sommes 78 800 », savourait Michel Lucas à l’époque.

Au début des années 1970, c’est Théo Braun, patron du Crédit mutuel d’Alsace, qui avait repéré l’ingénieur diplômé de Centrale Lille chez Steria, une jeune SSII. Le futur ministre de Michel Rocard avait convaincu le trentenaire de le rejoindre à Strasbourg, lui confiant la « mécanographie », l’ancêtre de l’informatique. Lui qui pensait rester deux ans en Alsace fera une carrière de près de quarante ans au sein du groupe bancaire mutualiste.

RIP.

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Arkéa et Delta Dore s’associent pour proposer une offre globale de services connectés sur le marché de l’habitat : AS2D

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Inédit en France

 

Arkéa et Delta Dore s’associent pour proposer une offre globale de services connectés sur le marché de l’habitat : AS2D

Le 29 novembre 2018 – Le groupe Arkéa, via sa filiale de services connectés Arkéa Sécurité, et Delta Dore, le leader français de la maison connectée, annoncent la création d’une joint- venture : AS2D. Ce nouvel acteur se positionne comme un interlocuteur unique qui propose objets et services connectés à destination des professionnels du marché de l’habitat. En alliant les savoir-faire de ses deux actionnaires, AS2D permet à ses clients de composer des offres de services sur-mesure qu’ils commercialiseront, sous leur propre marque, en complément de leurs prestations habituelles.

Le groupe Arkéa, qui se positionne comme un hub de services financiers, et Delta Dore, leader français de la maison connectée, ont choisi d’allier leurs expertises pour créer une nouvelle entité : AS2D pour « Arkéa Sécurité » (AS) et « Delta Dore » (2D).

Deux acteurs, une ambition commune

Associés à hauteur de 50 % chacun, les deux acteurs poursuivent leur stratégie de développement avec une ambition commune : apporter davantage de valeur à l’offre de leurs clients.

Delta Dore apporte son expertise de fabricant d’objets et devices connectés et Arkéa Sécurité son expérience en matière de services connectés pour faciliter et sécuriser la vie quotidienne des utilisateurs.

Delta Dore est un acteur de référence en matière d’automatisation de la maison (éclairage, alarme, volet, portail…), de la gestion de l’énergie et des systèmes d’alarme. En dix ans, l’entreprise familiale a vu sa croissance augmenter de 72 % et affiche en 2017, un chiffre d’affaires de 145M€. Delta Dore réalise un tiers de ses ventes à l’international et investit chaque année près de 10 % de son chiffre d’affaires dans la recherche et l’innovation.

Arkéa Sécurité, la filiale du groupe Arkéa dédiée aux services connectés, propose depuis six ans des services de télésurveillance à destination des particuliers et des professionnels. Ces prestations, ainsi que la téléassistance et les services à la personne, ont vocation à faciliter le quotidien des clients. Le groupe compte 20 000 utilisateurs.

Un éventail de services en marque blanche

En assemblant leurs savoir-faire, Arkéa et Delta Dore ont conçu AS2D sous la forme d’une plateforme ouverte. AS2D devient la solution unique pour les professionnels de l’habitat.

Les constructeurs, promoteurs, assureurs, industriels du bâtiment (…)
pourront concevoir leur propre offre en piochant « à la carte » les
services clés en main pour enrichir leurs prestations. Parmi les
nombreuses solutions innovantes proposées en marque blanche :
télésurveillance, gestion intelligente de l’énergie (gaz ou électricité), téléassistance, réseau social d’immeuble…

Communiqué de presse

 

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Ronan Le Moal, Directeur général d’Arkéa, commente : « Nous sommes très fiers de nous associer à Delta Dore, acteur de référence sur le marché de la maison connectée. La création d’AS2D est une parfaite illustration de l’ambition du groupe Arkéa de s’imposer comme un modèle de hub de services qui – apporte au-delà des services financiers traditionnels – la meilleure réponse aux aspirations et modes de vie d’aujourd’hui et de demain. Arkéa s’inscrit dans une logique de réseau, d’ouverture et de collaboration en créant de nouvelles interactions avec des partenaires qui proposent des activités et des expertises complémentaires. Cette approche, à la fois technologique et relationnelle, priorise l’expérience globale du client et permet de créer de la valeur pour tous. »

