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Bataille du Crédit Mutuel: l’Autorité de la concurrence s’emmêle

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L’Autorité de la concurrence ne contribue ni à clarifier, ni à apaiser les débats dans la bataille qui fait rage au sein du Crédit Mutuel.

Dans un mémoire dont Challenges a eu copie, l’Autorité de la concurrence juge que le Crédit Mutuel Arkéa et son frère ennemi, le CM11-CIC, sont de véritables concurrents

Dans la guerre fratricide qui fait rage au sein du Crédit Mutuel, l’Autorité de la concurrence ne contribue ni à clarifier, ni à apaiser les débats. Elle a rédigé deux documents juridiques qui nourrissent la confusion ambiante. Dernier en date: un mémoire daté du 3 janvier signé par la présidente de cette autorité indépendante, Isabelle de Silva, et dont Challenges a eu copie. Selon ce document de 13 pages et 79 alinéas, il ne fait aucun doute que le Crédit Mutuel Arkéa (CMA), présidé par Jean-Pierre Denis, et son frère ennemi, le CM11-CIC, présidé par Nicolas Théry, sont concurrents. Qu’importe si ces deux entités appartiennent à la même confédération du Crédit Mutuel, présidé également par Nicolas Théry. « Le CMA dispose d’une autonomie au sein du Crédit Mutuel et se trouve donc en concurrence avec le groupe CM11-CIC », martèle l’autorité de la concurrence à plusieurs reprises.

Isabelle de Silva balaye non moins énergiquement un autre argument de la confédération. Selon cette dernière, l’ensemble du Crédit Mutuel est contrôlé sur une base consolidé par la BCE, ce qui prouve bien l’existence d’un « groupe unique », où la concurrence n’aurait pas de sens. En réalité, estime l’Autorité, un tel groupe n’empêche pas les « deux entités autonomes » principales, CM11-CIC et CMA, de se livrer à une véritable compétition interne. Au passage, l’Autorité en profite pour marquer qu’elle n’a aucune intention de voir le droit de la concurrence, qu’elle façonne, subordonnée aux décisions de la BCE…

Ce mémoire a toutes les raisons de ravir le Crédit Mutel Arkéa, basé à Brest. Jean-Pierre Denis dénonce avec virulence depuis plus de deux ans cette situation: sous couvert de groupe unique et donc de centralisation des données au sein de la confédération, le puissant CM11-CIC, implanté à Strasbourg, espionnerait les pratiques commerciales et les innovations de son concurrent breton, entravant son déploiement.

Avis contradictoires

Problème: avant la rédaction de ce mémoire, la même Autorité de la concurrence a publié le 21 décembre 2016 une décision non moins articulée, forte de 30 pages et 163 alinéas. Elle y répondait aux attaques du CMA, dénonçant un fonctionnement du Crédit Mutuel qui « aggrave un risque de collusion systématique, à l’occasion d’un partage d’informations entre groupes sur leurs activités concurrentes ». Dans sa réponse, l’autorité se montrait alors très prudente. Les deux fédérations n’étaient alors jugées que « potentiellement concurrentes », soit un cran en deçà du mémoire publié en janvier. Et de toute façon, l’Autorité se déclarait incompétente pour trancher sur ces problèmes d’organisation interne, renvoyant la balle dans le camp de la justice administrative.

Pour le coup, ce dégagement en touche avait parfaitement satisfait Nicolas Théry et ses équipes. D’autant que cette victoire de la confédération s’ajoutait à celle, engrangée quelques jours plus tôt, le 13 décembre, devant le conseil d’Etat. Son rapporteur public avait alors jugé « inopérante » les démonstrations du CMA sur ces dossiers de concurrence interne. S’estimant satisfaite, la confédération avait abandonné ses recours devant l’Autorité de la concurrence, visant à faire valoir ses arguments sur l’existence d’un « groupe unique ». Trop tard, le coup était tiré. Et c’est précisément pour répondre à ce recours de la confédération que l’Autorité de la concurrence a rédigé le mémoire du 3 janvier…

Ce méli-mélo survient alors que la tension ne redescend pas au sein du groupe mutualiste. La confédération a infligé un blâme le 11 janvier au CMA. Et le dossier promet de rythmer encore l’année 2017. Trois décisions devant la Cour d’appel de Paris et le Conseil d’Etat sont attendues. Sans compter les nouveaux recours et autres embuscades juridiques que pourraient initier les protagonistes de cette bataille épique.

Grégoire Pinson
Journaliste                 capture-decran-2017-01-16-a-18-08-52

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Le banquier menacé est en droit de clore le compte sans préavis

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Le banquier est en droit de clore le compte et de mettre fin au crédit si son client tient des propos agressifs ou menaçants. Ces faits constituent, selon la Cour de cassation, un « comportement gravement répréhensible » qui permet à la banque de cesser toute relation sans préavis.

Le code monétaire et financier n’envisage cependant cette hypothèse que dans la rubrique du « crédit aux entreprises », mais certains sites bancaires ne font pas cette distinction et affirment que la banque a le droit de rompre sans préavis avec n’importe quel client, professionnel ou non, qui aurait ce « comportement gravement répréhensible ». Sans un tel comportement, la banque est obligée, avant de fermer un compte, de respecter un préavis fixé à l’origine par le contrat.

Cette fois, la banque avait ouvert un compte professionnel et accordé un crédit, mais son honnêteté ayant été mise en cause, ses employés ayant été fréquemment injuriés et menacés par le client, elle avait décidé de mettre un terme à leurs relations, ce qui supposait le remboursement immédiat du crédit.

La Cour a considéré que le « comportement gravement répréhensible » ne concernait pas uniquement des opérations bancaires anormales mais aussi le comportement social de ce client.

Cette décision a été prononcée alors que l’Académie du service, cabinet de conseil franco-britannique, publiait une enquête « les Français et les services », citée par lefigaro.fr fin décembre, soulignant « une forte progression de l’agressivité des clients » envers banquiers et assureurs.

Cass. Com, 13.12.2016, P 14-17.410

 

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Le Crédit Mutuel prononce un blâme à l’encontre d’Arkéa

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Le conseil d’administration de la Confédération s’est réuni mercredi en formation disciplinaire. Le Crédit Mutuel Arkéa dénonce une sanction politique, qu’elle va contester.

Pour la première fois dans l’histoire du Crédit Mutuel, la tête du groupe a pris la décision de sanctionner un de ses affiliés. Le conseil d’administration de la Confédération nationale du Crédit Mutuel (CNCM) s’est en effet réuni mercredi en « formation disciplinaire », et a prononcé un blâme à l’encontre de la caisse interfédérale d’Arkéa, qui regroupe les fédérations de Bretagne, du Sud-Ouest et du Massif Central. Une décision prise à l’issue d’une procédure contradictoire et de la remise des conclusions du bâtonnier Bernard Vatier, le rapporteur indépendant saisi par la Confédération sur ses griefs à l’encontre d’Arkéa.

 

Cette procédure de sanction est le dernier épisode de la guerre picrocholine qui agite depuis plus de deux ans le groupe mutualiste. D’un côté, les dirigeants du Crédit Mutuel Arkéa veulent obtenir leur propre organe central au sein de l’ensemble Crédit Mutuel, partant du principe que leur groupe et le Crédit Mutuel CM11-CIC sont « autonomes l’un par rapport à l’autre et concurrents sur l’ensemble de leurs métiers ». Arkéa cherche ainsi à ne plus rien devoir à la CNCM, tout en conservant la marque « Crédit Mutuel ». De l’autre côté, la Confédération veut maintenir l’unité du groupe, et prévient qu’un divorce se traduirait, pour Arkéa, par la perte de la marque et des mécanismes de solidarité.

« La montagne a accouché d’une souris »

Déjà tendue, la situation entre la tête du groupe et les fédérations de l’Ouest s’est fortement dégradée depuis l’été. Début août, Arkéa a refusé de transmettre à la CNCM les informations prudentielles lui permettant d’exercer ses fonctions d’organe central. Puis, en septembre, les fédérations dissidentes ont voté contre la clarification – exigée par la BCE – du mécanisme de solidarité nationale au sein du groupe mutualiste. Dans la foulée, la Confédération a mis en demeure les dirigeants d’Arkéa de respecter les règles du jeu et les dispositions légales . Mais un mois plus tard, Jean-Pierre Denis, le président d’Arkéa, a demandé aux caisses locales de son groupe de se prononcer sur la création de leur propre organe central et celles-ci ont voté à plus de 96 % en faveur de la scission .

Cette spirale a donc conduit la Confédération à engager une procédure de sanctions, et a finalement prononcé un blâme, plus sévère qu’un avertissement, mais bien moins qu’une radiation. « La montagne a accouché d’une souris », a réagi une source chez Arkéa. Dans un communiqué, la banque a toutefois dénoncé une « sanction purement politique », qui « sera naturellement contestée » devant le tribunal administratif. Jean-Pierre Denis, qui a contesté le caractère irrégulier de la procédure, a réaffirmé la détermination d’Arkéa à préserver son autonomie.

En choisissant le blâme, la Confédération n’a pas voulu précipiter la séparation du groupe. Elle a d’ailleurs « réitéré sa volonté d’un règlement global du conflit ». Mais elle précise dans un communiqué qu’elle attend d’Arkéa « qu’il respecte strictement ses obligations prudentielles et en matière de marque et de territorialité ». La menace n’est pas agitée, mais, en cas d’infractions constituées, l’organe central a la possibilité d’engager des procédures de sanction contre les fédérations et leurs dirigeants.

En savoir plus sur http://www.lesechos.fr VERONIQUE CHOCRON

Article de la Tribune :

La confédération nationale de la banque mutualiste, qui avait ouvert une procédure de sanction pour contrefaçon de marque et non-respect de la
territorialité notamment, a prononcé un blâme contre les fédérations 
de l’Ouest.

Une sanction « sans incidence » selon Arkéa.

La guéguerre des communiqués continue entre Crédit Mutuel et les fédérations de l’Ouest (Bretagne, Sud-Ouest, Massif Central), regroupées au sein de Crédit Mutuel Arkéa. La Confédération nationale du Crédit mutuel (CNCM), qui avait ouvert en octobre dernier une procédure de sanction pour contrefaçon de marque et non-respect de la territorialité notamment, a prononcé un blâme mercredi à l’encontre de son la caisse interfédérale Arkéa, qui réclame son indépendance.