Pascal Portelli, Président du Directoire de Delta Dore, ajoute : « AS2D est l’alliance de nos deux savoir-faire : la connaissance du monde des services pour Arkéa couplée à la technologie connectée de Delta Dore. Nous croyons en la promesse d’offrir des solutions technologiques fiables pour l’habitat de demain. Avec avec cette position unique sur le marché, nous ambitionnons d’apporter plus de confort pour faciliter la vie de chacun. »

A propos d’Arkéa

Arkéa est composé des réseaux du Crédit Mutuel de Bretagne, du Sud-Ouest et Massif Central, ainsi que d’une trentaine de filiales spécialisées (Fortuneo, Monext, Arkéa Banque Entreprises et Institutionnels, Arkéa Investment Services, Suravenir…) qui couvrent tous les métiers de la sphère financière. Avec plus de 10 000 salariés, 3 500 administrateurs, 4,4 millions de sociétaires et clients dans la bancassurance et plus de 132 milliards d’euros de total de bilan, Arkéa se classe parmi les tout premiers établissements bancaires ayant leur siège en région. Plus d’informations : arkea.com.

Contact presse : Florence Eckenschwiller – 02 98 00 01 91 – florence.eckenschwiller@arkea.com

À propos de Delta Dore

DELTA DORE est une des entreprises françaises pionnière et leader du marché des solutions pour la maison et le bâtiment connectés.
Acteur historique du pilotage du confort et des énergies, DELTA DORE s’inscrit depuis près de 40 ans dans une dynamique constante d’innovation avec plus de 10% de ses revenus investis en R&D. Une constante reconnue qui a permis à l’entreprise d’anticiper les évolutions de son marché et de prendre radicalement le virage numérique, évoluant de la conception de produits, vers celle de solutions complètes intégrant les applications mobiles & les services associés.

En 10 ans, DELTA DORE a vu sa croissance augmenter de 72% et affiche en 2017, un CA de 145 M€ dont un tiers à l’international. Le groupe emploie 860 personnes en France et via ses filiales en Espagne, Allemagne, Pologne, Chine, Italie, Royaume-Uni, Singapour et aux Philippines. En 2017, DELTA DORE a fabriqué plus de 4,5 millions de produits sur ses 2 sites de production en France.

DELTA DORE est aujourd’hui le spécialiste des produits & services permettant aux particuliers et aux professionnels d’améliorer leur confort de vie dans les maisons et les bâtiments, et de devenir acteurs de la transition énergétique. En s’affirmant auprès des particuliers, après avoir conquis le marché BtoB, Delta Dore s’attache à redonner aux individus le pouvoir d’interagir avec leur environnement, via des solutions connectées, accessibles et simples d’usage, répondant aux préoccupations du quotidien.

Contact Presse : Agence Profile – 01 56 26 72 00

Nicolas Brodiez – nbrodiez@agence-profile.com – 01 56 26 72 29 Vanessa Chicout – vchicout@agence-profile.com – 01 56 26 72 11 Lauriane Perrigault – lperrigault@agence-profile.com – 01 56 26 72 03

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L’ordonnance est passée en France: désormais, une banque pour se renflouer pourra ponctionner les comptes de ses clients

Merkel wants Schäuble to head Eurogroup - report

Pas de débat, pas de loi, une simple ordonnance. La directive est passée inaperçue dans le creux de l’été. Si votre banque fait faillite, elle pourra se renflouer en aspirant vos comptes, sans plus de façons. Photo: Wolfgang Schaüble, ministre des Finances allemand.