Le conseil d’administration de la CNCM a reconnu que Crédit Mutuel Arkéa « s’était soumis à une large partie de ses obligations prudentielles », ayant transmis les documents nécessaires à l’établissement d’un plan préventif de résolution, comme le réclame la Banque centrale européenne (BCE) et l’y avait récemment contraint le Conseil d’Etat.

« Sur la base de cette décision, la Confédération Nationale du Crédit Mutuel attend du Crédit Mutuel Arkéa qu’il respecte strictement ses obligations prudentielles et en matière de marque «Crédit Mutuel» et de territorialité » indique le communiqué de la CNCM.
Sanction « politique » et « sans incidence »
Les rebelles de l’Ouest ont réagi avant même la communication de la CNCM, qui « n’a finalement prononcé qu’un blâme » observent-ils. Presque déçus, peut-être, de ne pas aller plus loin dans la rupture. Une sanction pécuniaire, voire une radiation, au vu de la gravité des griefs (contrefaçon, etc).

« Cette sanction, purement politique, sera naturellement contestée par le Crédit Mutuel Arkéa » affirme le communiqué. « Cette sanction de premier niveau, interne à l’organisation du Crédit mutuel, n’a et n’aura bien sûr aucune incidence sur l’activité du groupe Crédit mutuel Arkéa ».
Contestant l’autorité de l’organe central, présidé par Nicolas Théry, qui est aussi le président du puissant ensemble CM11-CIC, qui regroupe les fédérations de l’Est, Arkéa réclame un changement de gouvernance et la mise en place « d’un organe central dédié », autrement un double organe central, qui réglerait le problème de concurrence existant entre les différents camps (du CIC au courtage en ligne, en passant par l’assurance ou le crédit conso). La CNCM, elle, a réitéré son souhait de préserver l’unité. @LA TRIBUNE

Reportage France 3 Bretagnecapture-decran-2017-01-12-a-06-58-15

« Cette sanction, purement politique, sera naturellement contestée », assure le Crédit Mutuel Arkéa dans un communiqué. La CNCM avait annoncé le 12 octobre le lancement d’une procédure de sanctions à l’encontre de son affilié qui souhaite se doter d’un organe central dédié.

Certains syndicats d’Arkéa s’inquiétaient des conséquences sur les emplois et la possibilité de continuer à utiliser la marque « Crédit mutuel » de cette procédure qui aurait pu prendre la forme d’une radiation de la caisse interfédérale Crédit mutuel Arkéa.

« Le conseil d’administration de la CNCM n’a finalement prononcé qu’un blâme », indique le CMA dans son communiqué. « Cette sanction de premier niveau, interne à l’organisation du Crédit mutuel, n’a et n’aura bien sûr aucune incidence sur l’activité du groupe Crédit mutuel Arkéa », poursuit le communiqué.

UN ORGANE CENTRAL DÉDIÉ À TOUT PRIX

Le CMA, qui regroupe les fédérations de Bretagne, du Sud-Ouest et du Massif Central du réseau mutualiste, assure par ailleurs qu’il va continuer « à dénoncer les graves problèmes de concurrence et de conflits d’intérêts soulevés depuis de nombreuses années ». Arkéa dénonce notamment la double casquette du président de la CNCM qui est également à la tête du CM11-CIC, plus grosse entité du réseau, avec laquelle Arkéa s’estime en concurrence directe. Le groupe assure ainsi qu’il « poursuivra toutes les voies possibles pour obtenir la mise en place d’un organe central dédié », estimant qu’il s’agit désormais de « la seule issue envisageable ».

Dans un communiqué distinct, la CNCM a indiqué attendre de son affilié « qu’il respecte strictement ses obligations prudentielles et en matière de marque Crédit Mutuel et de territorialité » et chercher « une solution qui préserve l’unité de la maison commune Crédit Mutuel ».

Avec une vingtaine de filiales spécialisées, Arkéa emploie 9 000 personnes dont près de

6 500 en Bretagne.

 

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Crédit Mutuel : la sanction se limite finalement à un blâme pour Arkéa

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La Confédération nationale du Crédit mutuel (CNCM) a prononcé un blâme mercredi à l’encontre de son affilié Crédit Mutuel Arkéa, qui réclame son indépendance et avec lequel elle est en conflit depuis plusieurs années.

« Cette sanction, purement politique, sera naturellement contestée », assure le Crédit Mutuel Arkéa, groupe basé à Brest chapeautant les fédérations de Bretagne, du Sud-Ouest et du Massif central, dans un communiqué. La CNCM avait annoncé le 12 octobre le lancement d’une procédure de sanctions à l’encontre de son affilié qui souhaite se doter d’un organe central dédié.

« Aucune incidence sur l’activité » d’Arkéa

Certains syndicats d’Arkéa s’inquiétaient des conséquences sur les emplois et la possibilité de continuer à utiliser la marque Crédit Mutuel de cette procédure qui aurait pu prendre la forme d’une radiation de la caisse interfédérale Crédit Mutuel Arkéa. « Le conseil d’administration de la CNCM n’a finalement prononcé qu’un blâme », indique le groupe basé à Brest dans son communiqué.

« Cette sanction de premier niveau, interne à l’organisation du Crédit Mutuel, n’a et n’aura bien sûr aucune incidence sur l’activité du groupe Crédit Mutuel Arkéa », poursuit le communiqué. Arkéa assure par ailleurs qu’il va continuer « à dénoncer les graves problèmes de concurrence et de conflits d’intérêts soulevés depuis de nombreuses années ».

Le Crédit Mutuel Arkéa veut toujours son organe central propre

Le groupe dénonce notamment la double casquette du président de la CNCM, qui est également à la tête du CM11-CIC, la plus grosse entité du réseau Crédit Mutuel, avec laquelle Arkéa s’estime en concurrence directe. Le groupe assure ainsi qu’il « poursuivra toutes les voies possibles pour obtenir la mise en place d’un organe central dédié », estimant qu’il s’agit désormais de « la seule issue envisageable ». Avec une vingtaine de filiales spécialisées, Arkéa emploie 9.000 personnes dont près de 6.500 en Bretagne.

 

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Arkéa dénonce la procédure de sanction du Crédit Mutuel

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Olivier PAULY Ouest France.
La situation du groupe bancaire Arkéa était au cœur d’une réunion importante, ce mercredi. Il maintient sa volonté d’acquérir une véritable autonomie par rapport à la confédération nationale du Crédit Mutuel.

Le conseil d’administration de la Confédération Nationale du Crédit Mutuel (CNCM) s’est tenu ce mercredi. Cette séance se tenait dans le cadre de la procédure de sanction, engagée en octobre dernier, à l’encontre de la caisse interfédérale Crédit mutuel Arkéa (1).

Le groupe breton, par la voix de son président Jean-Pierre Denis, a de nouveau voulu démontrer que la procédure engagée à son encontre était irrégulière et infondée. Mais il a aussi « réaffirmé toute sa détermination à préserver son autonomie et défendre son modèle ».

Jean-Pierre Denis a ainsi proposé que de « nouvelles discussions soient engagées rapidement pour définir les modalités d’une séparation ordonnée. »

Depuis de longs mois, le Crédit mutuel Arkéa cherche à s’émanciper de l’autorité de la confédération nationale du Crédit Mutuel. Les dirigeants d’Arkea estiment que la confédération est étroitement pilotée par le CM11-CIC, qui est devenu de fait un de leur concurrent.

(1) Basé à Brest, Arkéa regroupe les Crédits mutuels de Bretagne, du Sud Ouest et du Massif central.

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Retraite : il est désormais possible de déposer votre dossier en ligne

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Les futurs retraités du régime général peuvent désormais constituer leur dossier et faire leur demande de retraite entièrement en ligne sur le site de l’assurance retraite, un dispositif lancé lundi.

« En matière de retraite nous sommes face à une révolution silencieuse », notamment grâce au « virage numérique », s’est félicitée la ministre des Affaires sociales, Marisol Touraine, lors du lancement de ce dispositif dans une agence de retraite du XIe arrondissement de Paris.

En six étapes, le site lassuranceretraite.fr permet de déposer son dossier pour faire valoir ses droits à la retraite en joignant les pièces justificatives, y compris avec des photos, jusqu’à six mois avant sa date de départ. Le service, ouvert aux salariés du régime général, s’est fixé l’objectif de traiter 200.000 dossiers d’ici à un an sur les quelque 650.000 reçus chaque année, a annoncé Renaud Villard, directeur de la Cnav. Il sera étendu aux autres régimes (RSI, MSA..) au 1er janvier 2019.

Un autre site pour connaître vos droits

Ce service vient s’ajouter à info-retraite.fr, mis en place en octobre, qui permet aux salariés, retraités, indépendants, fonctionnaires ou encore chômeurs de connaître notamment leur date de départ à taux plein grâce à la création d’un compte personnel retraite. Trois mois après son lancement 370.000 Français ont créé leur compte, selon la Cnav.

Lors de son déplacement, la ministre en a profité pour défendre l’allègement de CSG pour les retraités modestes. Inscrit dans le projet de budget de la Sécu, la mesure a pris effet lundi avec le versement des pensions retraites du régime général. La loi prévoit notamment que les retraités percevant une pension mensuelle inférieure à 1.013 euros bénéficient d’une exonération de CSG.

 

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Retraites : des réformes inégalitaires

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Recul de l’âge légal de départ (de 60 à 62?ans), allongement de la durée de cotisation requise pour toucher une retraite à taux plein (de 41,5 à 43 ans), augmentation du taux de cotisation… les réformes menées en 2010 et 2014 ont radicalement transformé le système de retraite français. Egalement révisés, les régimes complémentaires ont vu leurs rendements diminuer nettement. Quelles conséquences ces changements auront-ils sur les retraites à venir?? C’est ce que tente d’évaluer une récente étude de la Drees qui simule les trajectoires sur le marché du travail de quatre générations nées en 1950, 1960, 1970 et 1980.

Un rééquilibrage des comptes, à quel prix ?