Il s’agit de la “Directive européenne sur le redressement des banques et la résolution de leurs défaillances” (Bank Recovery and Resolution Directive). D’abord expérimentée à Chypre où les comptes ont été largement siphonnés, la mesure est désormais applicable en France depuis le 20 août. Elle est passée en douce par ordonnance. Imaginez le tapage si une loi était venue devant le Parlement! Depuis que les Français ont mal voté en rejetant la Constitution européenne par référendum, il n’y a plus de référendum. C’est la même chose pour les lois gênantes! En l’occurrence on imagine bien que le lobby bancaire tenait à la plus grande discrétion de même que le pouvoir socialiste. Pourquoi s’embêter quand une simple et discrète petite ordonnance prise en catimini au cœur des vacances d’été fait parfaitement l’affaire ?

Ce qui a attiré l’attention des observateurs, c’est la Commission européenne qui s’impatiente. Jeudi 22 octobre elle a annoncé qu’elle allait poursuivre devant la Cour européenne de justice les pays qui n’avaient pas encore transposé dans leur droit national la directive BRRD. Mais le pouvoir socialiste toujours zélé dés qu’il s’agit de nuire aux Français, n’avait pas attendu les menaces bruxelloises, qu’on se rassure! A la prochaine crise bancaire les épargnants pourront être acculés à la faillite, mais plus les banques!

La fin du droit de propriété

Lorsqu’une banque comme n’importe quelle entreprise fait faillite, les actionnaires sont solidaires, ce qui est logique, de même que les détenteurs des obligations émises par la banque. Jusque-là, rien de nouveau. Mais la nouveauté de cette directive “BRRD” réside dans le fait que les clients de l’entreprise bancaire vont être ponctionnés jusqu’à remise à niveau de l’affaire, ce qui est une atteinte caractérisée au droit de propriété.

Vladimir Poutine dernièrement a dénoncé au forum Valdaï, une nouvelle fois, la remise en question du “Principe de l’inviolabilité de la propriété privée” qui prévaut de plus en plus au niveau mondial, avec “le précédent bien connu de Chypre”. Que s’est-il passé à Chypre ?

Le système de spoliation des citoyens pour sauver les banques(ou les enrichir) a été expérimenté à Chypre en 2013, lorsque les titulaires de comptes de la plus grande banque de Chypre, la Bank of Cyprus, ont perdu autour de 60% de leur épargne au-dessus de 100.000 euros.

Peu après la spoliation des déposants de la Banque de Chypre, l’Union européenne a étendu la tactique à tous les pays membres et l’a gravée  dans le marbre par une loi de 2014, le Mécanisme Unique de Résolution, qui institutionnalise la ponction des comptes bancaires, sans limite,  en fonction des besoins des banques. (Source)

Ce qui s’est passé à Chypre n’est rien d’autre qu’un vol légal. Et ce vol légal est maintenant anticipé dans la loi française. Ce qui d’ailleurs est la preuve du peu de confiance que les oligarques de Bruxelles ont dans le système bancaire, complices qu’ils sont des Banksters ainsi que nous l’avons observé à loisir à propos de la Grèce.

Normalement seuls les comptes de plus de 100.000 euros peuvent servir au renflouement, mais cette garantie n’en est pas une, tous les épargnants seront touchés. En effet à grand renfort d’annonces les eurocrates avaient rassuré les épargnants en les assurant que les  dépôts de moins de 100.000 euros seraient protégés par la constitution d’un fonds. La Commission européenne avait proposé la création d’une “garantie européenne des dépôts”, pour prévenir les retraits massifs et les fuites de capitaux comme cela s’est d’ailleurs passé en Grèce. Ce fonds de garantie devait être doté de 55 milliards d’euros et d’une capacité à emprunter sur les marchés. Mais l’échec de ce processus n’a pas bénéficié des mêmes effets d’annonces. Les Allemands s’y sont opposés et la protection des 100.000 euros s’est officiellement volatilisée le 12 septembre dernier, lors de la réunion de l’Eurogroupe. Elle ne pesait pas bien lourd, mais à présent elle ne pèse plus rien du tout, elle n’existe pas.

Chacun doit désormais le savoir, si votre banque fait faillite, elle aura légalement le droit de se renflouer en puisant dans vos comptes, que ce soit en France ou très bientôt dans la totalité des pays européens.