Selon les auteurs, la masse de prestations versées par l’ensemble des régimes devrait diminuer d’un point de PIB en 2020 (soit 22,3?milliards d’euros). Dans le même temps, le montant des cotisations versées par les actifs augmente. Le conseil d’orientation des retraites (COR) indique dans son rapport de juin 2016 que l’équilibre des comptes pourrait être atteint dès le milieu des années 2020. Sans surprise, ce rééquilibrage des comptes se fera au prix de conditions de retraite dégradées.

L’âge moyen de départ à la retraite serait repoussé de deux ans en moyenne.

Les personnes nées en 1980 passeraient alors 26,3?années en retraite. Or, selon le principe d’équité défini par la loi du 21?août?2003, qui pose que les gains d’espérance de vie doivent être partagés entre travail et retraite dans des proportions deux tiers/un tiers, elles auraient dû avoir droit à 27,2?années.

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Des pensions à la baisse

La pension cumulée sur le cycle de vie baisse de 4,5 ?% en moyenne par rapport au scénario sans réformes.

La pension cumulée sur le cycle de vie (somme des pensions perçues sur l’ensemble de la période de retraite) baisse quant à elle de 4,5 ?% en moyenne par rapport au scénario sans réformes. Le gain lié à la prolongation d’activité (acquisition de droits supplémentaires, meilleur salaire de référence) ne compense pas la perte de pension due au recul de l’âge du départ en retraite. La génération 1970 est la plus touchée?: –?6?%, contre –?1,5?% pour la génération 1950 et –?4,5?% pour la génération 1980.

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Les réformes affectent plus durement les bas salaires

Les personnes hors emploi et à bas salaires sont particulièrement pénalisées par les réformes puisqu’elles voient leur pension cumulée diminuer respectivement de 10 et de 6 %. Ces personnes, qui ont souvent des carrières incomplètes et du mal à se maintenir sur le marché du travail en fin de carrière, auront donc encore plus de mal à percevoir une pension d’un montant décent. Au contraire, les hauts salaires ne voient leur pension diminuer que de 4 %.

La réforme de 2010 augmente même les pensions des personnes appartenant au quartile de salaire le plus élevé de 0,8 %. Etant plus proches du marché du travail, les hauts salaires compensent plus facilement la baisse de la durée passée en retraite par l’acquisition de droits supplémentaires et un meilleur salaire de référence. La réforme de 2014 limite toutefois la casse pour les travailleurs défavorisés, en abaissant le seuil de revenu permettant de valider un trimestre de 200 heures Smic à 150 heures Smic. Le constat de la Drees n’en est pas moins net : le sauvetage du système des retraites se fait au prix d’une augmentation des inégalités entre les retraités.

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AUDE MARTIN   capture-decran-2017-01-09-a-11-43-12

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Les sept grands tournants que vont devoir prendre les banques et les assureurs

capture-decran-2017-01-06-a-07-29-31Nouvelles règles, nouveaux acteurs, montée en puissance de l’intelligence artificielle?: la finance va aborder plusieurs virages en 2017. Le contexte de taux va changer la donne pour les acteurs financiers comme pour les particuliers.

2017 s’ouvre avec l’annonce d’une légère remontée des taux du crédit immobilier après plus d’un an de baisse. Dans le même temps, les rendements de l’assurance-vie en euros vont encore reculer pour passer sous la barre symbolique des 2 %. L’année sera porteuse de changements pour les emprunteurs et les épargnants. Quant aux acteurs de la banque et de l’assurance, ils devront s’adapter aux évolutions structurelles qui vont frapper l’industrie financière dans les prochains mois.

-1- Les taux du crédit immobilier repartent à la hausse

Pour la première fois en plus d’un an, le taux d’intérêt moyen du crédit immobilier a légèrement augmenté : il est passé de 1,31 % en novembre à 1,34 % en décembre , selon l’Observatoire Crédit Logement/CSA. La hausse s’explique par la politique commerciale des banques, qui ont bouclé leurs objectifs commerciaux, mais aussi par une tension globale sur le marché des emprunts d’Etat . Ce mouvement devrait se poursuivre, mais rester limité. « Les établissements se sont fixé des objectifs commerciaux très ambitieux pour 2017 », explique Sandrine Allonier, responsable des relations banques pour Vousfinancer.com. Le courtier estime que pour ses clients, les taux pourraient passer en moyenne de 1,5 % à 2 %. Ce qui augmenterait de plus de 11.000 euros le coût d’un crédit de 200.000 euros sur 20 ans.

Les taux devraient toutefois demeurer en dessous du niveau de janvier 2015, et les banques vont continuer de se battre pour gagner des clients, notamment les bons profils qui permettent de dégager des marges convenables. De manière générale, « les banques veulent prêter, d’autant plus que le taux de dépôt de la Banque centrale européenne reste négatif », note ­Sandrine Allonier.

-2- Baisse des rendements de l’assurance-vie

Les épargnants doivent s’y attendre. Les fonds euros de leurs contrats d’assurance-vie vont continuer à leur rapporter de moins en moins. « Les taux d’intérêt ont touché des niveaux historiquement bas l’année dernière, alors que les marchés actions n’ont pas été terribles. Mécaniquement, nous allons donc répercuter 50 à 60 points de baisse », indique ainsi un bancassureur. La persistance de taux ultra bas est, en effet, très pénalisante pour les fonds euros, des supports qui offrent la garantie du capital à tout moment et qui sont investis majoritairement en obligations. S’y ajoute la pression de l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR), qui a appelé à plusieurs reprises les assureurs-vie à faire preuve de « modération et de réalisme » dans la fixation de leurs taux de rendement.

Cette exhortation vient après une baisse jugée insuffisante l’an dernier. Les taux servis au titre de 2015 étaient tombés à 2,27 % en moyenne, d’après les données de l’ACPR, contre 2,54 % en 2014. Pour 2016, la barre des 2 % va être franchie. Alors que les clients vont être fixés sur leur sort dans les prochaines semaines, les premières annonces de taux 2016 vont, en tout cas, dans ce sens : de 1,20 % à 1,90 % chez Mutavie (Macif), de 1,75 % à 2,10 % pour les contrats d’épargne à La Mondiale. Tout l’enjeu pour les assureurs-vie aujourd’hui est d’arriver à convaincre les épargnants de se tourner davantage vers les unités de compte (UC), des supports investis pour partie en actions et qui ne donnent pas la garantie du capital, mais censés être potentiellement plus rémunérateurs. Ils y ont eux-mêmes intérêt puisque les UC leur coûtent moins cher en termes de fonds propres à immobiliser. « C’est la fin du modèle de l’assurance-vie 100 % euros », affirme Philippe-Michel Labrosse, directeur du pôle finance-épargne du groupe Macif.

-3- Livret A : un calcul du taux moins favorable

Si l’exécutif a renoncé à doubler le plafond du Livret A, comme s’y était engagé François Hollande lors de sa campagne présidentielle, il s’est en revanche résolu à réformer le taux de rémunération du placement. Fin 2016, face à l’écart croissant entre les taux d’intérêt courts et le niveau de l’inflation, le gouvernement a entériné une formule moins généreuse pour l’épargnant . Dans le détail, celle-ci ne garantit plus une rémunération au minimum supérieure de 0,25 % à l’inflation. Cette formule sera éprouvée pour la première fois à l’été 2017. La rémunération des épargnants, fixée depuis août 2015 à 0,75 %, pourrait alors baisser, sauf si l’inflation repart à la hausse ou bien si le gouvernement décide de faire une exception à la règle. L’autre innovation en matière d’épargne réglementée attendue en 2017 concerne le livret de développement durable. Rebaptisé « livret de développement durable et solidaire » (LDDS) dans la loi Sapin II, il permettra dorénavant de verser des dons à des entreprises solidaires.

-4- La montée en puissance de l’intelligence artificielle

2017 devrait être l’année de la banalisation du recours aux robots intelligents dans les banques et les compagnies d’assurances. Dès l’an dernier, des acteurs de la finance ont pris goût à ces logiciels auto­apprenants, qui viennent seconder leurs conseillers , par exemple en répondant aux e-mails des clients ou aux questions les plus fréquentes sur l’épargne ou l’assurance. Parmi les innovations testées actuellement par certaines banques, figurent les « chatbots » : des robots conversationnels qui utilisent l’intelligence artificielle pour imiter le langage humain et font office d’assistants virtuels, disponibles 24 heures sur 24 sur les réseaux sociaux ou par SMS. Cette quatrième révolution industrielle inquiète les organisations syndicales, qui redoutent de voir un jour les robots remplacer les salariés.

-5- Changer de banque devient plus facile

A compter du 6 février 2017, en application de la loi Macron, les banques devront s’occuper de toutes les formalités lorsqu’un client voudra changer d’établissement. Terminées les démarches laborieuses qui incombaient aux clients. Le nouveau processus sera automatisé et respectera des délais très encadrés : migrer un compte bancaire d’un établissement à un autre ne devrait pas prendre plus de vingt-deux jours. La France étant aujourd’hui à la traîne en Europe, en matière de mobilité bancaire , ce nouveau dispositif pourrait stimuler la concurrence. Dans un document interne de présentation de sa future banque mobile, le groupe de télécommunications Orange note que le taux d’attrition moyen des banques en France ne s’élevait qu’à 5 % en 2014, contre 9 % pour les banques en Europe et 15 % pour les opérateurs télécoms en France. La loi Macron fera-t-elle bouger les lignes ? Pour Orange, le nombre de clients qui quitteront leur banque (« churn ») pourrait « doubler la taille du « fishing pool bancaire »», évalué « aujourd’hui entre 3 et 4 millions de clients potentiels ». Banques en ligne et banques mobiles y voient donc une opportunité, quand les groupes traditionnels se préparent à défendre leurs parts de marché.

-6- Orange Bank, un concurrent sérieux

Après avoir bouclé le rachat de 65 % de Groupama Banque et obtenu un agrément des superviseurs bancaires, Orange s’apprête à lancer sa banque au premier semestre 2017. Orange Bank fait figure de concurrent sérieux pour le secteur . Elle vise, en effet, 2 millions de clients d’ici à dix ans, alors qu’ING Direct en a mis plus de quinze pour ­rassembler 1 million de clients particuliers, dont seulement 350.000 comptes courants. Le nouvel établissement va bénéficier des atouts de son principal actionnaire : la marque Orange et sa base de 27 millions de clients mobiles et de 10 millions de clients haut débit.