On ne peut d’ailleurs manquer de s’interroger sur l’empressement de la Commission européenne à faire adopter cette directive et à pourchasser les derniers retardataires, “il est extrêmement important que ces règles soient en place dans tous les États membres” explique-t-elle dans un communiqué. (…) Des personnes bien informées, à Bruxelles, craindraient-elles une prochaine crise financière et bancaire ? (Source)

Êtes-vous certains qu’il est raisonnable de placer toutes vos économies dans une banque ?

emiliedefresne@medias-presse.info

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ARKÉA sur les maillots de l’équipe cycliste

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Le groupe de banque-assurance Arkéa prend la place de Fortunéo, sa filiale de banque en ligne, en devenant co-sponsor de l’équipe bretonne. Une nouvelle étape pour la formation Continental Pro d’Ille-et-Vilaine, qui espère intégrer le World Tour dès 2020.

Ce n’est pas un divorce, ni même la fin d’une histoire. Fortuneo-Samsic, la banque en ligne, ne verra certes plus son nom associé à l’équipe de Continental Pro basée à Bruz (Ille-et-Vilaine). Mais c’est sa maison mère, Arkéa, qui continuera d’appuyer la formation, façon changement dans la continuité… Comme Samsic, l’autre sponsor principal, Arkéa s’est engagée jusqu’en 2021. Fortunéo, pour mémoire, était arrivé en 2016.

Arkéa ? C’est un groupe de banque-assurance coopératif et mutualiste (10 000 salariés, 4,4 millions de clients, 132 milliards d’euros de bilan) qui regroupe les fédérations du Crédit Mutuel de Bretagne, du Sud-Ouest, ainsi qu’une trentaine de filiales spécialisées (dont Fortuneo). Et dans une logique de développement – sachant en plus qu’Arkéa (dont le siège est à côté de Brest) est en pleine négociation sur son départ de la Confédération nationale du Crédit Mutuel – l’entreprise a souhaité se faire davantage connaître grâce au sponsoring sportif.

Warren Barguil, leader de l’équipe Arkéa-Samsic. | Thomas BREGARDIS

Un bateau Arkéa-Paprec va être mis à l’eau avec le Vendée Globe 2020 en ligne de mire, une tribune Arkea existe déjà à Francis-Le Blé (Brest)… « Avec le football et la voile, le cyclisme est le sport qui apporte le plus de retour et de notoriété. Le seul Tour de France génère des retours impressionnants », confie Ronan Le Moal, directeur général du groupe Arkéa, persuadé qu’Arkéa-Samsic sera au départ à Bruxelles le 6 juillet.

« Début 2019, on candidate pour le World Tour 2020 »

Côté sportif, Emmanuel Hubert, manager général de l’équipe, souligne que « cette évolution témoigne de la fidélité du groupe Arkéa et de l’intérêt que suscite notre équipe. » Mais le « boss » de l’équipe le dit sans détour : « Arkéa n’est pas venue là pour faire de la figuration, et nous devrons faire mieux qu’en 2018 ! »

Emmanuel Hubert, manager de l’équipe Arkéa-Samsic. | Thomas BREGARDIS

D’autant qu’Emmanuel Hubert voit grand pour ses troupes. « Le World Tour doit arriver très très vite. J’avais un projet pour 2021, mais là, mon ambition est d’y être dès 2020. Cela veut dire que je vais proposer au premier semestre 2019 un dossier World Tour. Bien sûr, ce n’est pas en refaisant une saison comme celle de 2018 (2 victoires) qu’on mettra toutes les chances de notre côté, mais j’y crois… »

Sur le papier, ce n’est pas fait, sachant qu’il y a actuellement 18 équipes en place en World Tour, et que d’autres concurrents (comme Direct Energie) se sont fait connaître pour jouer dans la cour des grands… Mais l’arrivée d’Arkéa, et le développement d’autres partenariats, a fait grimper de façon significative le budget de la structure, passant de 8 à près de 10 millions d’euros. Sur les routes aussi, après Warren Barguil l’an passé, c’est l’Allemand André Greipel et ses 11 victoires sur le Tour (lire en page suivante), qui a rejoint l’effectif cet automne et donné le sentiment qu’une marche supplémentaire avait été franchie. Une impression qu’il faudra, cette année impérativement, confirmer sur le bitume.

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COMMUNIQUE DE PRESSE FORTUNEO SAMSIC

Le 27 novembre 2018 – Au 1er janvier 2019, l’équipe bretonne Fortuneo Samsic changera de nom et deviendra Arkéa Samsic. Arkéa, qui entend renforcer sa notoriété de marque, succède à sa filiale de banque en ligne Fortuneo, en qualité de partenaire titre.
Warren Barguil, André Greipel et leurs coéquipiers porteront, dès la saison 2019, les couleurs d’Arkéa-Samsic. Arkéa, le groupe de banque-assurance (10 000 salariés, 132 milliards d’euros de total de bilan) succèdera, en effet, à sa filiale Fortuneo qui dispose aujourd’hui d’une image de marque installée, et apposera sa marque aux côtés du groupe de services Samsic. Cette évolution s’explique par la volonté du groupe Arkéa de développer la notoriété de sa marque en profitant de la formidable vitrine que constitue le cyclisme professionnel.
Ronan Le Moal, Directeur général du groupe Arkéa, commente : “C’est avec beaucoup d’enthousiasme et de fierté qu’Arkéa devient partenaire titre de cette belle équipe. Ce changement de nom est un passage de relais. Notre filiale Fortuneo bénéficie aujourd’hui d’une notoriété bien installée. Le groupe Arkéa connaît un très fort développement de ses activités tant en France qu’en Europe. Nous avons souhaité soutenir notre croissance par des opérations de sponsoring et de communication ciblées. Le changement de dénomination avec Arkéa-Samsic s’inscrit dans cette stratégie. Nous avons tissé des liens très solides avec l’équipe d’Emmanuel Hubert. Nous partageons une communauté de valeurs : un fort attachement à nos racines régionales, un profil original et audacieux ainsi qu’une volonté sans faille de continuer à grandir en restant fidèle à nos valeurs ”.
Emmanuel Hubert, Manager général de l’équipe cycliste : “Personnellement, je suis fier de cette évolution qui témoigne de la fidélité du groupe Arkéa et de l’intérêt que suscite notre équipe. Les collaborateurs d’Arkéa ont montré à travers plusieurs opérations leur attrait pour le cyclisme, comme la création du Team Arkéa en interne. Nous avons hâte de développer avec eux de nouvelles actions. Je sais qu’Arkéa attend beaucoup de ce partenariat, nos coureurs en sont conscients et travaillent pour être performants. Nous avons un projet ambitieux, nous voulons faire partie des meilleures équipes mondiales, tout en conservant un visage humain depuis notre territoire breton historiquement lié à la bicyclette. On veut grandir et fédérer autour de notre projet World Tour. Nous allons continuer à aider les jeunes talents bretons à travers le projet Bretagne Cyclisme Formation. L’équipe se structure. Après le lancement réussi du club Keveler qui fédère déjà de nombreuses entreprises, un club des supporteurs verra le jour en 2019. De beaux défis attendent Arkéa, Samsic et notre équipe pour 2019, nous avons les mêmes envies de développement, la même volonté de faire rayonner la Bretagne et de briller à l’international.”
A propos d’Arkéa
Déjà très présent dans le football – le groupe accompagne les clubs professionnels de Rennes, Guingamp, Brest et Lorient -, Arkéa est également le sponsor maillot de l’Union Bordeaux-Bègles qui évolue dans le Top 14 de rugby, et participera au prochain Vendée Globe, aux côtés du groupe Paprec, avec le skipper Sébastien Simon. Arkéa prête également son nom à l’Arena de Bordeaux, la plus grande salle de spectacles de Nouvelle-Aquitaine.
Arkéa est composé des réseaux du Crédit Mutuel de Bretagne, du Sud-Ouest et Massif Central, ainsi que d’une trentaine de filiales spécialisées (Fortuneo, Monext, Arkéa Banque Entreprises et Institutionnels, Arkéa Investment Services, Suravenir…) qui couvrent tous les métiers de la sphère financière. Avec plus de 10 000 salariés, 3 500 administrateurs, 4,4 millions de sociétaires et clients dans la bancassurance et plus de 132 milliards d’euros de total de bilan, Arkéa se classe parmi les tout premiers établissements bancaires ayant leur siège en région.