-7- Un nouveau pan de réglementation bancaire

Début 2017, sauf coup de théâtre, les banques devraient enfin savoir à quoi s’en tenir en matière de « règles prudentielles », qui définissent les quantités de fonds propres à détenir par les prêteurs pour amortir leurs prises de risques. Le Conseil des gouverneurs, chargé de superviser l es travaux du Comité de Bâle, pourrait valider un accord dès ce mois de janvier 2017. Mais une fois traitée cette question emblématique de la crise, la réglementation ne va pas se mettre en mode pause : parmi les nouvelles thématiques explorées en 2017 par les autorités financières, figurent les risques de « conduite » – entendre les risques d’amendes et de pénalités liés à des comportements répréhensibles – ainsi que les fintech . Accueillies dans un premier temps avec bienveillance, les start-up de la finance sont désormais considérées de façon plus équilibrée par les autorités, qui se demandent si les nouvelles technologies n’apportent pas de nouveaux risques. Plus largement, les débats réglementaires de l’année seront plus politiques que jamais, entre une future administration américaine aux projets encore flous, et des autorités européennes plus sensibles aux effets de la réglementation sur le financement de l’économie.

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Le Crédit Mutuel Arkea identifie ses clients avec la Blockchain

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La banque a mis en place un mécanisme d’identification de ses clients en se reposant sur cette technologie distribuée très tendance. IBM a fourni l’ossature technologique et la méthode.

Le Crédit Mutuel Arkea collabore avec IBM autour de la mise en place de la Blockchain pour identifier ses quelques 3,6 millions d’utilisateurs.

La Blockchain est une base de données distribuées qui fait office de sceau certificateur dans le cadre de transactions, par exemple.

Selon Laurent Ovion, en charge de l’innovation et de la transformation numérique au sein de la banque française, l’objectif du projet est d’améliorer la satisfaction des nouveaux clients en éliminant les longues procédures de souscriptions aux produits de la marque. « L’identification des clients peut être une procédure difficile tant pour nos clients que pour nos collègues du réseau », explique-t-il.

Les régulateurs imposent en effet aux banques et aux acteurs des services financiers de mettre en place un processus de reconnaissance de leurs clients (KYC – Know your customer) à chaque fois qu’un client souscrit à l’un de leurs services – une opération souvent répétitive et longue qui nécessite de la part du client l’entrée de nombreuses informations.

Comme les banques ont généralement mis en place autant de systèmes IT qu’il y a de produits et de services, l’opération se répète lorsque le client existant d’une banque souhaite ouvrir un nouveau compte ou utiliser un autre service. Ce qui peut être assez frustrant et, bien sûr gâche du temps et de l’argent. « Chaque fois qu’un client souhaitait acheter un nouveau produit ou vérifier son identité, un long processus démarrait », assure le responsable. « Cela représente une perte de temps et d’énergie ».

Mais en entrant les informations détaillées du client dans une Blockchain, ces éléments d’identification deviennent accessibles de façon sécurisée dans tous le réseau de la banque. Les clients n’ont pas besoin de fournir deux fois la même information, ajoute Laurent Ovion.

« Si vous soulez ouvrir un nouveau compte dans une succursale et avez déjà un compte, une souscription en ligne ou une assurance vie dans l’établissement, nous allons vérifier ces informations avec la Blockchain », soutient-il.

Après une période de réflexion de 8 mois, le Crédit Mutuel Arkea a démarré un test avec IBM pour développer un réseau opérationnel. Celui-ci devait permettre aux équipes, avec les bonnes permissions, d’afficher les informations identitaires des clients qui suivent le processus KYC.

Durant cette phase de test, plusieurs technologies IBM ont été mises en place et des partenariats noués. Les tests ont ainsi transités par le Studio IBM de Paris pour la conception, le Garage Bluemix et les Blockchain Services pour le développement agile du projet. La plateforme Bluemix a servi de socle technologique. Le système repose sur le projet Open Source Hyperledger Project, une technologie de Blockchain qui compte IBM parmi ses contributeurs.

Contraindre le Legacy avec la Blockchain

De nombreuses banques de détails disposent encore d’un important legacy, bâti sur d’anciennes technologies. Celui-ci ne peut pas être modifié, pour des raisons de sécurité ou encore financières. Ce qui crée non seulement des silos, mais rend aussi difficile toute transition vers le numérique. De tels systèmes compliquent également l’exploitation des données clients pour personnaliser les services et en améliorer le support.

Les technologies de « Grand Livre » distribué (ce qui caractérise la Blockchain) viennent briser les silos de données clients, en permettant aux différents départements d’une entreprise d’avoir accès à un jeu unique de données, réduisant au passage les processus et la duplication des données.

Ces données clients, une fois entrées dans le système, peuvent ainsi être utilisées par les métiers, pour par exemple l’ouverture d’un compte en banque, l’achat d’une assurance vie ou la demande d’un prêt. « Nous souhaitons mettre en place plus qu’un prototype. Nous voulons faire quelque chose qui fonctionne sur notre système et que cela soit différent. Nous voulons une solution non transactionnelle à base de Blockchain », insiste Laurent Ovion.