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Arkéa veut réinventer le modèle bancaire et créer une banque collaborative

 

En 20 ans, le marché bancaire français a engagé sa consolidation pour donner naissance à des champions nationaux. 83% des 7 709 milliards d’euros d’actifs détenus par les banques françaises sont aujourd’hui répartis entre six grands groupes (BNP Paribas, Société Générale, groupe Crédit Mutuel, BPCE, groupe Crédit Agricole, La Banque Postale). Ces six groupes génèrent aujourd’hui près de 90% du produit net bancaire.

Frédéric Oudéa, président de la Fédération bancaire européenne et PDG de la Société Générale, confiait à nos confrères du Financial Times : «A un horizon de dix ans, on peut imaginer que le secteur bancaire comptera moins d’acteurs, des groupes plus importants sur leurs marchés domestiques, et probablement quelques acteurs paneuropéens.»

Malgré cette concentration, le PNB baisse et les marges de croissances sont de plus en plus limitées.

En cause, la faiblesse des taux d’intérêt et des contraintes réglementaires de plus en plus fortes à l’instar de la directive Mifid II. Mais aussi comme dans de nombreux secteurs, d’une relation client qui s’inverse. Ce dernier reprend le pouvoir et fait son marché de plus en plus librement. Et ce d’autant plus avec l’arrivée de nouveaux acteurs qui viennent prendre des parts de marché sur des business historiques. Leur petite taille et une approche frugale leur offrent une agilité imparable, d’autant plus qu’ils n’ont à gérer aucun héritage.

Toutefois, cette stratégie de concentration menée par les banques et assurances s’avère très court-termiste. Elle ne permet que de réduire les coûts et charges d’exploitation (baisse des effectifs, fermeture d’agences…) mais aussi limite leurs nouveaux développements (ex : BPCE vient d’abandonner le déploiement de Fidor en France).

Sur le long terme, cette gestion de la décroissance conduit ces grands groupes à devenir des usines bancaires.

Les marchés boursiers sont d’ailleurs très critiques sur ces stratégies. Au 1er novembre, BNP Paribas a perdu 26% de son cours depuis le début de l’année, Société Générale 24%, ou encore le Crédit Agricole qui a vu son cours baisser de plus de 14,72% sur la même période.

Deux métiers apparaissent, celui de gestionnaire de risques de crédits et assurances, métier dans lequel la taille est effectivement déterminante, et celui de commerçant, qui détient la relation client et la valeur associée.

Pour Ronan Le Moal, directeur général d’Arkéa, «cette stratégie nie le besoin de se réinventer». Il constate que plus les banques grossissent, plus elles s’éloignent de ce que le client attend d’elles. Les banques n’auraient jamais du cesser d’être le commerçant qu’elles étaient.

A la Banque Postale, Rémy Weber, président du directoire, confiait hier à nos confrères des Echos : «Nous avons deux fois plus de clients âgés de plus de 75 ans que les autres banques. Et nous n’arrivons pas à compenser par une conquête suffisante. Nous devons faire des progrès dans la conquête des clients jeunes.»

De son côté, Ronan Le Moal veut projeter Arkéa dans ce nouveau monde. Face à une industrie bancaire linéaire, qui produit, fournit, transforme et vend, sa vision est une banque collaborative, où l’on trouve tout d’abord le client à qui on ouvre le champs des possibles au travers d’offres maison mais aussi de partenaires FinTech, AssurTech, ainsi que de services en marque blanche. Un modèle de plateforme qui se rapproche de celui d’Amazon.

«Nous sommes dans le prolongement de notre modèle coopératif de un pour un, pour passer à un écosystème coopératif, qui forme la banque collaborative et dont tous les acteurs profitent de la valeur qu’ils créent. Quand on crée Fortuneo en Belgique, c’est, d’une part, une manière de développer ce que l’on sait faire et, d’autre part, de collecter de l’épargne en Belgique, qui permet aussi au groupe de financer des projets en Bretagne, dans le sud-ouest ou encore le Massif central. Cela fait dix ans que l’on déploie ce modèle vertueux qui aujourd’hui prend forme», nous confie-t-il.

Dans la dynamique relationnelle, Arkéa ne veut plus vendre des produits mais des expériences, par exemple en accompagnant ses clients sur l’ensemble du parcours immobilier dans le cadre d’une acquisition et non plus simplement sur l’obtention d’un crédit ou de la souscription de l’assurance habitation du bien. Une telle expérience se développe avec des partenaires qui profiteront eux aussi de la dynamique créée et viendront ainsi enrichir l’offre et la relation client.

Ce hub de services financiers a également pour objectif de partager le savoir-faire de chacun pour intégrer les innovations qui ont un réel impact et valoriser les meilleures pratiques qu’elles soient technologiques, marketing ou commerciales.

Pour réussir, Ronan Le Moal entend développer progressivement les différentes briques de sa stratégie. Début 2019, le réseau de caisses locales en Nouvelle Aquitaine va tester et améliorer le dispositif avant de l’intégrer et l’adapter au réseau historique en Bretagne et au Massif Central au cours des mois à venir. De nouvelles opportunités vont s’offrir aux collaborateurs du groupe Arkéa, qui seront partie prenante de la mise en oeuvre de cette stratégie.

L’approche d’Arkéa est d’autant plus originale, que le groupe s’inspire fortement des nouvelles pratiques des startups afin de développer sa stratégie.

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Arkéa veut céder Leasecom

  • Publié le 13/11 à 13h49 capitalfinance.lesechos.fr
Evoluant depuis 2010 dans le giron de Crédit Mutuel Arkéa, le loueur de matériel bureautique et technologique Leasecom s’apprête à changer de mains. NBB Lease, un spécialiste de ce métier créé à Paris en 2015, vient d’entrer en négociations exclusives, en vue de reprendre ce périmètre. A ce stade, les parties en présence n’ont pas souhaité commenter l’opération à ce stade. Selon L’Agefi, Leasecom aurait dégagé un bénéfice de 2 M€ en 2017. Il présenterait un écart d’acquisition de 32,7 M€ dans les comptes du cédant à fin 2017.

William Sadrin

Arkea et NBB Lease entrent en négociations exclusives

Arkéa et NBB Lease entrent en négociations exclusives
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — Le groupe Arkéa est entré en négociations exclusives avec NBB Lease en vue de la cession éventuelle de Leasecom et de sa filiale Leasecom Car.

Leasecom est une entreprise spécialisée dans la location financière de matériel évolutif pour les entreprises et les professionnels. Présente sur l’ensemble du territoire national, Leasecom s’appuie sur neuf agences commerciales et un réseau de 3.000 partenaires constructeurs, distributeurs et éditeurs.

Ce projet d’acquisition s’inscrit dans la stratégie de développement de NBB Lease, soutenu par des investisseurs institutionnels de premier plan, dont l’objectif est de devenir un acteur majeur du financement d’actifs à destination des entreprises.

55.000 contrats et 500 millions d’Euros d’encours.

La combinaison des deux sociétés créerait un ensemble gérant plus de 55.000 contrats et 500 millions d’Euros d’encours.
L’opération est conditionnée à la signature d’accords finaux après consultation des instances représentatives du personnel et sous réserve des autorisations légales et réglementaires éventuellement nécessaires.

Arkéa est composé des réseaux du Crédit Mutuel de Bretagne, du Sud-Ouest et Massif Central, ainsi que d’une trentaine de filiales spécialisées (Fortuneo, Monext, Arkéa Banque Entreprises et Institutionnels, Arkéa Investment Services, Suravenir…) qui couvrent tous les métiers de la sphère financière. Avec plus de 10.000 salariés, 3.500 administrateurs, 4,4 millions de sociétaires et clients dans la bancassurance et plus de 132 milliards d’euros de total de bilan, Arkéa se classe parmi les tout premiers établissements bancaires ayant leur siège en région…