Le système a été testé en juin 2016 auprès d’un petit nombre de clients avant d’étendre la procédure auprès de succursales présélectionnées à la fin de l’année. Actuellement, le système n’est pas « temps réel » car la technologie n’est pas encore totalement intégrée à tous les systèmes de la banque. « Si vous ouvrez un compte dans la matinée et un second dans l’après-midi, cela ne sera pas synchronisé, mais si vous vous le faites le lendemain, cela fonctionne », assure-t-il. Mais le Crédit Mutuel Arkea pense que dans le futur, le système deviendra instantané et que la technologie sera étendue à tous les départements et tous les clients.

La Blockchain pour tous ?

Pour l’heure, la Blockchain est principalement utilisée pour gérer les transactions réalisées en Bitcoins. Toutefois, d’autres cas d’usage sont à l’étude, comme par exemple, ceux portant sur la sécurité de l’Internet des objets (IoT).

Laurent Ovion pense quant à lui que ces tests menés par la banque pourraient bien intéresser d’autres entreprises – celles qui se battent avec des systèmes en silo et des processus de souscriptions trop longs. Selon lui, cela pourrait être utilisé dans la téléphonie pour la vente de contrats, pour l’achat d’assurance ou encore des demandes de prêts.

« De toute évidence, si nous pouvons construire un système unique pour toutes les banques en France et en Europe – et même si toutes ne sont pas impliquées -, cela pourrait s’avérer clé, tant pour le clients que pour nous », ajoute-t-il. « Les entreprises susceptibles de s’intéresser à la vérification d’identité sont nombreuses. »

Le Crédit Mutuel Arkea espère que la technologie sera déployée dans toutes les succursales en 2017.

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NON NON !! Watson ne remplacera pas les salariés ! Qu’ils disaient… Tiens donc, et pourtant…

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Intelligence artificielle : au Japon, un robot va remplacer 34 salariés en assurance

+VIDEO. Au Japon, une compagnie d’assurance-vie va remplacer 25 % du personnel d’un de ses services par une intelligence artificielle.

Le remplacement de l’homme par la machine ne se cantonne pas à la production industrielle ou aux emplois les moins qualifiés . Aujourd’hui, les intelligences artificielles sont à même d’ assurer le travail de salariés de la finance ou de l’assurance.

Au Japon justement, la société d’assurance-vie Fukoku Mutual Insurance va remplacer 25% de ses salariés du département des évaluations des paiements par un système d’intelligence artificielle (IA), l’IBM Watson Explorer, rapporte le journal Mainichi . Au total, 34 personnes devraient être licenciées d’ici à fin mars 2017, sur les 131 que compte le service. L’entreprise envisage également de ne pas renouveler un certain nombre de CDD une fois qu’ils seront arrivés à leur terme.

En plus de pouvoir analyser des milliers de données en un temps record, « Watson » est capable de « comprendre le langage naturel » et « de s’adapter et d’apprendre », soulignait déjà IBM en 2013 . Chez Fukoku, Watson sera chargé de rassembler les données médicales des clients, de lire les certificats rédigés par les médecins et autres documents médicaux afin de déterminer les paiements d’assurance et de facturer les dépenses médicales.

1,6 million d’euros d’investissement, 122 000 euros de maintenance

En se basant sur les opérations gérées par Fukoku au cours de l’exercice 2015, l’IA devrait passer en revue environ 132.000 cas en un an. Mais une fois le dossier préparé, la décision finale de paiement sera prise par un personnel humain, précise le journal japonais. Watson permettra seulement de rendre le processus plus rapide et efficace.

Fukoku Mutual Insurance va dépenser 200 millions de yens (1,6 million d’euros) pour installer le système d’intelligence artificielle et 15 millions de yens (122 000 euros) par an pour la maintenance, toujours selon Mainichi. Le journal japonais cite d’ailleurs trois autres entreprises d’assurance ayant déjà adopté – ou étant en passe de le faire – des intelligences artificielles, comme Dai-Ichi Insurance et Nippon Life Insurance.

Déjà des robots chirurgiens, journalistes ou conseillers financiers

Combien d’emplois risquent réellement de se voir « robotiser » ? La technologie s’améliorant, les robots étendent de plus en plus leur influence. Les algorithmes et les robots peuvent désormais se charger des diagnostics médicaux , prendre les commandes dans les fast-foods , assister les chirurgiens , conseiller les institutions financières , et produire des textes journalistiques .

En 2013, deux chercheurs de la Oxford Martin School , Carl Benedikt Frey et Michael Osborne, estimaient que « 47 % du total des emplois aux Etats-Unis « présentaient de grands risques de devenir automatisables ». En 2016, l’OCDE avançait un chiffre bien plus modeste : « seulement 9 % en moyenne des emplois dans les 21 pays de l’OCDE » seraient automatisables.

Ce phénomène va-t-il provoquer un chômage technologique massif ou au contraire créer d’autres emplois, inexistants aujourd’hui, dans l’ingénierie, la programmation, le fonctionnement des machines ? Les plus optimistes espèrent que si les machines sont capables de remplacer les humains, ce serait le moment d’en tirer avantage en attribuant à chacun plus de temps libre .

@LeilaMarchand les echos